ACTE DEUXIÈME
CONTI, raide.
Monsieur !
GRÉGOIRE
. On vient de nous apprendre le fâcheux embarras où vous êtes I... il peut arriver à tout le monde d'oublier sa bourse en sortant, et je ne suis ici -que l'interprète de ces dames... en vous invitant à partager notre modeste repas.
CONTI, arec haoteur.
Mais je ne demande rien à personne, monsieur.
GRÉGOIRE
Pardonnez-moi, monsieur, vous demandez crédit au cabaretier !
CONTI, frappé.
Tiens !... il a iraison; vous avez raison.
GRÉGOIRE, souriant.
Mais oui !
CONTI
Eh bien !... je vais vous dire : Vous êtes très-aimable, mais c'est que... enfin... enfin, je ne vous connais pas, moi, vous comprenez.
GRÉGOIRE
Nous n'en avons que meilleure grâce, monsieur, à vous inviter.
CONTI
C'est juste ! il a de l'esprit !... c'est curieux, vous avez de l'esprit, (a loi-mème.) Monsieur Harpin qui prétendait que les roturiers... |Hant.) Enfin, mon cher monsieur, dans ma position... je ne sais vraiment pas si je puis sans inconvénient (protesutioQs de tons^ rivement.) pour moi 1... Oh ! pour moi !... Vous êtes bourgeois, n'est-ce pas?
GRÉGOIRE
Simples bourgeois I ...
CoDti fait la grimace.
NICOLE, de sa place.
Nicole, marchand gantier.
CONTI, à part de même.
Oh!
NICOLE
A l'enseigne du Gant-Rouge !
CONTI, de même, gagnant la ganche.
Oh Ilà ! là ! là !
TOUS
Rue La Harpe.
CONTl.
Oh ! yo, yoi !
GRÉGOIRE, regagnant ba ptace.
Pour VOUS servir.
GONTl, à part.
Qh I pour me servir, bon!... mais pour dîner avec moi !... (Hant.) C'est qu'il faut bien vous dire que je suis gentilhomme.
LA ROSE
Eh bien ! si la noblesse ne dispense pas de l'appétit, elle ne défend pas non plus l'urbanité, qui consiste à accepter galamment et de bonne grâce, une offre (Désignant madame Nicole.) faite galamment et de bon cœur !
CONTl, frappé.
Mais parbleu, votis avez cent fols raison, soldat, j'accepte !
TOUS
Ahl
CONTl, à lui-même. '
Mais ils sont charmants, ces croquants! Que me chante donc monsieur Harpin ?...
TOUS
Allons, monsieur, allons I