ACTE DEUXIÈME
CONTl.
Vous êtes trop bon, mais...
NICOLE
Je ne suis pas dégoûté de vous I
Je pense bien, mais ! (preaaat le Terre.) Allons, il y tient I...
n jette le contenu du rerre derrière lui.
NICOLE, revenant à son pâté.
Est-il enfant.
TOI NON, pleurant.
Hilbilhil
MADAME NICOLE
Eh bien I qu'est-ce qu'elle a encore, celle-là ?
NICOLE
Allons, bon! j'ai dit... Est-il enfant! ça lui rappelle le sien.
TOINON, sanglotant.
Pauvre petit! Il serait si heureux d'être là, avec nous.
NICOLE
Allons ! c'est boni... c'est bon!
LA ROSE
Il n*est pas sevré : il ne pourrait pas manger de pâté ! n'est-ce pas?
TOINON, pleurant.
Non!
MADAME NICOLE
Eh bien! alors, il ne s'amuserait pas, cet enfant !... Taisez- vous donc, c'est inconvenant !
TOINON^ lui passant une tranche de melon en pleurant.
Voulez-vous une tranche de melon, monsieur?
CONTI
Non , cet attendrissement I ... sur le melon ! . . . non, je n'ai plus faim.
LA RUSE
Buvez, alors I
CONTI
Nonl... je n'ai plus soif!
TOUS
Déjà!
CONTI
Oui décidément! vous êtes bien bons, mais déjeuner comme cela... non I non ! non ! Je ne me sens pas à mon aise.
Il se lève.
NICOLE
Âh ça ! vous n'avez donc jamais dîné sur Tberbe.
CONTI
Oh! mainte fois... à la campagne, avec madame ma mère. Seulement on étend des tapis et on arrache Therbe de peur des bêtes qui sont dedans.
TOUS, riant.
Ah! très-bien!
SANS-VERGOGNK.
Et s*amuse-t-on beaucoup à ces dîners de madame votre mère ?
CONTI
Peu h! euh!
NICOLE
Au moins chante-on au dessert?
CONTI
Ob! jamais! Il n'y a que les petites gens qui chantent au dessert.
GRÉGOIRE
Aussi nous qui sommes de petites gens, vous allez voir comme nous chantons.
CONTI, vivement.
Vous chantez?