ACTE DETJXIÉME
BJanchir et le père et la mère.
NICOLE
Mes cheveux.
MADAME NICOLE
Ses cheveux.
NICOLE
Nos cheveux.
LA BOSE
Leurs cheveux.
Blanchir une famille entière I
ANGÉLIQUE
Pitié, papa !
G^IÉGOIRE.
Monsieur, pardon!
MONSIEUR et MADAME NICOLE.
Non, non, .
Point de- pardon.
GRÉGOIRE
J'allais vous demander sa main.
LA ROSE
Allons, cousine! Allons, cousin!
MADAME NICOLE
Comment, il élève la voix?
NICOLE
Ah ! c'est trop fort, et cette fois, Puisqu'avec moi tu parles de la sorte, Ton sort est décidé ; je te flanque à la porte !
TOUS
Ociell
GRÉGOIRE
Par quels mots, par quelle prière Pourrai-je, hélas 1 les désarmer?
ANGÉLIQUE
. Calmez, calmez votre colère, Nous serons deux à vous aimer.
Madame nicole, nicolb.
Non, non, Non, non, point de pardon!
FRIQUETTE, passant*.
Ah! montrez -vous moins rigoureux; Laissez-moi vous parler pour eux.
Souvenez- vous des mots que la jeunesse Au fond du cœur vous chantait autrefois.
Souvenez-vous de ces jours pleins d'ivresse Où vous aimiez pour la première fois.
Si c'est un crime, hélas ! de se dire : je t'aime.
Tout le monde est coupable, et vous Têtes vous-même.
Calmez votre courroux, Et pour mieux oublier..., souvenez-vous (Bis),
Souvenez-vous que les ans passent vite, Que rien ne vaut la famille qui croît, Qui vous rendra la table trop petite.
Le cœur trop plein, le foyer trop étroit,
* ToiDoa, ADgéliqiie, madame Nieole, Friqaette, Nicole, Grégoire, La Rose, Sao».VergogDe, La Terreur.