‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 133 sur 264 · PAYSAGE · texte numérisé non relu

PAYSAGE

Peu de plaines, sol très accidenté. Le paysage ressemble fort à celui qu'on admire tant aux Sandwich et autres îles de rOcéanie^.Des pluies abondantes donnent au «jardin de la Péninsule » une végétation vigoureuse. De la moindre motte sort une tleur, même le sable verdoie. Les vagues de la mer baignent les pieds des cocotiers ; audessus des rizières, sur chaque butte, sur chaque éminence, s'élèvent des bosquets d'arbres : mango tiers, bambous, bananiers gigantesques, catchous à fleurs rouges, pipoulas au frémissant feuillage, papayers à grandes feuilles palmées, disposées en verticilles.

Au milieu de cette verdure, des pagodes et des maisonnettes blanches, au-dessus desquelles l'aréca ^, le plus gracieux des palmiers, balance ses palmes plumulées à tout souffle de vent. Entre les rizières et les champs de cannes on traverse des allées d'ananas et d'aloës ; on entre dans le plus petit village par de magnifiques avenues d'arbres au bienfaisant ombrage. La nature se montre belle, le ciel clément et la terre généreuse. Pour parler comme Firdousi, « la chaleur est fraîche, tiède la froidure. «Nulle part l'homme n'a moins de droits à se dire et à se sentir malheureux.

Le sol fertile, qui produit tant de fleurs resplendissantes et de fruits savoureux, donne naissance à de beaux types humains, à des hommes bien faits, des femmes bien tournées. Population mêlée. Le commerce et la petite industrie

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