Nordenskiold, Voyage of the Yega
12 LKS INOÏTS ORIENTAUX.
mènent aujourd'hui les Inoïts dans leurs champs de neige. Gomme on vit maintenant au Groenland et au Labrador, on vivait jadis à Thayingen, à Schussenried, à la Vézère. Les Troglodytes des Eyzies ont émigré aux entours de la baie de Hudson; avec le retrait successif des glaces, et toujours à la poursuite du renne, ils se sont rapprochés du pôle. Telle est notamment Topinion dé Mortillet*, d' Abbott ^ et de Boyd Dawkins, qui tiennent les Esquimaux pour les descendants directs des troglodytes magdaléniens. En tout cas, disent-ils, si on introduisait dans les cavernes de la Dordogne des objets de provenance esquimale, on ne saurait les distinguer de ceux laissés par les autochthones.
A ses études géologiques sur le New-Hampshire, Grote donne pour conclusion que, dans la région des White Mounlains ou Montagnes Blanches, le retrait des glaciers remonte à une décade de siècles environ, et que l'ancêtre des Esquimaux prit possession du sol h mesure que la neige reculait, et après elle les troupeaux de rennes. Résultat qu'il faut mettre en regard de celui auquel arrive Bessels : après de soigneuses mensurations, ilaffirme que le type crânien des Inoïts n'est autre que celui des Mound Bàilders, ou constructeurs de tumulus, population disparue, qui jadis éleva les gigantesques terrassements figurés qu'on à retrouvés en plusieurs localités des États-Unis.
Quelques auteurs avancent que, jadis, les Esquimaux avaient rempli l'Amérique polaire de leurs stations de chasse et de pêche, et que même ils ont dominé dans les pays qui devinrent le Ganadà, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et la Nouvelle-Angleterre, d'où ils furent