‹ Les princes de Morée ou d'Achaïe, 1203-1461Chapitre 10 sur 17 · Marie, morte en · texte numérisé non relu

Marie, morte en

1313. Mathilde de Hainaut, fille ainée d' Isabelle de Villehardouin, princesse de Morée et de Florent d 1 Avesnes-Hainaut, née en 1293, dame de Calamata et duchesse douairière d' Athènes, reçut Y investiture effective de la principauté d' Achaïe, comme il vient d'être dit en 1313, année de son mariage avec Louis de Bourgogne et de l'accession au titre impérial de son cousin Philippe d' Anjou-Tarente, par son mariage avec Catherine de Valois.

Le premier mari de Mathilde était Guy II de La Roche, duc d' Athènes, qu' elle avait épousé en 1305, qui fut baile de Morée en 1307, et qui mourut le 5 octobre 1308, sans laisser d'enfants. Fiancée en 1309 à Charles de Tarente, despote de Romanie, elle épousa en 1313 Louis de Bourgogne, qui défendit la principauté contre les Catalans et mourut en 1316.

Après avoir régné seule depuis 1316, elle fut fiancée d'autorité par l'empereur Philippe' II d' Anjou-Tarente, au mois de mars 1318 (2), avec son frère le comte de Gravina, Jean d' Anjou, fils comme lui du roi Charles IL Sur son refus d' épouser Gravina, elle fut déclarée déchue de la principauté et jettée en prison. Renfermée d' abord au Château de l' Oeuf, puis transférée à Aversa, elle mourut en cette ville vers F an 1331 (3).

On croit que Mathilde s' était remariée secrètement, vers 1322, avec Hugues de La Palisse, chevalier bourguignon (4).

(1) On ne peut admettre Irène, mentionnée comme 6. e fille et comme reine d'Arménie. Buchon, Rech. et Matér.> t. I, p. 58.

(2) Le 26 octobre 1318, tout espoir n'était pas perdu de déterminer Mathilde à ce mariage que désirait la maison d'Anjou et qui semblait devoir être avantageux à la Morée. Dans une lettre de cette date, Jean XXII engageait vivement la princesse à ne pas différer plus longtemps la réalisation de Y espérance qu'on avait donnée de son union avec le comte de Gravina. Reg. de Jean XXII. Mss. de la Bibl. de Cambrai, fol. 133, v.° En copie à la Biblioth. Nationale, à Paris.

(3) Cf. Schlumberger, p. 301.

(4) Buchon, Reck. et Mat., t. I, p. 254.

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