‹ Les principales puissances d'aujourd'huiChapitre 90 sur 154 · LA ROUMANIE · texte numérisé non relu

LA ROUMANIE

trop exposée aux inondations, a été privée de villes au profit de la rive bulgare, plus élevée ; mais sur le cours inférieur du fleuve les vaisseaux de mer peuvent remonter jusqu'à Galati (Galatz ; 65.000 hab.) et jusqu'à Braïla- Sur la côte le seul port important est Constantza (16.000 hab.), qui a été l'objet de la sollicitude du gouvernement roumain parce qu'il était le seul port roumain qui ne fût pas sous le contrôle de la « Commission internatiodu Danube ».

7. Le déi'cloppenient économique- — La Roumanie, après comme avant sa considérable extension territoriale, reste essentiellement un pays agricole. Son sol comprend â8 p. 400 \de champs et de vignes, %l p. 400 de forêts, environ 10 p. 100 &q prairies et pâturages.

Les plus riches terres à céréales sont celles du Banal (partagé entre la Roumanie et la Yougoslavie) et celles des plaines orientales : Valachie, Moldavie. Bessarabie. C'est le maïs qui occupe la plus grande place : la ccmamaliga » (bouillie de maïs) est le mets national du paysan roumain; la culture du blé est presque aussi importante. Au total, la nouvelle Roumanie produit en moyenne 120 millions de qx de céréales, quantité très supérieure à ses besoins. Si les méthodes agricoles étaient plus perfectionnées, et les rendements supérieurs, la Roumanie pourrait devenir un des greniers de V Europe.

Avant la guerre, la « plus petite » Roumanie exportait de 300 à. 500 millions de fr. de céréales par an. Mais les machines agricoles étaient encore peu nombreuses, et les engrais minéraux peu répandus. Les rendements à l'hectare n'étaient que de d2 qx en moyenne en Moldavie- Valachie ; parmi les nouvelles provinces roumaines, le Banat offre des rendements supérieurs, mais la Bessarabie en est restée aux procédés rudimentaireset aux rendements insuffisants delà culture russe. Ajoutons que le régime de la grande propriété, auquel la nouvelle Roumanie ne va pas tarder à porter atteinte, n'était pas de nature à stimuler l'effort des paysans.

A côté des céréales, la Roumanie cultive principalement

is.

la pomme de terre (en Bucovine et en ïransilvanie), la vigne (Banat, « Podgoria », Bessarabie) et les pi'uniers (vergers de la « Podgoria »). Gomme cultures industrielles, il n'y a guère à citer que le tabac (Valachie, Bessarabie).

Les forêts, complètement absentes des plaines orientales, occupent de vastes espaces dans les Carpates (conifères, hêtres) ; la réunion de la ïransilvanie et de la Bucovine a donné à la Roumanie des réserves forestières qui lui créeront un précieux élément d'échange avec les pays voisins moins favorisés (Hongrie, Galicie polonaise, Ukraine), et qui permettront d'envisager la création de l'industrie des pâtes à papier.

L'élevage ne tient pas encore une place très importante en Roumanie. Les bovins (5 millions de têtes) ne se trouvent assez nombreux qu'en Valachie orientale et en Dobroutja; l'élevage des po7*cs (3 millions) est développé surtout dans le Banat; ce sont les moutons (11 millions) qui trouvent dans les steppes danubiennes les conditions les plus favorables : ils ont là de vastes terrains de parcours où la transhumance les menait, même avant la guerre, depuis les hauteurs de Transilvanie jusqu'à la Uobroutja.

Comme richesses minérales, l'ancienne Roumanie ne disposait que de son sel gemme et de son pétrole.

La Roumanie se place au cinquième rang parmi les pays producteurs de pétrole (aprè5 les Etals- Unis, le Mexique, la Caucasie, les Indes néerlandaises). C'est au N de Pluiesti, dans les collines subcarpaliques, que se trouvent les plus importants gisements; des pipelines ont été établies jusqu'au port de Gonstantza. Malgré les destructions opérées pendant la guerre, la production s'est élevée en 1920 à 14 millions d'hl (production mondiale : 1.300 millions dhl) ; avant la guerre, la moitié du pétrole roumain restait en Roumanie, où il servait notamment nu chauffage des locomotives ; le reste allait en Angleterre, en France et en Allemagne. Etant donné l'importance actuelle de la question du pétrole, il y a là pour 1r H'^'"ii'^'-"'^ un pi.'>»iionf incontestable de force économique.

L'annexion du Banat et de la Transilvanie met à

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