‹ Les principes de l'Hon. M. Mercier [microforme]Chapitre 11 sur 15 · L'ÉCOLE POLITICO-RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

L'ÉCOLE POLITICO-RELIGIEUSE

Nous savons que M. Mercier a prétendu qu’il n’y avait pas dans la province de libéralisme dans le sens condamné par l'Eglise, et il a ajouté qu'on le calomniait, lui et ses amis, quand on les accusait de la sorte.

Ses opinions en faveur du vote et de l'instruction

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ebligatoire, ses élans enthousiastes pour la révolution de 89 doivent être pourtant rangés dans la catégorie des idées radicales.

Son libéralisme apparait également dans la conférence qu'il fit dans la salle du journal Za Patrie, le 10 décembre 1884, sur feu M. Chs. Laberge. Sa revue de l’histoire politique du pays sous l'union du Haut ét du Bas-Canada est une condamnation de la manière d'agir de Lafontaine et de Morin et un éloge du grand chef libéral, M. L. J. Papineau, dont les eendres n'ont pu recevoir les bénédictions de l'Eglise.

“ La division du parti libéral qui fut si funeste au Bas- Canada, disait le conférencier, et qui a été la cause première de la Confédération, est donc due à Lafontaine qui ostracisa Papineau et à Morin qui tendit la main aux tory:.”

C'était une fausse appréciation des événements politiques, mais M Mercier voulait en arriver à condamner la période pendant laquelle le parti conservateur du Bas-Canada, Cartier en tête, combattit à outrance le fanatisme de George Brown et prêta main forte au clergé pour extirper les fausses doctrines sociales et religieuses des Papineau, des Doutre et des Dessauiles.

M. Mercier aurait tort de croire que les évêques et les prêtres du pays n'ont pas présentes à la mémoire les luttes de cette époque et pourraient oublier ce qu'ils doivent aux chefs conservateurs. (Ceux-ci ont été dans le passé les propagateurs des idées catholiques, comme ils en seront les défenseurs dans les combats de l'avenir,

Voici donc en quels termes M. Mercier flétrit cette école qu'il shpelle politico-religieuse et qui avait l'appui du clergé.

‘“ L'école politico-religieuse, voilà l'ennemi ;. l'ennemi de l'Eglise canadienne... l'ennemi du clergé... ..…..l’ennemi de nos institutions politiques.........er provoquant sans 6e sie à des empiètemenuts sur les droits et les pouvoirs incontestables de l’état ; l'ennemi du peuple auquel elle voudrait imposer un régima qui l'a soumis, pendant des siècles, au plus

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triste et au plus Gégradant des esclavuges ; l'ennemi de 0 que tout citoyen a de plus cher et de plus saoré : ie droit de vivre libre dans un pays libre.” (page 8)

M, Mercier a dit aussi :

4 Dans cette école des ultramontains on est lâche.”

Nous retrouvons cette même haine contre l’ultramontanisme dans les discours de M. Mercier en Chambre, sur la question des asiles des aliénés, aux quels nous avons fait allusion précédemment.

‘# La presse ultramontaine, s’écriait-il, étouffe ses amis, c’est son dernier rôle. (C'est elle qui a souillé toutes les causes, en voulant défendre les hommes.”

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