L'INSTRUCTION OBLIGATOIRE
Un autre principe radical est, celui de l'instruction obligatoire,
Dans le même discours de 1875, M. Mercier ne fit qu'effleurer le sujet, en disant :
“ J'aurais voulu parler des réformes qu'il y a à faire daus notre +y-tème d'éducation, des mesures qu'il importe d'adopter pour la rendre plus pratique et par conséquent plus profit»ble, pour obliger les parents à envoyer leurs enfants aux écoles élémentaires, examiner avec vous si le temps n'est pas arrivé ou sù le temps ne viendra pas bientôt où il
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Lg.
wpable faudra punir le gardien de l'enfance qui se montre indiffél rent à son instrüotion... .”?
NS: L'année suivante, M. Mercier se prononça d’une Jésui- manière plus catégorique en faveur de l'instruction rales ? obligatoire, en traitant le sujet lui-même, Comme passé nous l'avons dit dans un autre chapitre, (p. 6) il émit l'opinion que le père de famille ne peut se dispen- #rions ser de faire instruire son enfant sans perdre le droit qu'il à à la garde naturelle de cet enfant.
‘# L'Etat, at-il dit, peut et doit intervenir pour faire remplir cette cbligation.” N'y a-t-il pas de principe plus attentatoire à l’au- RReS" torité paternelle ?
avons Ajoutons que M. Mercier n'a jamais désavoué sa ctobre conférence sur cette très grave question de l’éducalisant : tion compulsoire, ablique nps est 3. ÉLOGE DE LA RÉVOLUTION droit, L'éloge que l’'Hon. M. Mercier a fait de la révolu- )mie de tion française devant la jeunesse de Montréal, en ys qu’à 1876, cotoie le rationalisme, Nous avons cité plus haut cet élan de cœur :
or * La révolution de 1789 qui a fait tant de grandes choses, Dent que les horreurs de 93 n’ont pu faire oublier, a cru néces-
nr saire pour relever l'homme de ia dégradation dans laquelle une tyrannie onze fois séculaire l’avait plongée, de lui ou. vrir à deux battants les portes da temple de l'instruction et ne mabqua pas pour y parvenir d'obliger les pères et mères d'envoyer les enfants aux écoles élémeutaires, etc”...
ction Il serait facile de citer plusieurs passages des discours de M. Mercier pour démontrer que cet homme ne fit est imprégné de libéralisme. On trouve dans sa
bouche des expressions que d'ordinaire on rencontre chez les écrivains à principes avancés.
à faire ) : à aporte Contentons-nous de la tirade suivante, extraite de quent son discours d'octobre 1875 : Hal LS: 3 “ J'ai toujours cru que mettre les foudres de l'Eglise au El temps service d’un parti, c'était peu les ménager et en assurer un (IL où il mauvais usage. - [PA -» y ÿ PR 0