‹ Les principes de la langue française [microforme]Chapitre 27 sur 73 · JU91D-1A9991 SIT ‘Z91-1A9991 S00 À · texte numérisé non relu

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Remarques Particulières.

I. Dans les verbes en cer, cevoir, ger, pour conserver la prononciation douce du c et du g, on met une cédille : sous le c et un e après le g, toutes les fois que ces lettres sont suivies de a, o,u. Ex: Je perçai, je reçois, je reçus, Je mangeai.

IL. Dans les verbes dont le Participe est en yant, on change y en t avantune muet. Ex: Z[ envoie, ils envoient, tu emploies, tu paieras, ils paieraient.

III. Dans les verbes terminés en eler, comme appeler, et dans ceux en efer comme jeter, on redouble / dans les premiers et £ dans les seconds, toutes les fois que ces lettres sont suivies d’un emuet. Ex: J’appelle, j'appelai, J'appellerai; je jette, je jetai, je jetterai.

IV. Dans les verbes achever, dépécer, lever, mener, semer et leurs composés, ainsi que dans ceux en éler, éder, éter, érer, comme rév-éler, c-éder, affr-éter, déf-érer, on met un accent grave sur l’e qui précède c, v, m ou n, b, d, t ou r, toutes les fois que ces lettres sont suivies d’un e muet. Ex: Je lève, je levai, je lèverai; je mène, je menai, je mènerai; j'espère,* etc.

V.— Dans les verbes en ver, comme tuer, à la première et à la seconde personne du pluriel du présent relatif de l’Indicatif, on écrit ainsi, nous tuïions, vous tuïez. Dans les verbes en er, comme prier, au même temps et aux mêmes personnes, quelques grammairiens écrivent, nous priions, vous priiez.

Sujet du Verbe.

Le sujet du verbe est la personne ou la chose à laquelle on attribue action ow l'état exprimé

* Je pense qu'il doit encore en être ainsi des verbes, abréger, léser, assener, morigéner et autres terminés comme eux.

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cédille :

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par le verbe. Ex: Jacques aime, Jacques est aimé.

On connaît le sujet du verbe en mettant avant le verbe la question qui est-ce qui? La réponse à cette question indique le sujet du verbe. Aïnsi dans cet exemple, Alexandre vainquit Darius ; on demande, qui est-ce qui vainquit Darius? on répond, Ælexandre. Alexandre est donc le sujet du verbe vainquit.

Règle.—Le vèrbe se met au même nombre et à la même personne que son sujet. Ex:

Le soleil luit. Les étoiles luissent. Nous parlons. Vous parlez.

Régime du Verbe,

On appelle régime du verbe un ou plusieurs mots qui achèvent d'exprimer l’idée commencée par le verbe. Aïns:' dans cet exemple, je préfère Jacques à Philippe, les mots Jacques et Philippe achèvent d'exprimer l’idée commencée par le verbe Je préfère. Il y a deux régimes, l’un direct, l’autre indirect.

Régime Direct.

Le régime direct est la personne ou la chose qui est l’objet immédiat de l’action, marquée par leverbe. Ex: J'aime mon père. Je hais le mensonge.

On connaît le régime direct par les mots qui ? ou quoi?

mis après le verbe : le mot qui vient en réponse est le régime direct. Ainsi dans les deux exemples ci-dessus,

on dit: J'aime, qui? Réponse, mon père. Je hais, quoi? Réponse, le mensonge. Les mots mon pèreet le mensonge sont les régimes directs des verbes j'aime et je hais.

Les verbes actifs seuls ont des régimes directs.

Régime Indirect.

Le régime indirect est celui qui complète, à l'aide d’une préposition*, l’idée commencée par le verbe. Ex: Commander à ses passions.

Rougir de ses fautes. Tenir par la main.

Combattre pour la patrie. (Voyez plus bas les Prépositions.)

Le régime indirect est toujours marqué par une préposition exprimée ou sous-entendue: l’usage et le dictionnaire apprendront celle qu’il faudra mettre avant chaque mot en régime.

Il y a un régime indirect qui désigne le lieu où se fait l’action, ou qui marque le changement de lieu soit pour aller soit pour venir.

Le lieu où se fait l’action ainsi que le lieu où l’on va et la personne auprès de laquelle on va, qu’ils soient marqués par un nom ou par un pronom, sont toujours précédés d’une préposition qui le plus souvent est à et en. À se met avant les noms de villes et de villages et en avant les noms de pays. Ex : J’allais en ville. Je cours à

* Certains verbes en régime, quoique précédés de à ou de de, ne sont pas pour cela régime indirect mais régime direct. Ex: Ilaime à rire. Il ordonna de partir. Ces mots à ou de ne sont qu’euphoniques. En effet si l’on demande : il aime, quoi? il ordonna, quoi? on répondra: à rire—de partir.

Si un nom est employé dans un sens partitif, de qui le précède n'indique pas non plus un régime indirect. Elle équivaut à quelque. Ex : donnez des pommes, c’est à dire quelques pommes.

Remarque.—On appelle noms partitifs des noms qui ne désignent qu’une partie de la chose dont on parle.

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quoi?

songe

re cu EE

LANGUE FRANÇAISE. 4i

vous. Il venait en Canada. Il demeure à Laprairie. Nous arrivions auprès de Montréal.

On connaît ce régime par la question où? Ainsi dans cet exemple, j'allais en ville: on dira, j'allais où? Réponse, en ville.

Le lieu d’où l’on vient, et la personne d’auprès de laquelle on vient sont toujours précédés de la préposition de. Ex: Ilest parti de Chambly. Je m’éloigne de lui. Il est entré hier dans cette maison et il ex sort aujourd’hui. |

On connaît ce régime par la question d’où ? Ainsi dans cet exemple : Il est parti de Chambly, on dira, à est parti d'où? Réponse, de Chambly.

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