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est Joint. Ex: Il avait perdu un fils chéri, une jille tendrement aimée. Devant être jugées, elles demandèrent, etc.
IT.—Dans les verbes passifs et dans les verbes neutres qui se conjuguent avec l’auxiliaire être, le Participe passé s'accorde en genre et en nombre avec son sujet. Ex: La vertu est récompensée ; les vices sont détestés. Elles sont parties.
III. —Le Participe passé s'accorde en genre et en nombre avec son régime direct, si ce régime est avant lui. Ex: J’ai lu la lettre que vous m'avez écrite. Que de livres n’a-t-il pas lus! Après s’être assise sur le trône, elle s’est mis la couronne sur la tête.
Remarques I.—Quelquefois on n’aperçoit pas d’abord si un régime, placé avant un Participe, est le régime de ce Participe ou d’un verbe qui vient après, exprimé ou sous-entendu. On connaîtra qu’il est le régime direct du Participe, quand il viendra en réponse à la question qui? ou quoi? mise après le Participe. Ainsi, en parlant d’une femme, on écrira: Je l’ai entendue chanter; car si l’on demande, j'ai entendu qui? on répondra elle, cette femme. Mais en parlant d’une chanson, on écrira: Je l'ai entendu chanter; parce que le pronom {a est le régime direct du verbe chanter et non du Participe entendu: on n'entend pas une chanson, mais on entend chanter une chanson. Pareillement on écrira: Je lui ai rendu tous les soins que j'ai pu; car si l'on demande, j'ai pu quoi ? on répondra, lui rendre, etc., on ne dirait pas, jai pu les soins.
II.—Les verbes unipersonnels, n'étant jamais actifs, ne peuvent avoir de régime direct. Pareillement leur Participe ne doit jamais prendre l’accord. On écrira donc: La re qu’il a fait. Ii s'est passé une heure.
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LANGUE FRANÇAISE, Du présent absolu de l’Indicatif,
Quoique, après le présent relatif et les passés de l’Indicatif suivis de que, on ne mette pas ordinairement un présent absolu; il faut néanmoins le faire, si le second verbe exprime une chose vraie dans tous les temps, ou au moins qui existe au moment que l’on en parle. Ainsi il faut dire: Les sages de l’antiquité croyaient que l'ame est immortelle. On m'a dit que votre frère est malade; et non pas, que l’ame était immortelle,.… que votre frère élait malade,
Accord du Verbe avec son sujet.
I.—Quand le verbe se rapporte à plusieurs sujets de différentes personnes, il s’accorde avec la plus noble de ces personnes. La première est plus noble que les deux autres, la seconde est plus noble que la troisième. Ex: Vous et moi nous le savons. Vous et lui vous le savez. Quand tous les sujets ne sont pas de la troisième personne, on répète toujours avant le verbe un pronom de même nombre et de même personne que le verbe.
II.—Lorsqu’il y a plusieurs sujets singuliers, le verbe se met au pluriel. Ex: La douleur, la haine et le déses. poir le font frémir tour à tour. L'un et l'autre y périrent.
Remarques I —Avec la copulative ni, il faut cons‘dérer si les deux sujets qu’elle joint, font ou souffrent l’action ou si l’un des deux seulement la fait ou la souffre. Dans le premier cas le verbe se met au pluriel; dans le second au singulier. Ex: Ai le nombre des ennemis n£ la vue d’une mort inévitable ne l’effrayèrent. Ni l’un ni l'autre n’est mon père.
II. —Quand il y a plusieurs sujets de suite à peu près sÿnonymes, le verbe s'accorde avec le dernier. Ex: Sa bonté, sa douceur est connue de tout le monde. C’est la même chose si l'esprit s’arrête sur un dernier sujet, parce qu’il a plus de force que ceux qui le précèdent. Ex: Ses voisins, ses proches, son propre sang est l'objet
de ses fureurs. Ces sujets ne doivent jamais être liés par la copulative et.
ITI.—Si la conjonction mais ou un mot, tel que chacun, personne, rien, réunit tous les sujets en un seul, on met le verbe au singulier. Ex: Non seulement les grands et les puissans, mais encore le moindre citoyen peut lui parler. Petits et grands, faibles et puissans, personne n’est exempt de ses coups.
Phrases-sujets,
Quelquefois une phrase entière est le sujet d’un verbe. Ex: Il est certain qu’il part. Il est utile qu’ parte. Pour cette dernière phrase par exemple, si l’on demande: qui estce qui est utile? on répondra, qu'il parte.
Il y a la phrase-sujet de narration et la phrase-sujet de désir. (Voyez plus bas les phrases-réqimes dont les règles sont les mêmes que celles des phrases-sujets.)
Régime direct.
‘Le verbe actif doit toujours avoir un régime direct exprimé. Ex: Donnerez-vous ce livre à Jacques? Je le lui donnerai. Ce serait une faute de dire: Je lui donnerai. Pour la même raison il faut dire: Laissez-le se repentir, | 18 et non pas, laissez-le repentir.
{: ! Ce n’est pas le cas, si le verbe est mis absolument. Ex: J'aime. Haïr est un tourment de l’ame.
Phrases-régimes.
Quelquefois une phrase entière est le régime d'un verbe. Ex: Je pense qu'il vient. Je | désire qu'il vienne. Si l’on demande : Je pense (il quoi? On répondra, qu'il wient. Je désire
copu-
rsonne, igulier.
noindre 18, per-
sujet 4. Il nière ut estet la as les nèmes
» direct
Je Le nnerai.
ppentir,
t. Ex:
égime . de pense désire
quoi? On répondra, qu’il vienne. On appelle ces sortes de phrases, phrases-régimes de narration et phrases-régimes de désir.
Phrase-régime de narration.
La phrase-régime de narration a iieu, quand le premier verbe rapporte simplement Ja chose. Le second verbe alors se met à l’Indicatif ou au Conditionnel, pourvu que le premier verbe ne soit accompagné ni d’une négation ni d’une interrogation.*—Ex: Je crois qu’il vient. Je croyais qu'il viendrait. Je ne crois pas qu'il vienne. Croyez-vous qu’il soit venu?
Phrase-régime de désir.
La phrase-régime de désir a lieu, quand le premier verbe marque le désir, la crainte, le doute, etc., que la chose se fasse ou ne se fasse pas. Le second verbe alors se met toujours au Subjonctif, Ex: Je doute qu’il vienne. Je désire qu’il ne vienne pas.
Remarque.—Après certains verbes, tels que croire, espérer, penser, craindre, etc., au lieu des phrases-régimes de narration et de désir, on met quelquefois le second verbe à PInfinitif, Ex: Je crois venir demain, c’est-à-dire je crois que je viendrai demain.
Sixieme espece de ,1Eots.