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CHAPITRE IX

La pression de l'atmosphère.

Comme tous les corps de la nature, i'air est pesaot : par conséquent, il doit exercer une pression sur les surfaces au-dessus desquelles s'étagent ses couches successives. Cette pression est la môme dans tous les sens et, à un niveau donné, sa valeur ne dépend que de l'étendue de la surface sur laquelle elle s'exerce.

L'expérience de Torricelli, en nous prouvant qualitativement l'existence de la pression atmosphérique, nous en permet, du même coup, l'étude quantitative. Elle nous fournit, tout d'abord, une notion fondamentale : celle du poids total de la couche gazeuse qui enveloppe la Terre.

En effet : on constate que la hauteur moyenne du mercure, dans le tube de Torricelli, tube que l'on a si justement appelé baromètre, est, au niveau de la mer, de 760 millimètres : les fluctuations qu'elle subit sont au plus de 4 ou 5 centimètres de part et d'autre de cette hauteur de 760 millimètres qui est, nous le répétons, la hauteur moyenne. Le poids de cette colonne de mercure, sur un centimètre carré, représente 1.033 grammes, soit un peu plus d'un kilogramme, et, comme il fait équilibre à la pression de "" ' ' in voit que la pression exercée par

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celle-ci sur chaque centimètre carré est de 1 kilogramme et 33 grammes.

Nous connaissons la surface totale de la Terre : elle est, d'après les plus récentes déterminations du géodésien Helmert, de 510.100.800-kilomètres carrés; en tenant compte de ce qu'un kilomètre carré contient dix milliards de centimètres carrés, on arrive, pour le poids total de l'atmosphère, au nombre suivant :

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