‹ Les problèmes de l'atmosphèreChapitre 19 sur 30 · TT · texte numérisé non relu

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deux siècles. Bâties sur des hypothèses, ces théories se sont successivement effondrées. Deux d'entre elles, pourtant, ont mieux résisté aux matériels démentis que leur donnent les faits : ce sont la théorie thermique et la théorie mécanique. Dans la première, on suppose que réchauffement intense et localisé provoque, par la convection de Pair chaud, un abaissement de pression, un appel d'air des régions voisines, et, par suite, le mouvement giratoire centripète et lœvogyre caractéristique du réginie cyclonique. L'explication tient en ce qui concerne la naissance des dépressions : elle ne donne aucune raison de leurs déplacements à la surface du globe ; et puis, comment, alors, expliquer la formation des dépressions pendant la saison froide ?

La théorie mécanique place dans les couches supérieures de l'atmosphère le remous générateur de la dépression, remous qui se transmettrait per descensum jusqu'à la surface du sol. Mais l'existence d'un mouvement descendant du centre de dépression est contraire à l'observation qui y constate au contraire un mouvement convectionnel ascendant.

La vérité est que probablement, il y a une cause mécanique et une cause thermique qui s'unissent pour former, entretenir et propager les dépressions. Celles-ci naîtront donc de préférence quand un échauffement local coexistera avec deux courants aériens soufflant en sens contraire de part et d'autre du centre chaud, et susceptible, par conséquent, d'imposer aux couches d'air qui surmontent celles-ci et qui sont déjà, par son fait, en régime cyclonique, un couple de rotation qui s'ajoutera au mouvement giratoire primitif. Ces conditions sont réunies dans les régions que nous avons citées comme lieux de prédilection de dépression naissantes.

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