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quel que soit le nombre de ses blastomères, on arrive, soit en le secouant, soit par d’autres moyens, à séparer les. blastomères. On obtiendra donc des blastomères parfaitement isolés,
ou bien des groupes de deux ou de plusieurs blastomères.
Quant aux résultats du développement des blastomères isolés, ou des groupes de blastomères, nous les trouvons dans la solution des problèmes énoncés aux $S IL, IL. La question qui
se pose à présent est de savoir si et dans quelles conditions
un groupe de deux blastomères peut donner lieu à la formation d'un seul ou de deux embryons.
Nous avons vu que les blastomères n’exercent pas l’un sur l’autre une action quelconque plus ou moins mystérieuse, ou du moins que les phénomènes de l’ontogénèse peuvent être expliqués, jusque dans leurs détails, sans recourir à l’hypothèse gratuite d'actions spéciales. Chaque blastomère suit, indépendamment des autres, la même direction dans son évolution, direction qui est déterminée par-sa constitution même. Mais la potentialité de chaque blastomère est toujours la même, soit qu'il se trouve réuni à d’autres blastomères, soit qu'il soit
parfaitement isolé.
La formation d’un ou de deux embryons aux dépens de deux blastomères est un phénomène mécanique très simple,
dont la cause en est dans la valeur de la surface d'adhésion
de ces blastomères, ainsi qu’on peut le démontrer très facilement.
Supposons, en effet, que deux blastomères imparfaitement séparés adhèrent encore entre eux par une surface dont le
diamètre soit au moins les de leur diamètre. Evidemment
dans ce cas, le plan de division de ces blastomères sera perpendiculaire à la surface d'adhésion, comme je l’ai démontré dans la LE Partie de ce travail (p. 224), et le plan de division des quatre blastomères résultants sera équatorial, c’est-à-dire perpendiculaire au plan de division précédent et en même temps à la surface d'adhésion des deux premiers blastomères.
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DE: HER ECS
Il se formera donc une cavité de segmentation unique et, par suite, un embryon seul.
Mais, si les deux blastomères adhèrent par une surface dont
le diamètre est inférieur aux de leur diamètre, le plan de
division de ces blastomères ne sera pas nécessairement perpendiculaire à la surface d'adhésion. Il pourra avoir une direction quelconque dans chacun des deux blastomères.
Le plan de division suivant sera alors perpendiculaire au plan précédent et le troisième plan sera perpendiculaire aux deux premiers. En peu de mots, les trois plans de division se produisant dans chacun des deux blastomères s’entrecroiseront, et chacun de ceux-ci se comportera dans sa segmentation comme un oeuf complet, ou comme s’il était parfaitement isolé. Il se formera donc, dans chacun d'eux, une cavité de segmentation et, plus tard, un embryon et, par conséquent, deux embryons en tout.
Il est évident que, par des raisonnements semblables, on peut facilement démontrer que les résultats seront analogues si, au lieu de deux, nous supposons trois ou plusieurs blastomères; par conséquent, nous pouvons conclure que, si des blaslomeres sont tinparfailement isoles, ils peutent donner Lieu à La formalion d'un seul ou de plusieurs embryons ; mais de resullal de leur développement n'est du qu'à la valeur de leur Surface d'adhesion. Si le diarnèlre de celle-ci est au moins
tes — du diamètre des blaslomères, il ne se développera qu'un 1)
ernbryon seul (très rarement un embryon double — voir les
solutions des problèmes au S TT); s2, au contraire, le diametre
de la surface d'adhesion des baslomères est inférieur aux —
du diamètre de ceux-ci, il se développera aulant d'emnbryons qu'il y a de blasloneres.