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tuent la zone équatoriale, ainsi qu’on l’observe dans la fig. 10. Nous verrons donc la zone équatoriale se diviser en deux parties égales s’éloignant l’une de l’autre.
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Avec l'orientation des autres biomores, l’éloignement des deux parties de la zone équatoriale continuera et la division se rapprochera toujours de son achèvement (fig. 11).
Enfin, l'orientation de tous les biomores étant achevée, la division sera accomplie, et l’on obtiendra deux biomonades égales à celle de la fig. 7 et parfaitement séparées l’une de l’autre. C’est ce que montre la fig. 12.
Nous voyons donc qu’il n’est pas nécessaire de faire intervenir une force spéciale dans la division des biomonades. De même que la scission de la biomolécule n’est pas due à d’autres causes qu’à l'attraction des atomes; de même que la scission des biomores n’est qu’une conséquence inévitable de l’attraction des biomolécules, c’est-à-dire de la force même qui régit sa
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… constitution avant sa division, de même aussi la division d’une biomonade, quelle que soit sa structure, n’est que l'effet de l'attraction par laquelle les biomores constituent son système biomorique. On voit par là que, quelle que soit la nature que l’on veuille attribuer à cette attraction, la division se fera également, sans qu’il soit nécessaire de recourir à hypothèse d’une force spéciale qui la provoque.
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Fig. 11.
Cependant il faut bien remarquer que, en parlant d'attraction biomorique, je n’entends nullement une attraction à distance. Cela n’est pas nécessaire pour mon interprétation de la di- … vision. Chaque biomore n’attire que le biomore, ou les biomores
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qui sont voisins de lui et qui peuvent être attirés à cause de |
leur nature chimique.
Mais, s’il en est ainsi, — pourra-t-on m’objecter — comment se fera l’orientation de deux biomores qui devront être voisins à l'achèvement de l'orientation et qui sont éloignés au commencement de celle-ci? Le biomore B, par exemple, doit être
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Fig, 12.
contigu au biomore æ. Cependant, au commencement de l’orientation, ils sont éloignés l’un de l’autre. Si l’attraction interbiomorique n’agit pas à distance, comment le biomore & pourra-t-il attirer le biomore f?
Pour répondre à cette objection, il faut seulement se rap-
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. peler la constitution physique de la biomonade et suivre pas à pas toutes les conséquences de l'orientation.
Nous avons vu que les biomores jouissent d’une parfaite ; mobilité dans la biomonade, tout comme les particules des - liquides: si donc nous supposons qu’un biomore soit attiré par - un autre biomore, il se déplacera de sa première position pour - s'approcher de celui-ci. Mais son déplacement provoquera naturellement le déplacement d’un troisième biomore, qui prendra sa place; le troisième, en se déplaçant, provoquera le dépla- . cement d’un quatrième biomore qui occupera la place du troi- - sième, et ainsi de suite, On voit par là que l'orientation d’un . seul biomore provoquera nécessairement un mouvement dans ‘1 tous les autres; or c’est précisément pendant que ce mouvement s’accomplit que les biomores, en se rapprochant successivement, entrent dans la sphère d'attraction de ceux qui doivent les attirer.
4 Le phénomène de l'orientation des biomores est, en somme, . presque analogue à la formation du spectre magnétique. De . même que les particules de limaille de fer forment les rayons du spectre magnétique, parce que chacune d'elles, en s’ai- - mantant, fait sentir son attraction sur l’autre, qui, à son tour, + s’aimante, et ainsi de suite; de même que la particule de limaille la plus distante du centre magnétique n’est pas attirée directement par celui-ci, mais par l'intermédiaire des autres » particules, de même aussi les biomores s’orientent peu à peu … sous l’action de leur attraction réciproque, sans qu’il soit - nécessaire pour cela de supposer que cette attraction s'exerce . entre les biomores éloignés. Seulement, il faut remarquer que, … tandis que les particules de limaille, naguère inertes, recoivent = Jeur pouvoir attractif de l’aimant dont elles subissent l’in- fluence, les biomores, au contraire, n’acquièrent pas leur pou- - voir attractif d’un autre ou de quelques autres biomores, mais chacun le tiènt de sa propre constitution chimique. Quoique, dans la biomonade de la fig. 1, j'aie supposé lexistence d’un biomore central pointillé, on comprend facilement
que celui-ci n’a pas d'importance dans la division; c’est pour- à quoi celle-ci se ferait également, sans la présence de ce biomore, ainsi que nous l’avons vu dans les fig. 7-12. En tout cas, le. biomore central, quand il existe, n’exerce pas son attraction sur tous les autres, mais seulement sur quelques-uns de ceux qui l’entourent.
Si, maintenant, nous considérons le phénomène de la division d’une biomonade ainsi que je l’ai interprété, nous pouvons tirer de l’examen des figures 1-12 les conclusions suivantes:
1°) la division d’une biomonade est complètement indépendante de la structure de celle-ci;
2°) la présence d’un biomore central n’est pas nécessaire pour la division;
3) les figures qui se présentent dans la biomonade, pendant l'orientation des biomores, dépendent de la structure de la biomonade. C’est ainsi que nous voyons, dans les biomonades des fig. 4 et 5, se former deux systèmes rayonnants, dont les rayons, en se rencontrant, forment un fuseau; tandis que, dans les biomonades des fig. 10 et 11, au lieu du fuseau, il y à la formation de deux zones équatoriales ;
4°) l'orientation produit l'éloignement progressif des biomores ;
5°) l'orientation produit l’allongement et le rétrécissement de la biomonade qui se divise.
Passons maintenant à la division de la cellule, à la cytodiérèse.
La cellule, elle aussi, est une biomonade d’une structure très compliquée. Cependant le principe qui régit sa division n’est pas différent de celui qui provoque la division des biomonades des fig. 1-12. Ce principe est toujours l'orientation biomorique.
Soit une cellule, dont l’arrangement des divers biomores, à l'instant même de sa naissance, c’est-à-dire au moment où elle prend origine de la cytodiérèse d’une cellule précédente,
» le biomore noir, plus petit que les autres, peut être considéré » comme le corpuscule central, d’une nature chimique spéciale.
* Les biomores a, B...n, 4, b..... r, s, dont les lettres différentes - indiquent leur nature chimique, forment, par leur ensemble, la
- La zone corticale (Archoplasma de Bovert)} Les autres bio- / 2
Dress du cytoplasma &,..:2,, &,..., &...h", K...8,, kR...D … forment, par leur ensemble et par leur arrangement, des fi-
-. Parmi les biomores du karyoplasma, les biomores noirs, - dont la constitution chimique peut être différente, réprésentent 4 les chromosomes, tandis que les autres biomores, dont la na- - ture est marquée par des chiffres, indiquent les autres par- . ticules du noyau.
En dessinant cette figure, je m’en suis tenu, autant que possible, à la structure que la plupart des cellules nous présentent lorsque leur division est achevée, et je l’ai réduite, bien entendu, à la plus grand simplicité, tout en conservant la disposition typique des divers biomores. C’est ainsi que les biomores noirs du noyau représentent, en coupe optique, les chromosomes disposés en une zone équatoriale; la centrosphère et les filaments cytoplasmatiques sont aussi dessinés en coupe optique.
J'ai dit que la fig. 13 représente une cellule à l'instant même de sa naissance. Il est absolument nécessaire de considérer la cellule à cette période de son existence, si nous voulons voir sa véritable structure primitive. Passé cet instant, l’assimilation commence, et tout l’arrangement biomorique change, à cause des nouvelles attractions issues de leur nouvelle constitution chimique.
Cependant la fig. 13 ne correspond pas parfaitement à la réalité des faits, tels que nous pouvons les observer d’après nature. En voici la raison.
Cette figure représente la structure d’une cellule à l'instant même où la division du noyau vient de s'achever. Or, comme la division du noyau qui est à l’intérieur de la cellule doit s’achever naturellement avant l'achèvement de la division de la cellule; comme, d’autre part, entre l’achèvement de la division du noyau et celui de la cellule, il s'écoule un certain laps de temps, pendant lequel les biomores du noyau peuvent com-
mencer leur assimilation et, par suite, se déplacer et s'arranger.
autrement, il s'ensuit naturellement qu’il n’est jamais possible de voir simultanément, dans la même cellule, une disposition des biomores telle que je viens de la représenter par la fig. 13. Cette figure est par conséquent quelque peu hypothétique ; elle nous fait voir la disposition des biomores du noyau, aussitôt que la division de celui-ci vient de s’achever, et en même temps l’arrangement des biomores du cytoplasma à l'instant même où la division de la cellule s’achève. Les
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