‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 2)Chapitre 81 sur 87 · Action de la pression (4° et 6° problèmes · texte numérisé non relu

Action de la pression (4° et 6° problèmes

D, Action des membranes brutes (9° problème).

6’. Action de l’adhésion (10° problème).

T°. Action de l’état physiologique des cellules de lPagrégat

cellulaire (11° problème). 2" 10h

"à Y Alhran E re , he Ÿ RENE + We «ip

Er Ft ris DE Pad

= re

8. Action des substances brutes contenues dans la cellule (12° et 13° problèmes).

… C’est en nous appuyant sur les solutions de ces problèmes - analytiques de la cytodiérèse que nous pouvons maintenant aborder les problèmes, parfois très complexes, que nous présente Bla nature; mais il est évident que les solutions de ces derniers . seront impossibles, si nous ne connaissons pas parfaitement toutes les actions auxquelles la cellule est soumise pendant la cytodiérèse. En outre, il sera absolument indispensable, 4 pour l’exacte interprétation des phénomènes, d'apprécier avec - la plus grande précision la juste valeur de ces actions.

| Je comprends parfaitement que c’est là une tâche d’une - difliculté et d’une délicatesse parfois extrèmes. J'avoue même - qu’il sera quelquefois presque impossible de connaître et d’é- . yaluer exactement ces diverses actions, notamment lorsqu'elles " sont nombreuses et complexes. Cependant aucun Biologiste ne . pourra nier qu’il soit impossible de résoudre les problèmes

- complexes, si l’on n’a pas une parfaite connaissance de tous | leurs facteurs.

” Les Biologistes qui s'appliquent à la solution des questions relatives à la segmentation des œufs trouveront, dans les solutions des problèmes analytiques, les données nécessaires pour atteindre leur but, mais ils devront analyser minutieu- . sement et rigoureusement toutes les circonstances qui accompagnent la cytodiérèse qu'ils examinent. Ils ne devront jamais oublier que le phénomène de la division cellulaire est d’une . délicatesse extrême, et, par suite, qu’il est sensible aux actions les plus faibles. Ils devront en outre se rappeler toujours que le fuseau de division jouit, dans la cellule, d’une mobilité

parfaite, ainsi que je l’ai établi par la loi 20°, et que, par con-

séquent, sa direction ne peut être un indice suflisant de la n. - direction du plan de division que si elle est définitive. # Il faudra donc, pour éviter toute erreur possible, ne tenir + cc ompte que de la direction du plan de division, à l'achèvement “de celle-ci, le fuseau pouvant se déplacer, à une phase quel- : conque de sa formation.

Les effets des actions ci-dessus exposées sont subordonnés les uns aux autres à des degrés variables, et ils pourront” par conséquent s’additionner, s’élider ou s’atténuer, suivant leur nature et suivant les circonstances. C’est ainsi, par. D: exemple, que, si d’autres actions n’agissaient pas sur la cel. lule, la direction du plan de division ne serait dépendante que | de l’action Le c’est-à-dire de la position des corpuscules cen=" traux (1°* problème). Mais, comme la cellule, ainsi que tous les® autres Corps, ne peut se soustraire à l’action de la gravité, celle-ci amènera le plan de division dans la position verticale 1 (2° problème). L'action de la gravité aura donc modifié partiellement l’action de la position des corpuscules centraux. #

Les actions 3° et 4°, des obstacles extérieurs et de la pression, ‘4 modifieront plus ou moins les effets des deux premières actions, | mais elles pourront même, dans certains cas, adjoindre leurs effets à ceux-ci. Ainsi, par exemple, si l’on suppose que la cellule soit comprimée entre deux lames verticales, le plan de division, la pression étant suflisante, sera perpendiculairen à ces lames (4 problème), mais en même temps il sera Ver= tical, à cause de l’action de la gravité (2° problème). Dans ce. cas, celle-ci peut encore avoir libre jeu, et elle est compatible" avec l’action de la pression, mais l'effet qu'aurait produit la position des corpuscules centraux est complètement effacé.

Les autres circonstances, c’est-à-dire la présence de mem= brane brute, l'adhésion, l’état physiologique des cellules et les substances brutes peuvent agir d’une manière analogue. 3

On comprend dès lors facilement que le problème pourra devenir d’une complexité extraordinaire, notamment lorsqu'il s'agira de déterminer la direction du plan de division d'une | cellule faisant partie d’un agrégat cellulaire. Comment pour" ra-t-on, dans ce cas, mesurer exactement toutes les valeurs des diverses actions, et, particulièrement, celle de l’action de” l’état physiologique des cellules?

Dans l'impossibilité de connaître parfaitement ces valeurs,» le Biologiste, qui verra la cellule se diviser dans une direction

Me

mprévue et re pour lui, sera tenté d’en attribuer la cause à des agents mystérieux, situés à l’intérieur de la cellule, et capables, à eux seuls, de déterminer la direction de la division, en dépit de toutes les lois mécaniques.

C’est, malheureusement, ce que divers Biologistes ont fait

Ds trop souvent. Or, il faut s'abstenir de semblables conclusions et se garder de recourir à ces prétendues forces mystérieuses, dont on n’abuse tant, aujourd’hui, que parce qu’on ne possède que des observations imparfaites, ou parce qu'on est dans l’impossibilité de connaître et d'évaluer exactement les facteurs des phénomènes.

- Les problèmes qui vont suivre ont pour but de démontrer Ben on peut, par les solutions des problèmes analytiques de la cytodiérèse, déterminer exactement la direction des premiers plans de segmentation des œufs, soit dans les con-

Ed itions naturelles, soit dans des conditions artificielles. Nous | verrons même quelle parfaite concordance il existe entre ces résultats théoriques et les résultats réels de: l'observation et ( > l'expérience. Nous aurons, en outre, occasion de remarquer la grande importance de la constitution des œufs dans les valeurs de ces résultats, la membrane, les substances vitellines et même la forme des œufs pouvant provoquer des modifications remarquables dans les directions des plans de segmentation. . Il est d’ailleurs bien entendu que les problèmes suivants ne sont qu’une petite partie des cas très nombreux qu’on peut rencontrer dans la nature, et qu'ils ne doivent servir que d'exemple pour démontrer quelle est la méthode qu’on doit suivre dans les solutions de ces questions. Tout Biologiste pourra, avec cette méthode, arriver aux solutions des problèmes complexes qui se présenteront successivement à lui dans l'examen des phénomènes biologiques.

de 2 ie

à LÉ

A Dogs A

- à AE "re Rates Re

es

RER TR FPT

set A:

“y RE D 37 7 OT Se ee Nés

is

gr ait a Nadia 2e doi et ne Er ES ee pe ES) QUE fe

Page 1