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Y a-t-il des raisons plausibles pour supposer que ces blastomères ne poursuivent pas leur segmentation ? Je ne le crois
pas. Doit-on supposer qu'après l'isolement interviennent des
forces, ou des conditions, ou des mouvements internes per-
mettant ou déterminant leur segmentation? Je ne le crois pas non plus. Ce serait une supposition tout-à-fait gratuite
et nullement scientifique.
Quoi d’ailleurs de plus naturel et de plus simple que d’ad-
mettre que les blastomères isolés se comportent parfaitement comme s'ils étaient réunis ? ; Considérons les deux blastomères etc, et voyons à quels résultats théoriques nous pouvons arriver sans l'intervention d'aucun autre principe que le développement monodique, qui est la base de mon interprétation. Dans ces considérations, je supposerai, pour plus de simplicité, que les blastomères soient égaux, c’est-à-dire dérivés d’une segmentation totale et égale.
Nous verrons peu après quelles modifications peuvent dériver
dans les cas de segmentation partiale et inégale.
1°) Le blastomère h, né a 2 heures, après 1 h. 55, durée de la période assimilatrice de son bioplasma, se divisera, tout comme s’il était uni à l’autre blastomère €, en deux autres blastomères €, 4. Ce premier plan de segmentation aura donc lieu à 3 h. 55’.
Ces deux blastomères se diviseront, à leur tour, après leur période d’assimilation, et la segmentation se poursuivra régulièrement, comme nous l’avons exposé au chapitre VII, dans le développement normal: et si le blastomère », après l’isolement, a repris sa forme sphérique comme nous le supposons pour plus de simplicité, et comme il arrive en effet presque toujours à défaut de l'adhésion à l’autre blastomère, qui en avait modifié la forme sphérique primitive, les plans de segmentation se disposeront comme dans l'oeuf complet, d’après les déterminations que l’on trouve exposées au chapitre IX de la I° Partie.
A 10 h. 30’, c'est-à-dire à l'instant où, dans l'oeuf complet,
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