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Les développements cycliques,
Enfin, pour compléter l'examen de toutes les combinaisons possibles du développement hétérogénétique, il nous reste à considérer un mode que j’appellerai le développement cyclique.
Celui-ci à lieu lorsque nous supposons qu’une des cellules dérivant du développement monodique, arrivée à la phase
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constitution bioplasmatique, à la première cellule, souche de …
pénultième de l'évolution, se divise en deux cellules, dont l’une | représentant la phase limite, et dont l’autre est égale, par san
tout le développement monodique. à à Ainsi, par exemple, nous pouvons supposer que l'oeuf a,en suivant son évolution, arrive jusqu’à la phase 0, et qu’alors il : puisse se diviser en deux blastomères, dont l’un, , phase limite, et l’autre, &, c'est-à-dire égal à l'oeuf. Ilest évident que dans ce cas, si cette cellule possédait en elle-même toutes les | conditions intrinsèques constituant le milieu interne de l'oeuf, elle serait capable de suivre, dans les conditions physicochimiques favorables, la même évolution que l’oeuf, c’est-à-dire qu’elle serait un oeuf capable de se développer sans fécondation préalable. Nous verrons, dans une autre partie de ce travail, si ce phénomène est possible et dans quelles conditions. Je me contenterai de faire remarquer en passant que ce phéno- È mène, que je viens de supposer, pour plus de simplicité, à Ja N fin de l’évolution de l'oeuf, c’est-à-dire après une seule lignée cellulaire, peut avoir lieu, et plus facilement, après plusieurs A lignées cellulaires, et, par suite, à une phase plus ou moins éloignée du développement ontogénétique.
La supposition que je viens de faire pour l'oeuf, nous pouvons la faire pour une autre cellule, souche d’une lignée cellulaire quelconque dans l’organisme. Par exemple, nous pouvons supposer que la cellule 0’ dérivée de p puisse se diviser en y 4 etp et, d’une manière générale, qu’une cellule 0” dérivée de p" | puisse se diviser en p” et p”. On comprend que, dans tous ces. cas, la cellule qui est égale à celle dont elle est dérivée en possédera aussi la potentialité évolutive et sera, par conséquent, capable de donner lieu aux mêmes manifestations, pourvu, bien entendu, qu'elle se trouve dans le même milieu interne.
On pourrait peut-être, par ce développement cyclique, ex= … pliquer la formation des segments du corps dans les animaux dont la segmentation est homogène. Mais ces explications 2 ne peuvent être données que si l’on examine tout particuliè-
rement les différents cas, et alors seulement qu'on peut con- Er stater, sans aucun doute possible, que les segments du corps à. sont absolument et rigoureusement identiques entre eux: ce qui, je crois, ne se vérifie pas très souvent. J'ai voulu, dans ce chapitre, exposer tous les modes possi- 3 bles de développement, afin de démontrer que, tout en sup- posant le développement hétérogénétique, c’est-à-dire le plus simple, on peut expliquer les différentes manifestations onto- . génétiques sans recourir à des hypothèses spéciales, et sans admettre dans l'oeuf une préformation de l'organisme ou un anisotropisme quelconque ayant le moindre rapport avec la constitution morphologique de l'organisme qui en dérive. C’est aux Biologistes maintenant d'examiner avec la plus ù rigoureuse attention, et en tenant compte des moindres particularités, le développement ontogénétique des divers animaux et d'y appliquer l’un ou l’autre de ces modes de développement que je viens de décrire. Chaque développement ontogénétique constitue à lui seul un problème qu'il faut résoudre indépendamment des autres. Les divers modes de développement que je viens de mentionner ne doivent servir qu’à indiquer les interprétations les plus aptes à la solution des problèmes. Je laisse aux Biologistes la tâche de les modifier ou de les développer convenablement, ne pouvant évidemment, moi-même, dans un travail général, considérer toutes les différentes questions que peut nous présenter la nature.
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CHariTRe XV.
La régénération.
SOMMAIRE : Les conditions nécessaires de la régénération — Les limites de la … régénération — Le nombre énorme des cellules régénératrices — Le rapport numérique entre les différentes cellules de l'organisme — Les dimensions fixes des êtres — L’hétérogénéité des organes — Les rapports entre les cellules et le milieu interne — L’automatisme de la régénération — Son expli-. cation — La régénération physiologique et pathologique — L'origine des cellules régénératrices et leurs rapports avec les feuillets embryonnaires —. Causes de l’ impossibilité de la régénération — La régénération morphologique s et ses conditions — Résumé. Û
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C'est dans l’explication des intéressants phénomènes de la. régénération, que nous pourrons apprécier mieux encore la . bonté de notre interprétation et les avantages considérables | ; du développement monodique: car nous verrons que ces phé=. nomènes ne sont qu’une conséquence directe et nécessaire de ce développement même, et que, par suite, leur explication découle toute simple, claire et naturelle de l’interprétation que nous venons de donner des phénomènes de l’ontogénèse. La régénération n’est en somme qu’un épisode du dév eloppement ontogénétique.
Revenons au développement des blastomères isolés.
Nous avons vu et démontré qu’un des blastomères isolés, … dans le cas du développement monodique, est capable de donner lieu à la formation d'un embryon complet, tout comme s’il. était réuni aux autres blastomères. D'où dérive cette faculté 2 M
Avant tout, du mode de développement monodique que nous avons posé comme base de notre interprétation. En deuxième lieu, de la constitution bioplasmatique du blastomère. En troi= sième lieu, des conditions deutoplasmatiques, physico-chimiques À
et mécaniques du blastomère même. a
— Ai — | Cest en effet dans le développement monodique que tout
D onère possède la même potentialité évolutive que l'oeuf. 12 Cette faculté est une conséquence directe et inévitable du
Le possède, cela est dù à sa constitution bioplasmatique, repré- sentant une des phases de l’évolution de l'oeuf: car il est évident que s’il n'en était pas ainsi, le développement du D éstomere isolé ne pourrait conduire aux mêmes résultats que le développement de l'oeuf. Il est clair encore que si les sub- | stances deutoplasmatiques n'étaient pas de la même consti- 2 tution que celles de l’oeuf entier, l’évolution du blastomère & ne pourrait être la même, et que si les conditions physiques et chimiques du milieu n'étaient pas favorables, le dévelop- pement ne serait pas possible. Il en est de même des conditions mécaniques. Si le blastomère isolé donne lieu, par sa segmentation, à la formation d’une blastula sphérique, tout comme l'oeuf entier, c’est que les conditions mécaniques dans lesquelles il se développe sont égales à celles dans lesquelles se développait d l'oeuf. Nous savons que les blastomères isolés, n'étant plus adhérents entre eux, acquièrent généralement une forme sphérique, comme la plupart des oeufs dont il dérivent. Quoi donc de plus naturel que leur segmentation se poursuive de la même manière et conduise à une formation morphologiquement égale ? Cependant nous ne pouvons dire qu'il y a, dans tous ces cas, une véritable régénération et, moins encore, une postrégéné- | ration. Lorsqu'on isole, par exemple, les deux blastomères b, €, 1 chacun de ceux-ci peut donner origine à un embryon entier. Or, le blastomère b, en se divisant à son tour en €, d, produit par sa division un autre blastomère c égal à celui qui en avait été séparé, c'est-à-dire qu'il le régénère; mais il en est autrement du blastomère €; car celui-ci, en se divisant en 4,e, ne régénère pas le blastomère » qui avait été separé. Et pourtant, les résultats du développement sont parfaitement égaux pour tous les deux.
4 Supposons maintenant que, dans un agrégat cellulaire de