‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 3)Chapitre 9 sur 97 · PA · texte numérisé non relu

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lité plus complexe, et que, sous l'apparence d’une certaine

Sol 2

os d'oeufs, À Le baston des ee et les ré développement d'oeufs où les plans de segmentation

des déplacements à la suite de conditions mécaniques 2

cielles, sont autant de preuves contraires à l'hypothèse € d |

préformation morphologique quelconque. + ASE

D'autre part. on ne peut douter que, par l’hypothès se de de l’isotropisme de l'oeuf, l'explication scientifique des phénomènes fondamentaux de l’ontogénèse devienne d’une difficu qui nous paraît presque insurmontable. Et pourtant il indiscutable que cette hypothèse, à cause des résultats dé expériences embryologiques modernes, s'impose à notre espri #

avec tant de force, que nous sommes contraints de reconnaitr . que dans elle seulement peut avoir sa base toute interpré tation de l'ontogénèse, vraiment scientifique. ;

Mais outre celles-ci ayant trait à la constitution de l’oe d’autres difficultés aussi graves se présentent lorsqu on con a : sidère la segmentation de l'oeuf, c'est- -à-dire la valeur et la

nature des premiers blastomères par rapport à la nature de

l'oeuf même. Re.

Les deux premiers blastomères sont-ils égaux entre eux et

égaux à l'oeuf, ou bien en sont-ils différents? me Certes, si l’on tient compte des résultats du développeme: nt 2

des blastomères isolés, la réponse à cette question ne peut. |

être douteuse.

Puisque chacun des deux premiers blastomères isolés donne. lieu par son développement à un embryon complet, il faut admettre nécessairement que la constitution de ces blastomères est égale à la constitution de l'oeuf. On dirait même qu'il -

n'y à pas d'autre conclusion possible.

Mais si, d'une part, celle-ci nous parait la seule conclusion strictement logique, l'hypothèse de l'égalité des premiers. bla: à “ stomères nous met dans l'impossibilité d'expliquer les dite ne

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renciations ultérieures et la localisation de celles-ci sans re- : courir à d'autres hypothèses spéciales, ce qu'on doit tenter

d'éviter dans toute interprétation vraiment scientifique. , . “ie

père avoir résolu scientifiquement dans cette partie de om on ouvrag

+3 méthode suivie dans la recherche de cette solution est

ne très grande simplicité.

près une analyse minutieuse des phénomènes fondamentaux > l’ontogénèse (chap. I); après avoir démontré que les difa hons histologiques et morphologiques ne sont que conséquences d’une différenciation chimique des cellules hap. ID); après un examen de la constitution de l'oeuf, que

“crois nécessaire pour la parfaite compréhension des phémn pmènes ontogénétiques (chap. III), je passe à considérer les ba ses possibles de l’ontogénèse.

« ces bases ne peuvent être que les trois modes possibles de léveloppement biomoléculaire: autogénétique, homogénétique, rogénétique, c'est-à-dire, que les deux HERRErS blastoes ou bien sont égaux entre eux et égaux à l’oeuf, ou bien | nt égaux entre eux mais différents de l’oeuf, ou bien encore nt différents entre eux et différents de l’oeuf. Évidemment il n'y à pas d’autres cas possibles. Or, si l’on exclut les dévelop- ] ments autogénétique et homogénétique, qui ne suflisent pas à ne re interprétation, ainsi que je le démontre (chap. IV), il ne nous reste à considérer que le développement hétérogétique.

Zela étant posé, je démontre (chap. V) qu'il n'y a que deux des possibles de développements hétérogénétiques: le dé- £ oppement polyodique et le développement monodique. :e emier étant écarté comme insuflisant à l'explication des

trouvons des D AODEtES qui expliquent PR | les principaux phénomènes ontogénétiques (chap. VI). Le chapitre Vil est consacré à l'examen de l’asynchron

de segmentation des oeufs, dont on ne savait jusqu'ici donn

une explication satisfaisante. L eur le es vie je FE la première phase de ro

Pr en relation avec les meta morbholéen qui l’accompagnent, et dans le chap. IX j'examine la deuxième phase de l’ontogénèse et les causes de son origine, en faisant ressortir toute l'importance de la probiose dans cette sorte 3 de phénomènes biologiques, et en remenant à des causes mécaniques les formations morphologiques qui GRAN EE les” diverses phases de l’ontogénèse. F2

L'étude de la localisation des différenciations histologique: et morphologiques est le sujet du chap. X, et c’est dans cette étude que nous voyons tout naturellement dériver la symétr Dé rayonnée et la symétrie DIRES de Ù comme simple

nisme de segmentation. *

Les phases ultérieures de l’ontogénèse sont étudiées dans % le chap. XIL Nous pouvons y constater facilement que mon in-. terprétation n’explique pas seulement les phénoménes embryo= :

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nu logiques, mais les autres encore qui s’accomplissent pendan & U

De.

Al toute la vie des organismes, dont la succession constitue

néanmoins leur ontogénèse, dans la signification la plus vaste | e

tes

à de ce mot, La mort même y trouve une explication scienti=. Es fique, comme conséquence nécessaire du principe même de ne

à mon interprétation.

recommande surtout aux Biologistes le chap. XIII, où t énoncées les solutions des problèmes de l’ontogénèse. On 14 trouve les résultats tout-à-fait rationnels et théoriques du développement de l'oeuf, de portions de l'oeuf, des blastomères isolés ou soumis à d’autres conditions spéciales. C’est par la … comparaison rigoureuse entre ces résultats théoriques et les 18 résultats des expériences, que les Biologistes pourront juger exactement de la valeur de mon interprétation. Chacun pourra facilement constater avec quelle grande simplicité et avec quelle précision on peut arriver, par mon interprétation, à donner une explication scientifique, naturelle et rationnelle 4 phénomènes biologiques qui nous paraissaient presque inex- Pa plicables jusqu'à ce jour. L Le chap. XIV, où j'examine les autres modes de développement possibles résultant d’une combinaison entre les deux 22 modes fondamentaux de développement hétérogénétique: le | 4 polyodique et le monodique, a seulement pour but de compléter - l'examen de tous les modes de développement possibles en nature, afin que les Biologistes puissent voir si, dans quelques-uns 3 > | de ceux-ci, on peut trouver l'explication de certains phéno- S imènes qui nous paraissent échapper à l'interprétation générale. % » Mais j'appelle toute l'attention du lecteur sur le chap. XV, 7 traitant de la régénération, où l’on voit que cette faculté mer- veilleuse des organismes n'est, en dernière analyse, qu’une conséquence naturelle et très simple de leur mode de déve- À donpement. C'est dans l'explication de ce phénomène que les * Biologistes pourront encore mieux constater l'importance du D ooronent monodique dans l'interprétation des phénomènes % de l’ontogénèse.

Je consacre enfin le dernier chapitre (chap. XVI) à quelques k RE tone sur l’ontogénèse des végétaux.

-. J'espère que les Biologistes liront ce livre avec toute l’at- “ten ëntion que le sujet exige; mais quel que soit le jugement qu'ils puissent en porter, je les prie de n'oublier jamais le but qu'on do oit se proposer dans cette sorte de travaux scientifiques.

dividus.

nismes, Es je dirai même autant de ne qu ‘il Le a di

lequel, bien qu'imparfait, servira néanmoins à faire core t

assez exactement ce que je viens de dire. St

L’ontogénèse, l’ensemble de toutes les transformations qu’ ul organisme subit du commencement de son développement D jusqu'à la mort, est sans aucun doute un phénomène météo . rique et peut être comparé à d’autres phénomènes de cette nature, par exemple, au parcours d’une rivière. ss

Or, si l’on voulait déterminer d'avance ce parcours dans … tous ses détails, il s'agirait là évidemment de Ja solution d'un. 4 problème de la plus grande difliculté au point de vue pratique; x

car cette solution exigerait la connaissance de plusieurs facteurs: vitesse et densité -de l’eau, inclinaison et constitution géologique du lit et des bords de la rivière dans tous les points 3 de son parcours, résistance des matériaux qui les constituent, accidentalité du sol ete. On comprend facilement que la con= naissance exacte de tous ces facteurs est tellement dificile & que la solution du problème devient, dans la plupart des cas impossible. Et pourtant, rien n'est plus possible et je dirais même plus facile que cette solution, au point de vue théorique. Mais d'où dérive-t-elle, cette possibilité? De la connaissance du principe fondamental régissant la chute des corps, et, par ge suite, de l’eau: la gravité. Re

Mais sans ce principe, la solution du problème serait absolu- à ment impossible, quand même on possèderait une connaissance Û

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F au qe de vue era le problème énoncé est et doit re considéré comme parfaitement résolu, et la solution est | résultat de la connaissance du principe fondamental.

__ Ilen est de même de l’ontogénèse.

D ce. n'est pas la connaissance des facteurs secondaires qui = est nécessaire pour la solution de cet important problème biologique, mais bien la connaissance du principe fondamental ‘& régissant les phénomènes ontogénétiques. C’est ce principe que les Biologistes doivent rechercher, et c'est ce principe que | espère avoir trouvé dans le développement monodique.

De même que la gravité est le principe fondamental unique régissant le parcours de toutes les rivières, et que les facteurs mentionnés ne sont que d'importance secondaire, parce qu'ils peuvent changer pour chaque rivière tandis que le principe fondamental ne change point; de mème, il peut exister pour l'ontogénèse un principe fondamental unique et immuable, bien que les facteurs secondaires soient au contraire extraordi- Fe nairement variables.

Le: Et c’est précisément à ces facteurs qu’on doit l'énorme va- riété des phénomènes ontogénétiques dans les différents êtres, à tout comme dans l'exemple cité, c’est aux facteurs secondaires mentionnés qu'est due la grande variété des parcours des dif- férentes rivières, bien que le principe fondamental soit pour ee toutes absolument le même.

- La solution de chaque problème ontogénétique est donc su- - bordonnée à là connaissance de ces facteurs; mais la solution $ de tous les problèmes, dans leur ensemble, est avant tout À nie de la connaissance du principe fondamental.

Les Biologistes pourront, par une analyse rigoureuse, juger si i le développement monodique que je pose comme principe fo fondamental de l’ontogénèse est suflisant à l'interprétation de est d’une

| pers les problèmes. Ils constateront que ce principe simplicité extraordinaire, comme tous les principes des phé- % nomènes de la nature; et pourtant, cette simplicité même, ce

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