‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 3)Chapitre 91 sur 97 · OM SN RAS · texte numérisé non relu

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des Airerses parties tient exclusivement à une seule cellule La prolifération de l’oeuf produit la première lignée cellul: ai e formant ce qu’on appelle l'embryon, avec ou sans suspens ui De toutes ces cellules, une seule se trouve, comme nous l'avons démontré, à la phase limite de l’évolution de l'oeuf; les aut re S se trouvent encore dans des phases antérieures. 3

Ce qui constitue surtout une différence remarquable en re cet agrégat de segmentation de l'oeuf des végétaux et l’agré de segmentation correspondant de l’oeuf des animaux, c'est forme et l'absence d’une cavité de segmentation.

Or, cette différence est une conséquence du mode de & mentation, c’est-à-dire, des directions des plans de divisio des cellules. : CR

Il faut surtout remarquer, dans l’étude de la cytodiérèse ( végétaux, que les cellules de ces organismes possèdent presque toutes une membrane brute, généralement cellulosique, qui n peut évidemment prendre part à la division cellulaire. Or, membrane se forme pendant la période assimilatrice de la lule et, ce qui est de la plus haute importance, donne à cellule, pendant sa formation, une forme bien déterminée, dé pendant ou bien de la nature même de la cellule, ou bier d 6 celle-ci et des causes mécaniques externes pouvant agir su elle, ou bien encore de causes spéciales intimes physico= chi miques que nous ne pouvons connaître exactement. Quoi en soit, la formation de cette membrane et la forme co se quente spéciale de la cellule ont une action, sans aucun doute capitale dans la direction des plans de division, ainsi q je l’ai fait ressortir dans la 1° partie de cet ouvrage sh p. 212).

Je ne puis évidemment m'arrêter ici à considérer tous 1 cas possibles relatifs à ces diverses directions par rappor la forme de la cellule. Je suis forcé de renvoyer le lectew l'examen des problèmes analytiques de la cytodiérèse. Ma suis convaincu, et j'espère que les résultats des observations

confirméront mes convictions, que, dans chacun de ces ca

est qu'une conséquence des conditions mécaniques de la Ilule, et qu'elle peut être toujours exactement déterminée, lon connaît exactement aussi la valeur de ces conditions.

| Quant à l’absence “ la hate de segmentation, elle n an pas, ainsi qu'il paraitrait de prime abord, la présence d’un liquide de segmentation, c’est-à-dire de substances spéciales | produites par la sécrétion des cellules de la première lignée. es substances peuvent bien avoir été produites par ces cellules et être contenues dans le sac embryonnaire dans lequel De plongé l'embryon même.

… S'il en est ainsi, et c'est très probable, nous avons, dans à 15 gœat de segmentation des végétaux, une cellule à la phase nite de l’évolution de l'oeuf, et des substances pouvant servir à a nutrition de cette cellule et provoquer la formation d’une . deuxième lignée cellulaire. Dès lors, nous y avons des condi- 4 tions parfaitement analogues à celles considérées dans l’onto- & génèse des animaux, et les phénomènes pourront, par suite, Re passer comme chez ces derniers.

D'ailleurs, d’autres recherches minutieuses et rigoureuses, surtout des recherches d’embryologie expérimentale (si utefois celles-ci sont possibles dans les végétaux) sont encore cessaires pour arriver à des conclusions vraiment scientiques sur le développement de ces organismes. Ici encore, “comme dans les animaux, je crois que, bien que le principe hdamental de l’ontogénèse soit le même, le développement s diverses espèces constitue autant de problèmes qui doivent être résolus séparément, d’après les données des conditions spéciales agissant sur le développement et pouvant varier | dans chaque espèce.

… La formation de la radicule, des cotylédons et du cône wétatif ne présente, d'autre part, aucune difficulté à une

explication, d’après mon interprétation. Nous y trouvons phénomènes analogues au développement des animaux, où Por voit se produire les organes caractérisant les parties ai rieure, postérieure et latérales.

Le développement ultérieur de l'embryon peut, au a donner lieu à quelque discussion sur son interprétation.

Nous savons que la cellule ou les cellules apicales produise: par des segmentations répétées, plusieurs autres cellules con: stituant les tissus de la tige, et que certaines de ces cellules ;, par d’autres segmentations, produisent les feuilles. 2 3

Je ferai avant tout remarquer que le type de division € cellules apicales peut se ramener, ainsi que je pourrais démontrer, aux lois que j'ai énoncées dans la première par de cet ouvrage, avec les solutions des problèmes analytiqu de la cytodiérèse, pourvu que l’on tienne toujours compte la forme de ces cellules, déterminée par la membrane cel lulosique qu’elles présentent. &

Mais ce qu’il importe surtout d'expliquer dans ce cas, € la disposition spéciale que les feuilles présentent sur la.

de cette partie. Nous pouvons supposer, par exemple, que cellule apicale du cône végétatif embryonnaire, après . certain nombre de divisions suivant le développement mont ndique, peut donner lieu à deux cellules, dont une soit ég ile par sa constitution bioplasmatique, à la cellule apicale me: qui à été le point de départ de la prolifération. En indiqua par a’ cette cellule apicale, et par #, c’, d',e'...p les au re cellules, on arriverait, dans cette supposition, à obtésié com m ci de la division de la cellule v’, deux cellules, dont 1 ane

y et l’autre 4’. De cette manière, celle-ci, se trouvant | ke conditions égales à celles dans lesquelles se trou la première cellule apicale 4’, serait naturellement capable le suivre la même évolution, en donnant lieu à d'autres cellules e

mant à son tour au même point de départ. On comprend ent que, par ce développement cyclique, la production des illes pourrait se faire indéfiniment.

B en que, par ce mode de développement, on arrive à donner e explication apparemment satisfaisante du phénomène en v, 22

tion, je crois néanmoins que les phénomènes ne se passent ne réellement de cette manière. me.

# 2.4 ju effet, si le développement était vraiment cyclique, le 2

nbre des feuilles devrait être indéfini et les feuilles pro- 1 4 tes par la tige, dans les diverses périodes de sa vie, de- à yraient être toutes identiques entre elles, ce que je ne crois à as qu'on puisse aflirmer. 3 : Jette identité parfaite des feuilles est loin d’être démontrée. 3 crois, au contraire, qu’un examen, même superficiel, d’une û aie quelconque est suflisant pour nous prouver que cette : ntité n'existe pas. Quoique apparemment semblables dans 8 ains cas, les feuilles des plantes ne sont pas toutes iden- < nes, mais diffèrent au contraire entre elles, soit par leur J me , Soit par leur constitution interne ou externe. 3 ro part, le nombre des feuilles, bien que très grand, À

et parfois extraordinaire, n’est pas indéfini. + s i les limites de la production des feuilles ne peuvent pas : tre connues dans les plantes qui ont une durée de vie très 2. long e, il n’est pas diflicile de la constater dans celles où la & durée de la vie est courte. Mais personne ne pourra af- £ fr er que la durée de la vie de certaines plantes, quoique très ‘0 )ngt 1e, soit indéfinie. Il est, au contraire, très probable et, 2 je dirai même très sûr, que cette durée est limitée, bien que dE ces limites soient tellement éloignées qu’elles échappent à É btre observation directe. Or, s’il en est ainsi, le nombre des Ë euilles, doit, lui aussi, être défini. < s considérations ne me permettent pas de croire que le 4 loppement cyclique puisse être appliqué à l'interprétation RE

u développement des végétaux. Je ne crois pas que les cel- ‘4 apicales de la tige reviennent jamais à leur vrai point à

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