TE M
he L
plus ou moins avancée, selon les différents organismes que nous considérons. ;
Mais ce n’est pas là tout ce qui constitue la potentialité de % l'oeuf fecondé.
La potentialité de celui-ci est, comme nous l’avons démon- EX tré (1), l'ontogénèse tout entière dans sa plus vaste signification, à savoir l’ensemble de toutes les manifestations çcaractérisant la vie de l'être, à partir de l'oeuf dont il dérive jusqu'à la production d'un autre germe. :
Il faudrait donc, pour que la potentialité des oeufs en question, se développant parthénogénétiquement, fût égale a celle des oeufs fécondés, que les êtres, issus par développement parthénogénétique, non seulement donnassent lieu à toutes les manifestations ontogénétiques caractéristiques des êtres issus des oeufs fécondés, mais qu’ils produisissent aussi des oeufs ou des spermatozoïdes, tout comme le font ces derniers.
Or, c’est ici le noeud principal de la question.
Nous pouvons bien admettre, si nous le voulons, qu'un de
ces oeufs parthénogénétiques puisse produire un organisme complet, capable d'arriver jusqu'à la production des ovogonies ou des spermatogonies; mais pourront-elles, ces cellules, accomplir leur maturation?
Tout comme l'oeuf dont elles dérivent, ces cellules génétiques ne contiendront dans leur bioplasma que des biomolécules femelles. Comment pourra donc se faire l'addition biomoléculaire nécessaire pour la régénération des biomolécules … femelles, puisque les biomolécules mäles avec lesquelles elles doivent s’additionner font complètement défaut ?
Evidemment, elle ne sera pas possible, et la régénération des biomolécules femelles primitives ne pourra, par suite, avoir lieu que par la simple assimilation aux dépens des substances du milieu, ce qui n’est pas absolument impossible, mais du moins très peu probable.
(1) V. ITI° partie. L’ontogénèse et ses problèmes.
| … : SRE MAS VE vi r. | 4Ô Fe L È P" Le ? e ré an v > . , d ‘1
Dans cette catégorie de phénomènes parthénogénétiques, il it placer, selon moi, tous ces cas de parthénogénèse expémentale dont le nombre va s'accroissant chaque jour. Je dire tous ces cas où l'on constate que des oeufs, desinés normalement à être fécondés et ayant émis deux corpuscules polaires, sont néanmoins aptes à se segmenter sans fé vondation préalable,
Comme je ne puis citer ici tous les exemples de cette prétendue parthénogénèse, je renvoie le lecteur aux travaux spéciaux sur ce sujet, et à une revue de la parthénogénèse publiée tout récemment par PuicLips (1). Je me bornerai seulement à faire remarquer que, dans tous ces exemples, les xpérimentateurs n'ont pas obtenu une phase de développement L: lus avancée que celle de larve et que, dans la plupart des cas, Dreiation s'arrête bientôt, ou progresse irrégulièrement, 1e dépassant jamais la phase de blastula ou de gastrula, ainsi " qu'il a été constaté dans la prétendue parthénogénèse de quelques Vertébrés.
Mais quel que soit le développement obtenu par la voie D ue, nul doute que ce développement ne repréente qu'une portion minime de l’ontogénèse tout entière de l'organisme, telle que nous l'avons définie dans les pages préce édentes. Il faut donc avouer que les expérimentateurs ont | exagéré la portée de leurs résultats, en interprétant comme un développement parthénogénétique complet, comparable à celui de la parthénogénèse normale, ce qui n’est en réalité qu'un commencement de développement. Les conclusions qu'ils en tirent ne sauraient être exactes que si l'organisme issu ÿ parthénogénétiquement arrivait au bout de son cycle vital: ce que jusqu'ici personne n’a encore obtenu.
(1) Puinrips E, F, — A Review of Parthenogenesis, — Proceed, of the Amer, Philos. Soc., vol. XLII, n, 174. Philadelphia 1903, pp. 275-345. — On trouve dans ce travail une liste complète des travaux relatifs à cette
question.
c) Parthénogénèse arrhénoloque. — Non venons de vo ’ que si la vraie parthénogénèse des oeufs ayant émis del corpuscules polaires n’est pas absolument impossible, elle e du moins très peu probable. Il nous reste cependant à co E sidérer un Cas spécial où cette parthénogénèse est possible, avec des résultats tout-à-fait particuliers.
Nous avons vu au chapitre précédent que la biomolécul: femelle ne peut posséder un nombre d’atomes plus grand qu le triple des atomes qui constituent la biomolécule mâle Comme nous avons jusqu'ici traité seulement des cas inter- s médiaires, nous devons maintenant examiner tout particu= lièrement ce cas extrême, où le nombre des atomes des bio- molécules femelles est le triple ou à peu près de celui des , biomolécules mäles, sans quoi évidemment nos considérations E seraient incomplètes par rapport aux phénomènes biologiques naturels, où toutes les combinaisons sont possibles.
Supposons donc que la biomolécule femelle b soit égale à 34. (Il est toujours sous-entendu que nous faisons abstraction de la structure moléculaire et ne considérons que le nombre des … atomes). Il s’ensuivra que dans les formules indiquant la longueur des périodes de préparation sexuelle (pag. 124), nous obtiendrons:
ça +y = 3b—a—3 (34) — a = 9a — à = Sa.
Cela veut dire que, dans ce cas spécial, la durée de la période de préparation màle sera nulle et que celle, au con= #3 traire, de préparation femelle sera très grande. <
En d’autres termes et d’une facon plus concrète:
Soit un oeuf fécondé, contenant, par suite, les deux sortes de biomolécules. Pourra-t-il, cet oeuf, par son développement, aboutir à la production de cellules génétiques mâles, de sper- matozoides ? Pourra-t-il en somme engendrer un mâle ? J
Nous avons vu au chapitre II que le résultat de la pré
paration sexuelle mäle est la transformation des biomolécules,
EC
vd
Ve
Dr De "A
JT; Se
de manière que, par leur addition, elles puissent produire quatre biomolécules égales aux biomolécules mâles primitives
et, par suite, que la somme de leurs atomes soit le quadruple du nombre des atomes de celles-ci. Mais dans le cas que nous considérons, où les biomolécules femelles ont un nombre d'atomes qui est le triple de celui des biomolécules mâles, cette condition est atteinte dans l'oeuf même aussitôt qu'il est fécondé : (a + b = a + 34 = 14).
Si donc ces biomolécules étaient, par leur structure, additionnables, elles s'additionneraient dans l'oeuf même, en produisant quatre spermatozoides. Mais nous avons démontré au chapitre III que cela n'est pas possible.
Or, si elles ne sont pus additionnables, les transformations caractéristiques des périodes de préparation et de maturation ne pourront plus aboutir à la formation de cellules génétiques mäles, de spermatozoïdes, c'est-à-dire que l'évolution génétique dans le sens mâle ne sera plus possible.
Nous voici donc arrivés à cette curieuse conclusion que, dans ce cas spécial, les oeufs fécondés ne peuvent engendrer des mâles, mais seulement des femelles. Voilà un exemple, peut-être le seul parmi les phénomènes biologiques, où l'on peut conclure que la nature du sexe est prédéterminée dans l'oeuf mème, indépendamment des conditions du milieu.
Passons maintenant à considérer les oeufs parthénogénétiques.
Ces oeufs, ayant émis deux corpuscules polaires, ne contiendront donc que des biomolécules femelles b, les autres, les mâles, ayant disparu dans l'addition biomoléculaire. Ces oeufs pourront.ils se développer ? et dans ce cas, quel. sera’ le résultat de leur développement ?
Nous avons démontré tout à l'heure, en traitant de la fausse parthénogénèse, que le développement d'un oeuf parthénogénétique, ayant émis deux corpuscules polaires, est tout-à-fait rationnel et compréhensible si l'on s'en tient au simple développement de l'être, mais qu'il devient sinon impossible, du
Doi PLUIE RE tés TR | É et à SU k de F si L AA Tai -& CRT: (a " Le à, Le L + Lan " e 2 # » Fe DE c re À , 5! AR Æ EI ET “= rh 2 si : \ - Ce A * s: É AT ñ « NUE — 152 eee +. Ca
pement, c’est-à-dire la régénération d’un autre oeuf.
Or, si la probabilité de développement complet est très petite pour les oeufs où les biomolécules femelles n’ont pas un grand nombre d’atomes, elle est évidemment plus petite en-
core pour ces oeufs où les biomolécules femelles en ont le plus
grand nombre possible. La régénération des biomolécules femelles, à elles seules, sans l’addition biomoléculaire, et, par suite, par la seule assimilation aux dépens des substances du milieu, présenterait dans ce cas des difficultés bien plus graves que dans les autres. Il est donc improbable et presque impossible que ces oeufs parthénogénétiques puissent suivre l’évolution génétique femelle, c’est-à-dire qu’ils puissent engendrer des femelles.
Mais il en est autrement de l’évolution génétique dans le sens male.
Nous savons en effet que, dans ce cas, les biomolécules femelles » sont égales par le nombre de leurs atomes au triple des biomolécules mâles 4, (b—34). On comprend donc facilement que ces biomolécules ne doivent pas rencontrer des diflicultés très graves pour aboutir à la régénération des biomolécules mâles. Elles n’ont qu’à s’ajoindre par l'assimilation
un nombre d’atomes égal à a. (3a + a — 4a). Et comme a
est un nombre petit, cette tàche sera encore plus facilement remplie.
Il s'ensuit donc que les oeufs se développant parthénogénétiquement et ayant émis deux corpuscules polaires ne peuvent engendrer que des mâles.
Les exemples de cette sorte spéciale de naïthénogéres bien qu'ils ne soient pas abondants en nature, ne font pas néanmoins complètement défaut. Y appartient sans aucun doute l’intéressante parthénogénèse des Abeilles et peut-être celle aussi des espèces du genre Vernalus et de quelques Formicides.
On sait en effet que chez Apis mellifica, les oeufs émettent tous deux corpuscules polaires, et que de ces oeufs, ceux qui
sont fécondés produisent toujours exclusivement des femelles (reine, et ouvrières), tandis que ceux qui ne reçoivent pas le spermatozoide peuvent se développer parthénogénétiquement, mais ils n’engendrent jamais que des mâles.
Ce phénomène si intéressant et en même temps si étrange et jusqu'ici inexpliqué recoit donc, par mon interprétation, une explication à la fois simple et rationnelle.
Mais l'examen de la parthénogénèse chez ces espèces nous amène nécessairement à en considérer la spermatogénèse.
Il est en effet évident que les oeufs parthénogénétiques ayant émis deux corpuscules polaires ne possèderont que la moitié du nombre normal de chromosomes, les seuls chromosomes femelles. Les cellules génétiques des mâles qui en dérivent ne posséderont donc, elles aussi, qu'un nombre de chromosomes moitié du normal. Si donc la spermatogénèse s’accomplissait de la façon normale, ee nombre se réduirait encore à la moitié, c’est-à-dire à un quart du nombre normal (a+ ‘/4= 1/,). Et comme ce phénomène s'accomplirait à chaque génération, il est incontestable que le nombre des chromosomes dans ces espèces diminuerait à chaque génération et tendrait à devenir nul: ce qui évidemment n'est pas possible.
Mais si nous examinons attentivement notre mode d'interprétation, nous pouvons comprendre facilement comment ce nombre peut se réintégrer au normal et prévoir, à un point de vue tout-à-fait théorique, comment doivent se passer dans ce cas les phénomènes de la spermatogénèse.
Nous avons vu que les biomolécules femelles (b = 3a) n'ont qu'à s'adjoindre un petit nombre d'atomes (a) pour arriver à en posséder le quadruple des biomolécules mâles (3a + à = 4a). Lorsque l'assimilation de ces atomes sera accomplie, les biomolécules femelles se diviseront donc, par deux divisions successives, en quatre biomolécules mâles 4, et cela, sans addition biomoléculaire préalable, qui ne peut naturellement avoir lieu dans ce cas, à cause de l'absence des biomolécules mâles. La
oh :
division des biomolécules sera suivie de celle des biomo et celle-ci, de la cytodicrèse. ER En examinant donc un spermatocyte de 1 ordre à l'instant de sa maturation, nous verrons: 1°) que la cytodiérèse ne se pas précédée de la phase de synapsis; et cela, à cause de l’absence d’addition biomoléculaire; 2°) que les chromosomes. seront quadrivalents, c’est-à-dire qu’aura lieu la formation des tétrades, et cela à cause des deux divisions successives ; 3) que le nombre de chromosomes sera le même que dans les autres cellules génétiques, parce que l'absence d’addition biomoléculaire n’a pas pu réduire ce nombre; 4) que deux cytodiérèses se suivront sans être séparées de la période d'assi- K; milation; 5°) que les quatre spermatides contiendront unes nombre de chromosomes égal à celui du spermatocyte de 1er # ordre et, par suite, moitié du normal.
Les phénomènes de la spermatogénèse se présenteront done: dans ce cas avec des manifestations à peu près égales à celles de la spermatogénèse normale (tétrades et deux divisions successives); mais la phase de synapsis manquera et le nombre
urS “ Ê