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Les quatre microcytes mâles, par exemple, pourraient a dans le corps de l’autre Infusoire et s’y unir avec les micro- + cytes femelles. Dans ce cas, l’infusoire mâle dépourvu de tous À ses microcytes périrait sans aucun doute, mais il se formerait quatre individus aux dépens du corps de la femelle seule. :
Ou bien chacun des quatre microcytes pourrait se diviser, en donnant lieu à huit microcytes dans chaque Infusoire, dont quatre passeraient d’un individu à l’autre. Dans ce case “0 chacun des deux Infusoires possèderait quatre microcytes mâles et quatre femelles, dont l’union pourrait former quatre : microcytes complets, et, en tout, huit microcytes complets. Aucun des deux Infusoires ne périrait, mais le développement LE des huits individus devrait se faire aux dépens du corps des. Re conjugués. É.
Ou bien encore les microcytes peuvent disparaitre partiel EN lement, en donnant lieu à des résultats plus ou moins divers, 24 , mais sans que le phénomène fondamental en subisse une a. 4 tération substantielle. de
Toutes ces modalités sont théoriquement possibles, et il n ar à pas improbable qu’elles se trouvent réalisées en nature. Nous ne connaissons maintenant que trop peu des phénomènes de reproduction des êtres inférieurs, pour que l’on puisse exclure te leur réalisation dans quelques-uns des nombreux phénomènes Vs 2 jusqu'ici inconnus. ; 4
Chez la plupart des Infusoires où la conjugaison a été étu- … diée dans ses manifestations intimes, il semble qu'il s’agit de la disparition partielle des microcytes et de la division du # microcyte restant en deux autres, dont l’un passe dans l'autre É. Infusoire, pour s’unir au microcyte resté en place. |
La disparition de trois des microcytes dérivés des deux di-. visions successives est un phénomène qui ne nous intéresse # pas dans cette question. Nous pouvons cependant en donner = 2 une explication si nous considérons que ces microcytes oc
Me =
ET = A e
TES — 185 — eu pent dans le corps de l’Infusoire une place différente. Des quatre microcytes en effet, un seul conserve dans le macrol cytode la place qu'il avait avant la division; les autres se … trouvent portés, à la suite des phénomènes de division, dans —… des endroits plus ou moins éloignés de la place primitive. “—….. Or c'est à ce déplacement que l'on doit, selon moi, la dis- …… parition de ces microcytes.
…. Le macrocytode des Infusoires présente, comme les recherches l'ont démontré incontestablement, des différencia- “ —…. tions comparables à celles du soma des Métazoaires. Il y a, dans lui aussi, localisation des cils, des vésicules pulsatiles, “à des vucuoles alimentaires etc. de toutes les parties, en somme,
ES qui le caractérisent. Rien donc de plus naturel que, dans le Le macrocytode, le microcyte possède, lui aussi, une place dé- ; terminée, tout comme l'ont les cellules sexuelles dans le soma des Métazoaires.
Er … Or, s’il en est ainsi, on conçoit aisément que si des micro- | cytes, pendant leurs divisions, sont portés dans des endroits du macrocytode, qui, bien que peu éloignés de la place destinée # au microcyte, possèdent néanmoins des fonctions physiolose giques différentes, ces microcytes ne pourront plus vivre et ‘4 seront, par suite, forcément entrainés vers la dégénération. % . Quoi qu'il en soit, il est sûr que les deux Infusoires qui } ont échangé leurs microcytes se trouveront en condition de } posséder un microcyte égal au microcyte de leur progéniteur * primitif à la phase initiale 4. Car l'Infusoire femelle aura s recu de son conjugué le microcyte contenant les biomolècules … mäles et viceversa. On conçoit donc que les deux sortes de … microc#tes, se trouvant par ce fait dans le même Infusoire, pourront s'unir et reconstituer un microcyte complet égal & au microcyte primitif. C'est dans cette union que consiste la ….… vraie fécondation, parfaitement comparable à l'union du sper- . matozoide à l'ovule chez les êtres pluricellulaires. 7: Or, nous savons que le macrocyte dérive du microcyte, à
DE Ja suite de sa division après la conjugaison, et de transfor-
lieu aux mêmes rl et, par suite, à d'un nouveau rares
Doon Il s’agit là d'un phénomène parfaitement ol à la mort des cellules somatiques des Métazoaires, et nous à pouvons trouver une explication de cette mort naturelle a fatale dans les causes mêmes qui amènent fatalement la mor # du soma des êtres pluricellulaires. ne En effet, si, à chaque division de l’Infusoire, les deux macrocytes qui en dérivent étaient identiques au macrocyte 1 a mitif et égaux entre eux, on ne saurait comprendre pourquo leurs divisions ne se poursuivraient pas indéfiniment. Mais ; comme, dans notre interprétation chaque macrocyte n° est jamais égal à celui dont il dérive; comme, à chaque division, | ? , macrocyte procède, lui aussi, tout comme le microcyte, vers un point déterminé qui est le bout de son évolution, on com prend facilement que la série des transformations qu’il peu accomplir doit avoir des limites. Et ces limites seront évidemment déterminées par la constitution chimique du bioplasma du macrocyte, parce que de celle-ci est étroitement dépendante la nature des transformations qu’il pourra subir. D'où l’on conçoit encore que, la constitution bioplasmatiqt :. du macrocyte étant différente chez les diverses espèces d'Infusoires, les limites de leur vie naturelle seront, elles aussi différentes, et que la mort naturelle, la dégénération du ma s crocyte, n’interviendra qu'après un nombre de divisions déterminé pour se, pese: J
crocytes nouveaux n’étant que des modalités dont . tance est tout-à-fait secondaire.
Le KT HIEE sf té | Fete 2 A + OR
Malhe es nos connaissances actuelles sur le rajeuisseme x des espèces de ce groupe ne sont ni complètes ni ractes. Il faut donc que d'autres recherches soient entreprises et que toute l'attention soit reportée sur le moment où les deux divisions successives, résultant de l'addition bio
moléculaire, vont avoir lieu.
En résumé, nous pouvons donc conclure:
. 1° Le corps des Infusoires est parfailement comparable 2 i celui des Mélazoaires : le microcyle avec son micronucléus £ correspond aux cellues sexuelles des Mélaïoaires ; le ma- Er. avec son macronucleus, aux cellules somaliques ; le vacrocylode el ses organiles, awr différencialions hisloloes caractérisant le soma.
3 2 Un parallélisme parfait entre les Infusoires el Les Mé- “laïoatres est aussi possible au point de vue physiologique. Ye 3° Les divisions des Infusoires el, par suile, du microcyle pre renferment, représentent les phases de leur période de éparalion sexuelle. Celle période, lout conune chez les Mélazoaires, esl en même lemps la période de mulliplicalion. 4 Le développement suivi par les Infusoitres dans leur 4 2 éparalion sexuelle est très probablement le développement J monodique. Celui ci seul peul expliquer tous les phénomènes | accompagnant leur évolution.
» 5° Les Infusoires ne sont pas moins mortels que les Mé- “laïoatres, el la mort est, pour eur aussi, une conséquence > el inévilahle de leur conslilulion même el de leur deeloppément.
G Les individus issus d'un seul progénileur peuvent 2 lous du méme sere ou de sexe différent. Cela dépend de » que l'on considère el des condilions du mnilieu. >. à : Les périodes de préparalion sexuelle ne peuvent étre io même longueur dans le sens maûtle el dans le sens fe-
ég
8° Les phénomènes intimes de la conjugaison sont parfailement les memes que ceux de la fécondation. Dans € ai F microcyle, arricé à la phase de maturation sexuelle, a He l'addilion biomoléculaire, avec des résultats parfaitement analogues à ceux de la maturation des cellules sexuelles. D'où. = les deux divisions successires du microcyte, la disparition £ dans le microcyte môûle des biomolécules femelles et viceversa, j + £ la nécessité de l'union des microcytes complémentaires Dour. # la reconstitution d'un microcyte égal au primitif. FES
% Par Le fait méme de celte reconstitution, l'Infusoüre “ ex-conjugue est raineneé à à La phase initiale de son déveloy 58 pement, tout comme l'élait son progénileur, d'où la possibilité de suivre à son tour une évolution égale à celle que son Pr geniteur même & Ssuitie.
Nous venons de voir, dans cette partie de mon travail, comment dans l'organisme peuvent se former des cellules ca e pables de régénérer un autre individu égal à celui-là même
importante, la reproduction, ne consiste que dans la formation dans l'organisme d’une cellule égale à celle même dont il est dérivé. On concoit donc facilement que s’il en était toujours ainsi, tous les individus des différentes générations devraient être parfaitement identiques entre eux.
Nous avons donc fait complètement abstraction de toute wa= à riation, c’est-à-dire que nous avons envisagé les phénomènes de la reproduction à un point de vue tout-à-fait idéal et théo- à rique. Nous avons en somme suivi la même méthode que les physiciens dans l'étude des problèmes complexes de la phy- # sique et de la mécanique. C’est, à mon avis, la meïlleure mé È thode; car elle nous permet d'étudier un phénomène, quelque complexe qu'il puisse être, avant tout dans sa nature même; +
indépendamment de toutes les autres conditions pouvant in
LE
* sur ses manifestations; D eut do ons QE es dti mat qu nous en représente < ent le cours idéal tous les autres facteurs dont on doit tudier et déterminer l'action. c |
Afin de compléter notre étude, nous devons donc y ajouter 1 des actions pouvant modifier plus ou moins profonément le cours normal et idéal du phénomène fondamental jologique, et déterminer aussi exactement que possible la eur de ces actions et des conséquences qui peuvent en déver. C'est ce que nous tenterons de faire dans la IV et derié re partie de ce travail: La VARIATION ET L'ORIGINE DES