PARIS E. LEROUX , LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE
!2, lUE nOMAI'AKTE.
in 2010 witii funding from
University of Ottawa
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rRÉFACE
Le Japon est aujourd'hui, et avec juste raison, l'objectif de toutes les nations civilisées, car il s'y fiiit une révolution qui n'a aucun précédent dans l'histoire.
Nous ne connaissons le Japon que depuis dix ans environ, c'est-à-dire depuis le jour où, rompant brusquement avec tous leurs vieux préjugés, les Japonais ont ouvert leurs ports aux étrangers.
Ce peuple, qui, jusqu'à ce jour, avait évité le contact de ceux qu'il appelait les Barbares d'Occident, éprouve tout d'un coup un besoin ardent de connaître ce qui se passe en dehors de ses relations séculaires. Ce besoin est si fort, qu'il n'a pas la patience d'attendre ce qu'on veut bien lui apporter, il prend les devants; il envoie ambassades sur ambassades pour voir, et avec ordre de prendre tout ce qu'elles croiraient devoir rapporter. Celte mission a été bien comprise, car on voit fonctionner aujourd'iiui, dans ce pays, des chemins de fer, des bateaux à vapeur et des machines de toutes sortes;
(•"('sl (liro qut' les Japonais se scrvciil de loiilt's les inventions modernes.
Ce penple, qui, en si peu de 1(M1ij)s, est arrivé à cliani:;!'!" son exislenee nialérielle, doit èlre nn ])euple éminemmenl inlelligenl, el l'on devait trcuiver chez lui le produit de cette intelligence. Notre espoir n'a pas été déçu, car nous avons vu cl nous voyons arriver, chaque jour, des merveilles dt; ce pays ; ce sont des bronzes, des ivoires, des porcelaines, des laques, des étolTes, etc. Tous ces objets, qui ne sont probablement (ju'une faible partie de leurs richesses manufacturières, sont si bien travaillés que, notre industrie peut les leur envier et, [tar suite, désirer connaître les procédés dont ils se servent pour atteindre d'aussi beaux résultats. J'ai donc cru bien faire en commençant par la laque une série de traductions de brochures ayant toutes trait à l'industrie de cette population si sympathique à tous égards ; car je suis heureux de constater, en passant, que les Japonais sont aussi doux et affables dans leurs relations qu'ils sont intelligents et ha-
l»iles dans leurs procédés de fabrication.
P. Orv.