‹ Les procédés nouveaux de diagnostic du cancerChapitre 8 sur 13 · VI. — Endoscopie · texte numérisé non relu

VI. — Endoscopie

Les méthodes endoscopiques se sont perfectionnées surtout par des modifications de l’outillage. La plupart des instruments actuellement en usage sont munis, à côté de l’appareil éclairant et optique (dans lequel on substitue aussi souvent que possible la vision directe à la vision à travers un prisme), d’un système opérateur : sondeur, cautérisateur, préhenseur. La trachéoscopie, la bronchoscopie, l’œsophagoscopie, la recto-sigmoïdoscopie ont dès leur début profité de l’expérience acquise par la cystoscopie; ce ne sontplus des méthodes d’inspection simple, mais avec elles on pratique couramment la biopsie et on porte le traitement en lieu et place.

Les méthodes endoscopiques sont loin d’être nouvelles, mais elles ont atteint un degré de perfectionnement inattendu, et rendent journellement d’immenses services; par exemple, ce diagnostic qui fut fait de visu et par biopsie d’un cancer d’une grosse bronche, sur un malade du service de M. Rénon, en 1910; le diagnostic aisé des pseudo-cancers et du cancer de l’oesophage, le traitement de ce dernier par le radium, manipulations aujourd’hui simples, il y a peu de temps encore incertaines ou impossibles (Guisez, 57).

Il est permis d’espérer que l’estomac deviendra bientôt à son tour accessible pratiquement à la vue: nous en parlerons plus loin avec les autres procédés nouveaux de diagnostic applicables à l’estomac supposé cancéreux.

VIL — Diaphanoscopie .

L’éclairage interne des cavités permet quelquefois de reconnaître par une tache d’ombre un épaississement de la paroi. C’est ainsi que la diaphanoscopie est d’une utilité considérable dans l’examen des sinus de la face et qu’elle permet parfois la constatation précoce d’une lésion dont la nature devra d’ailleurs être déterminée par d’autres procédés.

Dans cet ordre d’explorations, le progrès le plus récent est, croyons-nous, la diaphanoscopie du fond de l’œil par éclairage de la voûte du pharynx. Langenhan (58) introduit son ophtalmodiaphanoscope profondément dans la bouche et cet instrument illumine si intensément les cavités orbitaires que l’opérateur peut examiner le fond de l’œil dans certains cas sans l’aide d’aucun autre instrument. Le diagnostic par exemple, entre un décollement simple de la rétine et un décollement séreux masquant un cancer serait aisé, car on se rend compte im¬

médiatement de la transparence ou de l’opacité des formations pathologiques du fond de l’orbite; et l’opacité une fois établie, les méthodes ophtalmoscopiques ordinaires arriveront plus rapidement à établir s’il s’agit d|une hémorragie, d'un nævus pigmentaire ou d’une tumeur.

Page 1