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ACIDE FORMIQUE

Form. : H-C02H

Pour préparer Facide formique (fig. 39), on introduit 500 grammes de glycérine dans une cornue

Fig. 39. — Préparation de l'acide formique.

d'une contenance de 5 et 6 litres. Après avoir ajouté 500 grammes d'acide oxalique cristallisé, et 100 grammes d'eau, la cornue est chauffée pendant

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deux heures à une douce chaleur. 11 se dégage de l'acide carbonique; on ajoute 500 grammes d'eau et on distille à feu nu, de manière à recueillir 600 centimètres cubes de liqueur. Celle-ci est rectifiée et transformée en formiate de plomb dont on peut facilement régénérer l'acide formique.

D'après M. Lorin, on peut obtenir un produit plus concentré par le procédé suivant.

On mélange, dans une cornue relativement grande, parties égales de glycérine et d'acide oxalique pulvérisé. On chauffe l'appareil muni d'un thermomètre dont le réservoir plonge dans le mélange en réaction, et on a soin de ne pas dépasser 100°. Le dégagement gazeux se produit lentement et, en même temps, il distille peu à peu de l'acide formique à la concentration indiquée. L'opération doit être conduite avec lenteur; mais si, par des additions d'acide oxalique cristallisé et pulvérisé, faites périodiquement, on maintient le niveau à peu près constant dans la cornue, la production d'acide se continue avec régularité. L'eau est fournie par l'acide cristallisé qui en contient deux molécules (1).

TRINITRINE.

Syn. : Nitroglycérine, azotate de glycéryle. Form. : C3H5(Az03)3

On mélange à la température de 30° la glycérine

(1) Jungtleischj Manipulations de chimie.

à trois fois son poids d'acide sulfurique à 1.84. En même temps, on prépare un mélange à poids égaux d'acides sulfurique et azotique purs et monohydratés. Les liquides étant refroidis, on prend 4 parties en poids du premier mélange et 6 parties du second; on les mélange peu à peu; la température s'élève de 10 à 15° au plus. La réaction ainsi conduite est très lente et demande au moins vingtquatre heures pour être complète. Le nitroglycérine vient alors surnager à la surface ; on la sépare et on la lave soigneusement à Teau distillée, puis on la sèche dans le vide ou à une température maximum de 40° (1).

La trinitrine est liquide, jaunâtre, très peu soluble dans l'eau, peu soluble dansl'alcool éthylique froid, très soluble dans l'alcool méthylique et dans l'éther. La saveur est brûlante, faiblement aromatique et sucrée tout à la fois ; sa densité est de 1 «60 ; elle cristallise à — 2°. Chauffée doucement, elle s'enflamme bientôt et brûle en dégageant des vapeurs nitreuses. Mais une élévation subite de température ou des vibrations mêmes modérées provoquent immédiatement une décomposition instantanée, accompagnée d'une explosion violente. Les acides la décomposent facilement à froid et plus rapidement à chaud.

(1) Andouard, Nouveaux cléments de pharmacie, p. 461,

URÉTHANE 193

URÉTHANE.

Syn. : Carbamate d'éthyle ; éthyluréthane.

Form. : CO '

AzH2

On peut préparer ce corps : 1° en faisant agir l'ammoniaque sur le chlorocarbonate d'éthyle ; 2° par Faction de l'ammoniaque anhydre sur le carbonate d'éthyle (éther carbonique") ; 3° par l'action de l'alcool sur le chlorure de cyanogène.

D'après ce dernier procédé, on l'obtient en chauffant pendant quelques heures au bain-marie en vase clos, de l'alcool ordinaire saturé de chlorure de cyanogène. On ouvre le récipient, on sépare les cristaux de sel ammoniac et l'on distille le liquide. Il passe, en premier lieu, du chlorure d'éthyle provenant de l'action secondaire de l'alcool sur l'acide chlorhydrique formé d'abord, ensuite de l'alcool et de l'éther carbonique, enfin de l'uréthane qui cristallise en se refroidissant.

Pour la préparer au moyen du carbonate d'éthyle, on abandonne cet élher avec son volume d'ammoniaque, dans un flacon bouché jusqu'à ce qu'il ait complètement disparu, Le liquide alcalin évaporé dans le vide au-dessus de l'acide sulfurique, laisse Turéthane comme résidu.

L'uréthane se présente en cristaux incolores, fu-

Trillat. Produits chimiques. 10

sibles à 80°, très solubles dans l'eau et dans l'alcool. Elle est employée comme hypnotique.

ACIDE TRICHLORACÉTÏQUE.

Form. : CG13C02H

Le chloral fournit par oxydation l'acide trichloracétique

CC13GOH + 0= CC13C02H

On opère de la manière suivante :

Dans un ballon de 375 centimètres cubes, on introduit 100 grammes d'hydrate de chloral cristallisé, que Ton liquéfie en chauffant très doucement; au produit liquide, mais non surchauffé, on ajoute iO grammes d'acide azotique fumant, et onchauffe doucement jusqu'à ce que des vapeurs rutilantes, en se dégageant, indiquent le commencement de l'oxydation. On supprime aussitôt le chauffage et on abandonne le mélange à lui-même dans un endroit où les vapeurs rutilantes qu'il dégage ne sont pas susceptibles de gêner. La réaction se continue spontanément : elle est achevée lorsque les vapeurs nitreuses cessent de se dégager.

On soumet alors le produit à la distillation dans un appareil muni d'un thermomètre. Jusque vers 125°, il passe surtout de l'acide azotique ; au delà, on recueille un mélange de cet acide et d'acide trichloracétique. Ce dernier passe presque seul à

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partir de 190° ; on le recueille à part et il se solidifie dans le récipient.

Le mélange recueilli entre 125° et 190°, chauffé avec l'acide azotique, s'oxyde et fournit ensuite à la distillation une nouvelle quantité de produit.

On obtient ainsi environ 60 grammes d'acide trichloracétique. Le rendement est un peu plus élevé quand, au lieu de provoquer par la chaleur l'oxydation rapide du chloral hydraté, on laisse réagir peu à peu, pendant plusieurs jours, à une douce température, un mélange d'une partie d'hydrate de chloral et de trois parties d'acide azotique fumant. On isole l'acide trichloracétique par distillation, ainsi qu'il vient d'être dit (1).

L'acide trichloracétique cristallise en rhomboèdres fondant à 52°. Il bout à 195°. Il possède des propriétés antiseptiques.

IODOL.

Syn, : ïétraiodure de pyrrol.

Fonn. : C4l4AzH

Le pyrrol est un produit retiré des huiles provenant de la distillation de la houille ou des os. Il n'appartient par sa constitution ni à la série aromatique, ni à la série pyridique. Sa formule répond

à la constitution :

ch = GHV

| )AzH

CH = GHX

(1) Juogfleisch, Manipulations de chimie, p. 762.

L'iodol se produit lorsqu'on fait agir l'iode sur le pyrrol en présence d'un dissolvant indifférent et de substances qui empêchent la formation de l'acide iodhydrique à l'état libre.

Pour obtenir Fiodol,on dissout 1 partie de pyrrol dans 200 parties d'eau et on ajoute 3 parties de potasse ou de soude caustique. On verse lentement dans ce mélange une solution d'iode dissous dans un iodure alcalin ; pour 1 molécule de pyrrol on emploie 8 molécules d'iode. Après chaque addition d'iode, on a soin d'agiter le produit de la réaction. Lorsqu'on emploie du pyrrol pur, le liquide qui surnage au-dessus du précipité formé se colore en brun; cette coloration indique la fin de la réaction. On décante, le précipité est ensuite dissous dans l'alcool chaud, en présence du noir animal et de nouveau précipité par addition d'eau.

On peut encore préparer l'iodol en ajoutant une solution alcoolique d'iode en présence d'un oxyde métallique, tel que l'oxyde de mercure.

L'iodol se forme d'après les réactions suivantes :

CWAzH + 41 + 20 = CWAzH + 2H2° î CWAzH + 4H1 + 40 = OHAzH + 4H20.

L'iodol est donc le tétraiodure du pyrrol. Il est employé comme antiseptique pour l'usage externe; son emploi est relativement restreint.

Il en est de même pour les dérivés chlorés et bromes du pyrrol. '

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