‹ Les produits odorants des rosiersChapitre 7 sur 18 · Odeur d'Hybride de Thé: La France, — Bessie Johnson s'en · texte numérisé non relu

Odeur d'Hybride de Thé: La France, — Bessie Johnson s'en

rapproche beaucoup.

16. Odeur de fruit ou odeur exquise: Socrate, Jaune Despi^ez,

Aline Sisley, etc.

17 . Odeur nouvelle, que je voudrais dénommer Odeur des Verdier,

fournie plus ou moins par tous les hybrides de la Rose Victor Verdier, entre autres Eugénie Verdier, Marquise de Castellane, Comtesse d'Oxford, Marie Finger et quelques autres d'importation récente. On a comparé ce parfum faible, mais délicat, à celui des pommes; à mon avis, il faudrait le définir : une fine odeur de rose mêlée d'une trace d'odeur agréable de térébenthine.

* Il s'agit là, très certainement, du JR. rublginosa (selon M. Crépin). - JR. lutea (odeur de punaise) (Crépin) .

^ Variété cultivée du R. arvensis (Crépin).

* Variété du Rosa pimpinellifolia (Crépin).

€ Les pétales (I) des variétés fortement odorantes présentent, sur leur face interne, de petites glandes parfumées ou vésicules, contenant une essence très volatile, et distinctement visibles sous le microscope. Celles de Y Eglantier odoriférant et de la Rose mousseuse sont même visibles à l'œilnu. En sorte qu'avec le microscope et un odorat très exercé [good olfactory practice), on pourrait aisément résoudre cette intéressante question : « Quelles sont les roses les plus odorantes? » A mon avis, et en partant de ces principes, les roses qui donnent les odeurs les plus pénétrantes et les plus agréables sont les suivantes :

€ La France, Goubault, Devoniensis, Maréchal Niel, Bessie Johnson, Madame Knorr, Pierre Notting et Charles Lefèvre,

« Il est à peu près de règle que les roses à couleur foncée possèdent une odeur très douce... Les roses cueillies après un peu de temps paraissent répandre plus de parfum. Enfin, les roses fleurissant sous verre donnent ordinairement plus d'odeur que celles de la même espèce qui fleurissent à l'air libre. »

Cette note provient sans doute d'un rhodologue très familiarisé avec les Roses de culture. Relevons cependant la remarque singulière faite par l'auteur à. propos des pétales des Roses odorantes, à la face interne desquels il décrit des glandes à huile essentielle : l'exemple cité du R. muscosa et du R. rubiginosa tend à prouver que c'est du calice qu il s'agit et non des pétales : or, il y avait lieu de distinguer entre l'odeur des sépales et celle de la corolle, qui sont tout à fait différentes. Comme on le verra plus loin, l'huile essentielle se trouve, en effet, chez les roses odorantes, logée dans les pétales, mais sans être contenue dans des glandes véritables, visibles à l'œil nu : si même Ton veut appeler glandes les papilles de la face supérieure des pétales, l'observation serait encore incomplète, car l'essence se montre aussi bien dans les éléments non papilleux de l'épiderme inférieur que dans celles-ci. Evidemment l'auteur n'a pas fait d'observations anatomiques véritables.

Il y a cependant beaucoup à retenir dans les rapprochements qu'il établit entre les roses cultivées, à ne considérer que leur fleur. Mais outre qu'il n'y a là rien de systématique et qu'il ne s'en dégage aucune conclusion générale, le nombre des catégories indiquées est trop considérable pour que l'on puisse

aisément s'y reconnaître; plusieurs d'entre elles doivent évidemment rentrer les unes dans les autres, à de faibles nuances près, ou, pour mieux dire, les nuances qui les séparent sont de même ordre que celles que l'on peut observer sur la même plante, dans des conditions différentes de culture ou de saison.

Il nous a paru préférable de mettre à part Todeur de Rose avec ses diverses variétés, et de répartir dans les autres groupes les espèces qui possédaient quelque autre odeur définie. Nous avons dressé ainsi un premier tableau provisoire de classification * que nous avons été amené, par de nouvelles recherches, à modifier ainsi qu'il suit :

/ franche. . Rose de Puteaux (R. damascœna).

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