Cf plus haut ce que dit Gobineau
4. Sur le rapide développement des villes grecques, dL cluipire I.
U» PROQBàs icONOMIQimS DB LA GBàCB
grecs des taxes très réduites — parfois môme l'entrée en firanchise
pour nombre de produits industriels étrangers.
a" L'absence de matières premières et avant tout de charbon. Il est snperflu de s'appesantir sor l'importance de l'obstacle; il suffit de rappeler qu'à ce point de vue la Grèce est encore plus mal lotie que l'Italie ^
S** L'al>sence de grands capitaux, d'autant plus sensible que, cbes un peuple essentiellement individualiste comme le peuple grec, les sociétés anonymes ne se développèrent qu'avec peine*.
4* L absence de connamanees techniques chez les patrons et la rareté d'ouvriers expérimentés.
Pour toutes ces raisons l'industrie grecque se bornait longtemps à quelques moulins à farine et à de rares filatures et tanneries. Pour 1867, Mansolas, dans ses RenseignemenU siatistiques sur la Grèce (en grec) ne relevait que vingt-deux fabriques avec deux cent quatrevingt-seize chevaux. Après 187O1 surtout après iSSola situation s'améliora; cependant les progrès restent lents, car beaucoujp de nou- ▼elles industries ne naissent pas viables. Quand Edmond Théry visita la Grèce, la situation était plus stable et les progrès constants; ceci appert clairement des trois tableaux comparatifs entre les années et X904 dressés par le directeur de VÉconomisU européen; ils concer^ nent :
x"" Les sociétés anonymes d'entreprises industrielles en Grèce;
Les entreprises d'éclairage et travaux publics ; 3* Les entreprises de mines.
Ces tableaux complétés^ montrent que depuis 1904, la Grèce indus . trielle pris un easçr inouL Le mot inotti ne sera j^s jugé trop ^ort quand on venra que la valeur en bourse du capital des sociétés anonymes a plus que décuplé en quatorze ans. Alors, en effet, que de 1S96 à 1904 il avait augmenté de 4>6 à 7,7 millions de drachmes ; de 1904 à 1918, il a^passé de 7,7 à 86,9 millions de drachmes. La chose est d'autant plus remarquable que depuis 1 époque où écrivait M. Thery, le tarif grec n'a pas subi d'augmentation sensible, tandis que, par contre, le change, qui jouait comme tarif protecteur supplémentaire, est revenu au pair. Mais laissons parler les chiffres :