‹ Les projets de mariage de la reine ÉlisabethChapitre 5 sur 92 · Mignel, Hist. </< Marie Stuart, I. I. j>. .'i · texte numérisé non relu

Mignel, Hist. </< Marie Stuart, I. I. j>. .'i

2. Mignet, Hist. de Marie Si mut, t. I, p. 02. D'après une dépêche de Quadra à Granvelle, :tO décembre 1560, Ar. hives de Simamas \\n. 815.

entretiens qu'il eût avec elle, et qu'il nous a racontés dans ses curieux mémoires1. Do tous ceux qui la virent de près et sans que le monde ait rien eu à en dire, c'est lui sans aucun doute qui a le mieux saisi, le mieux rendu, ce qu'il y avait en (die à côté d'une intelligence vraiment supérieure, de puérile et inconsciente vanité; c'est par ce petit côté que cette reine, qui a fait l'Angleterre si grande, s'est un peu amoindrie ; le marquis de Salisbury a pu dire d'elle, avec quelque raison : « C'était souvent plus qu'un homme, et quelquefois moins qu'une femme. »

Melvil était presque un Français ; élevé en France par le plus habile diplomate de son temps, Jean de Moulue, évéque de Valence, il avait été attaché pendant deux ans à la maison du grand connétable de Montmorency. Plus tard, quittant la France, il était allé en Allemagne, où l'électeur palatin l'avait gardé trois ans. Uevenu en France pour traiter du mariage de Charles IX avec l'une des filles de Maximilien, roi des Romains, mariage dont le cardinal de Lorraine avait porté les premières paroles et que l'électeur palatin favorisait de tout son

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