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2Gi LES PROJETS DE MARIAGE d' ELISABETH
avec l'infante, l'antorisant de nouveau à affirmer qu'il continuerait à entraver par tous les moyens les desseins de son frère dans les Pays-Bas. Saint-Gouard obéit, tout en faisant observer à Henri III que les avances de l'Espagne n'avaient pour but que de brouiller à la fois le duc avec Elisabeth et avec les Pays- Bas J.
Une tentative d'assassinat sur le prince d'Orange fut le premier avertissement des malheurs qui allaient suivre2 ; il devait se rendre dans la soirée du 18 mars à une fête donnée par le duc, au palais Saint-Michel, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance ; ce jour-là il avait eu à dîner quelques gentilshommes français. Au sortir de table, lorsqu'il traversa l'antichambre pour leur montrer une belle tapisserie, un jeune homme lui présenta un placet et, au moment où il avançait le bras pour le prendre, lui tira un coup de pistolet de si près que sa barbe et ses cheveux prirent feu. Il resta debout, mais aveuglé. « Qu'on ne le tue pas! » ce fut sa première parole, mais déjà l'assassin était tombé frappé de plus de vingt coups de poignard. Se