‹ Les projets de mariage, ou, Les deux militairesChapitre 19 sur 30 · H DES PROJETS DE MARIAGE · texte numérisé non relu

H DES PROJETS DE MARIAGE

Non , qu’il entre. Je vais lui parler d'une manière.. ... pedro, à parU

Ah ! diable ! ce n’est pas là mon compte. ( Haut. ) Non , monsieur , il ne faut pas que vous ayez rien à démêler avec cet étranger. Je le connais, c'est un homme terrible; vous, vous ïi'êtes ^as endurant; vous avez le bon droit de votre côté; vous n aimez pas qu’on vous trompe, et tous avez raison. Vous lui parlerez ferme; lui comme militaire, vous répondra sur le même ton; vqus vous fâcbrrez; il redoublera de force , d adresse, de ruse pour en venir à son honneur; et peut-être enfin que, malgré tous vos efforts , il cherchera querelle à son rival , il le tuera , et il enlèvera votre nièce.

( En colère . ) (Se radoucissant . )

Enîèver !.... je ne le souffrirai pas. Passe encore s'il la

demandait en mariage je pourrais consentir... • •

PEDRO

Est - ce qu’un galant de profession demande jamais une femme en mariage? Fi donc ! c'est trop commun ! Il l'enlèvera , c'est moi qui vous le dis.

Mais quel moyen emploiras-tu plus que moi ?.....

Oh ! un bien simple ! Je connais le colonel; au milieu de tons ses défauts , il a du bou vraiment. Il a d’ailleurs infiniment de confiance en moi , la plus grande idée de ma probité. Je lui parlerai en père , je le ferai rougir de ses erreurs. Je lui représenterai d’un ton pathétique les suites de ses supercherie*; je lui dirai , les larmes aux yeux, pourquoi venez-vous troubler la tranquillité d'une honnête famille; d’un homme paisible, qui n a d'autres sollicitudes que de marier dignement sa nièce? Je redoublerai de chaleur , d'éloquence; je le connais, il n'y résistera pas. Je le vois .déjà qu’il s'attendrie, il m’embrasse, il remonte à cheval, il s’éloigne au galop; je reviens promptement vous annoncer cette bonne nouvelle : dans le ravissement qu'elle vous cause, vous me remerciez , vous tirez une bourse, vous me la donnez, je la reçois, nous sommes contens.... et tout est fini.

C A Z I Kl.

Tu m'as attendri ! tu es un/ honnête garçon. Et pour le zèle ^u§ tu montres , je te promets une récompense.

1 B E L M 0 N T , en dehors.

Je me lasse d’attendre 3 il faut que je lui parle.

pédro.

Le voilà , sortez vite , et je vous réponds qu’avant dix minutes, nous en serons débarassé.

Allons fait tout pour le mieux.

J o ü T va bien. Courage , Pédro î le colonel t’a payé pour servir ses projets 5 ton maître te paiera pour se faire tromper 5 il faut que notre sous -lieutenant paie pour recevoir son congé.

en entrant.

tJE ne comprends rien à cett^jnanière de recevoir les gens que l’on invite.

PEDRO., à part.

Voilà le moment.

Me faire attendre une heure dans une antichambre î ( A pédro . ) Ah! vous êtes de la maison ? 1

COMÉDIE

PÉDRO

Oh ! ce n’est pas l’intérêt

Pédro.

Oui 5 monsi^r.

' Vous pourrez me dire pourquoi M. Cazini refuse de me recevoir?

C’est qu’apparemment il ne le veut pas.

Comment ! il m’invite à venir passer quelques jours chez lui, je cède à son invitation ; je trouve le moyen de me soustraire à mes devoirs 5 et je reçois cet accueil ! Il y a là-dessous quelque mystère.

Oh ! un très-grand mystère.

!Ne peux-tu me le dire ?

Impossible ! On m’a défendu, sous peine d’être chassé comme un mauvais sujet , de rien révéler de ce qui se passe ici. Je suis un pauvre garçon , moi , sans fortune ; je n’ai que ma place et ma probité pour tout bien, et vous sentez que je ne dois pas m’exposer à les perdre.

Si l’on te donnait les moyens de ne pas craindre la perte de ta place?

Je tremblerais alors pour ma probité.

bel mont, lui offrant une bourse .

Avec ceci peut-on savoir bien des choses.

PEDRO, prenant la bourse .

Oui , nous pouvons commencer à jaser.

Dis-moi d’abord quelle peut être la cause de ce changement subit ? J’ai cru que d’après la lettre affectueuse

Depuis ce tems il est arrivé bien du changement. Tout le monde s’est mis dans la tête que vous n’étiez pas le sousîieutenant Beimont......

Et qui suis-je donc?

COMÉDIE

On prétend que vous êtes le colonel Germencey^ un libertin fieffé, un coureur d’aventures.

Qui peut avoir donné Heu à ce bruit ridicule ?

pedro.

Un certain valet qui dit avoir servi ce colonel 5 M. Cazini

qui n’aime pas ce militaire

Il est vrai que dans sa lettre il n’en dit pas de bien.

PEDRO

Et voilà pourquoi il ne veut pas vous BEL 7*1

C’est un tour que l’on veut p

Je n’en disconviens

U aura été Par quelque rival.

Un rival ! et pourquoi en aurais-je ? Je ne connais ni nièce , ni l’oncle. On dit , il est vrai , crue cette nièce est i< ’

On dit aussi que l’oncle veut BEL

Je le sais. C’est une manie

Il aura sans doute tendant aura su cela

Il se sera introduit dans la maison

Un valet aura servi cet amant

On lui aura donné de l’argent.

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