SCÈNE XXV
Les précédées; PÉDRO.
C A z l N I , à Pédro qui entre.
.Arriveras -tu donc? On a bien de la peine à t’avoir Prépare tout pour le départ de monsieur Belmont.
PÉDRO
De monsieur Belmont ! Tout est donc éclairci !
Oui , oui , on s'e3t expliqué. La chose e’est très-bien passée. Le colonel seul nous reste.
PEDRO, à Germencey .
Ternis l'avons emporté. Mes trente pistoles sont bien gagnées. ( A Belmont . ) Pour vous , monsieur , quand vous voudrez partir
Que dis-tu donc ?
Pedro, montrant Germencey .
Tüe m’avez-vous pas dit que tout était éclairci; et que vous gardiez monsieur le colonel?
C A z I N i , montrant Germencey .
Mais ce n'est pas là lui , c'est Belmont.
PEDRO
Quoi ! vous ne saviez pas encore ? Oh ! imfttéciile
Quel mystère?
COMEDIE
BEtMONTj à part .
Tout se découvre.
c A z I N i , montrant Belmoni .
Majs je ne dois voir ici de colonel
©ERMENCEY.
Que moi. Allons, pour la première fois de ma vie, faisons «ne action raisonnable. Belmont, je vous rends votre nom, et je vous prie , ainsi que monsieur Cazini , de me pardonner ma témérité. Madame , daignerez-vous oublier ?
cazini, à Germencey.
Comment, c'est vous qui êtes venu sous un nom supposé?.....
©ERMENCEY.
Dans le dessein de me venger.
b. o SALINE, à Belmoni .
Et vous , monsieur , vous êtes?
BELMONT
Le jeune étourdi, sans esprit et sans fortune.
J'ai mal parlé de monsieur Belmont; mais vous ne portiez pas alors votre nom.
©ERMENCEY.
Monsieur Cazini , vous devez m’excuser; car, en conscience, votre lettre, un peu dure à mon égard , est la seule cause de mon étourderie. Qui donc a pu vous dire tant de mal de moi ?
C'est Pédro.
GERMENCEY.
Comment , misérable , tu t’es permis ?
PEDRO
Ab ! j'ai dit un peu la vérité. Mais ne parlons plus de tout cela. Moi, je suis enchanté que tout soit arrangé pour le mieux.
CAZINI.
Tout n’est pas arrangé pour toi; tu es un maraut , tu m'as trompé.
C’est vrai ; mais cela n'était pas difficile. On m’avait donné trente pistoles , je vous l’ai dit.
Tu m'as aussi tiré de l'argent.
PEDRO
J’ôn conviens ; mais je vous donnais en revanche un congé. Enfin , vous avez tons eu pitié d’un pauvre diable ; il ne me reste cju’à vous en remercier.
Wi