‹ Les projets de mariage, ou, Les deux militairesChapitre 4 sur 30 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

R O. SALINE, CAZINI.

ROSALINE

Pourquoi donc me faire aller déjeuner aussi loin? CAZINI.

Pourquoi ? Tu sais que ce pavillon donne sur la grande route de Florence , qu’on y voit passer dè-là tous les voyageurs..... RO SALINE.

Et bien !

CAZINI.

Eh bien ! le jeune Belmont doit arriver as matin même, à dix heures; il me Ta écrit, nous le verrons ; nous i’appelerons...» ROSALINE.

Comment le reconnoîtrez-vous? Vous m’avez dit vous-même qu e ous ne l’aviez vu que dans son enfance.

CAZINI.

5on uniforme , son grade , tout nous le fera distinguer des autres voyageurs. Je me fais une fête d'embrasser le fils de mon vieil ami. Oh ! si son père m’eût écrit plus tôt qu’il habitât la ville voisine, il y a long-îems que je l’aurais prié de venir nous voir.

ROSALINE

Allons, je vois que nous allons avoir grande compagnie; car vous savez que les militaires agissent sans façon. Il va nous présenter quelques compagnons d’armes, qui, à leur tour , nous présenterons aussi quelques amis; du sous-lieutenant au capitaine, du capitaine au colonel, nous nous trouverons insensiblement recevoir tout le régiment.

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