‹ Les prolégomènes d'Ibn KhaldounChapitre 3 sur 28 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

De la jurisprudence et de la science du partage des successions, qui en est le complément

Origine de cette science. — Les Dbaherites. '- Les geiu dé ia motion, -— Les KJiaredjites. — Les Chiites. — Les gens de f opinion [rai], — Les gens de Hidjaz, — ^ La coutume de Médine. — Les quatre écoles. — Vidjtikad. — Les Hanhélites. — Les Hanéfites. — Les Chaféites. — Les Malekites. — Les traités de droit maiekite. — Les trois branches de Técole de Malek.

De la science qui a pour objet le partage des successions [eilm eUferaii) ai

Bat et caractte de cette science.

Des bases de la jurisprudence et de ce qui 8*y rattache, c est-à-dire la science des matières controversées et la dialectique a5

Importance de cette science. — Ses bases. — Le Coran. — La Sonna, -^ L^accord générai des premiers docteurs. — La déduction analogique (ftioi). •:-* Vérification du texte de la Sonna, — Règles k suivre dans l'examen des textes sacrés. — Origine de la jurisprudence. — Docteurs qui s'y sont distingués.

Les matières cQptroversées 35

Ouvrages composés sur ce sujet.

La dialectique (djedl) 38

Las deux méthodes de ia dialectique.

La théologie seolastique (eilm el-kelam) • . ^ 4^ 5

Preuve rationnelle de Tunité divine. — Dieu est la cause des caoses. -^ Nulle inteiligeace ne pent comprendre la succession des causes. — Llnvestigatîon des causes

Prolégomènes. •— m. 58

a été défendue par le législateur inspiré. — Le dogme de ronité. -^ Les diverses Jtotions qu*on atteint dans la connaissance de Tonité divine. — La foi est une faculté acquise. — Les divers degrés de la foi. — Ce <{ue le législateur nous a prescrit de croire. — Vérité de ces dogmes de foi. — Certains textes de la loi divine ont oondait à Tanthropomorphisme , parce qu^ils ont été mal entendus. — Vexempûon, — h'asnmiladoh des , attributs. -— Les attrilrats essentiels. ^- Ce fut une doctrine bien pernicieuse que celle de la création du CorAo. — Là doctrine d*El-Acludri. -^Xa science as la parole, — La doctrine d'Abou Bekr el-Bakillani. — Introduction de l'art de la logique chex les musulmans. — Les soolastiqnes n*envisagent pas le corps sons le même point de vue que les philosophes. — La connaissance de la scolastiqae n*est plus nécessaire.

Eclaircissements au sujet des motackabeh (passages et termes de signification obscure) qui se trouvent dans le Coran et la Sonna, et indication de Tinfluence qu*ils ont eue sur les croyances des diverses sectes , tant sonnites qu'hétérodoxes .... 6^

Comment les savants d* entre les premiers musulmans entendaient les versets motackabeh. — La manière d*expliquer ces versets est inconnue aux mortels. — Opinion des Motazelites au sujet des attributs divins. — Ce furent eux qui tnventërent le système de doctrine appelé science de la parole. — La doctrine d*El-Achari. — L'opinion d* Ahmed Ibn Hanbel et la doctrine de ses disciples au sujet des attributs. — Les corporaUsies. — Les assimilaiears. — Diverses phases de la nature humaine , et perceptions qu'aile éprouve dans chacune de ces phases. — Opinion d*Avicenne au sujet du prophétisme. — Résumé.

Du soufisme 85

Le soufisme est une science islamique. — Dérivation du mot m^* —*• La règle des Soufis. — Progrès de l'aspirant dans la voie spirituelle. — Principe qui sert de hase au système de pratiques adopté par les Soufis. — Premiers traités dta soufisme. — Le combat spirituel et le dégagement de Vâme. ^- Dieu est-il sépearé de saa créatnres? — Examen de cette question et des significations que le terme séparation peut prendre. — La doctrine dé Ttmfieation on panthéisme. — La théorie des apparences, — La doctrine de Yidendté absolue. — Opinion de cettains Soufis sur le dégagmna. — Leur doctrine au sujet du cotb et des nakibs, — La doctrine de Vexterne et de Vinteme fut empruntée aux Ismaéliens par quelques Soufis. — Justification d*El-Heroui , qui avait énoncé une opinion malsonnante au sujet de Tunité divine. — Examen des quatre points qui'attirent surtout Tattention des Soufis. — Justification des Soufis.

La science de Tinterprétation des songes. « ni

La nature et la cause des songes. — Les songes confus et les songes vrais* — Principes de la science de Tinterprétation des songes. — Auteurs qui ont traité ce sujet.

Des sciences inteliectaelles (ou philosophiques) et de leurs diverses classes lai

. Les quatre sciences philosophiques. — Les sciences qui servent de base à !a philo* Sophie. — Indication des peuples qui , avant Tislamisme , ctiHivatnnt les sciences. — Omar ordonne la destruction des livres et recueils scientifiques que son général, Ibn Abi Ouekkas, avait trouvés cbes les Perses. — Les philosophes grecs, piliers de lu sa-

D'IBN KHÂLDOUN. 459

j^eMf. — Le khalife El-Mansour fait traduire les BUmeats d*Euciide et autres traité». — Les philosophes musulmans. — La philosophie en Espagne, en Mauritanie et en Perse. — Les écrits de TeAaxani. — cje viens d*apprendre,t dit fauteur, cque la culture des sciences phiiosophi<{ues est très- prospère chez les Francs. »

Le$ sciences rdatives aux nombres i ag

L*arithmétique. — Les nombres ordonnés suivant une progression arithmétique ou géométrique. — Avicenne a traité ce sujet, Tayant regardé comme formant une partie intégrante de la science mathématique. — L^ouvrage d'Ibn el-Benna.

L*art du calcul (rarithmétique pratique) i3a

lia composition et la décomposition des nombres. — Les fractions. ^^ Las nombres sourds. •— Cet art utile est d une origine comparativement moderne. — On la vulgarisé dans les grandes villes. — Ouvrages d'arithmétique dont on se sert dans le Maghreb. — Les théorèmes du calcul peuvent se Hésigner au moyen de signes.

L algèbre 1 35

Les équaiipns du premier et du second d^ré. -— £1-Kiiariimi fut le premier qui écrivit sur cette branche de science. ^- L^auteur dit avoir appris qu'un des premiers mathématiciens de TOrient venait de donner une grande extension à la solution des équations.

Les transactions (ooQiiûerciales et autres) 1 87

Auteurs espagnols qui ont écrit sur ce sujet.

Le partage des successions (feraid). 1 38

Auteurs qui ont écrit sur cette branche de science.

Les sciences géométriques i4o

Objet de la géométrie. — Les ÈlémBnU d*£udide. — De quoi cet ouvrage se compose. — L'étude de la géométrie donne f habitude de penser avec justesse.

La géoiaélrie spécide des figures sphériques et des figures coniqufes. . . . • \i%

Les traités de Théodose et de Ménélaus. — La théorie des sections coniques. — - L'ouvrage des Béni Mouça.

La géométrie pratique (mesaha) 1^3

L'optique lUU

L*astronomie i45

But de cette science. — La sphère armillaire. -— VAlna^esU.

Les tables astronomiques i48

Utilité de ces tables. — Auteurs qui oat travaillé sur las tables astn»emiquea.

Pagw.

La logique 1&9

Gomment on parvient â reconnaître les nniversaux. — Les connaissances consistent en concepts et en affirnuuions. — Ce fut Aristote qui régularisa les procédés de la logique et en forma un corps de doctrine. — - Pourquoi on la nomma la science première.

—Le Kitab cd-Fass. — Le traité d^Aristote renferme huit livres. — Titres de ces livres. — Lés cinq universaux et le traité de Porphyre. — Le traité sur les définitions et les descriptions. — Modifications que les savants d'une époque plus moderne firent éprouver à VOrganon. — Plus tard, les docteurs traitaient la logique comme une science sui ^eneris. — L*étude de la logique fut condamnée par les anciens musulmans. — Ce furent El-Ghazzali et £r-Razi qui, les premiers, se rdâchèrent de cette rigueur. — Système de raisonnement employé d'abord par les théologiens musulmans pour défendre les dogmes de la religion. — Principes qu'ils adoptèrent. — - Ce que les Acharites entendaient par étais. — Ces doctrines renversaient toutes les colonnes de la logique. — El-Ghazzali y renonça et suivit une nouvelle doctrine qui s'est toujours maintenue depuis.

La physique 161

L'ohjet de cette science. — Livres qu'on a composés sur cette matière.

La médecine »... • 1 6a

L'ohjet et i^ but de la médecine. — Traités de médecine. — La médecine chez les peuples nomades. — Les prescriptions médicales attribuées au Prophète ne font nullement partie de la révélation divine.

L'agriculture 1 65

L'agriculture chez les anciens. — • Uagriculture nahatéenne. — On a composé beaucoup d'ouvrages sur l'agriculture.

La métaphysique (El-ilakiya) 1 66

Les personnes qui cultivent cette science disent qu'elle procure la connaissance de l'être tel qu'il est, et qu'en cela consiste la félicité suprême. — Dérivation du mot métaphysique, — Les théologiens des derniers siècles ont eu tort de fondre ensemble la scoiastique et la métaphysique. — On ne doit pas chercher k démontrer par le raisonnement les dogmes de la loi révélée. ^- Il ne faut pas confondre dans une même science la théologie et la métaphysique.

La magie et la science des talismans 171

Les Assyriens , les Chaldéetis et les Coptes possédaient des ouvrages sur ces matières. — U agriculture nahatéenne, — Les ouvrages de Tomtom, de Djaber et de Maslema. — La véritable nature de la magie. — Comment les âmes peuvent se dégager de l'influence des sens afin d'acquérir des notions du monde spirituel. — Il y a trois espèces de magie , dont deux ont une existence réelle. — Pratiquer la magie est un acte d'infidélité. — La réalité de la magie est prouvée par ce que Dieu en a dit dans le Coran. — • L'ensorcellement, — Singuliers effets de la magie. — L'art talis-

Ptgti.

manique a fait connatlre ies vertus merveilleuses des nombres ainahles ou sympa^ thiques. •— Le soiam du Uon^ — • VtmuUttB sextuple. — L'ouvrage 4le Maaiema sur la magie. — Les gens ({ui font crever ies bestiaux. — Gomment les pbilosopbes (libres penseurs) distinguent entre la magie et Tart des talismans. — Comment on peut distinguer entre un magicien et un prophète. — - Prodiges opérés par des Soufis. — Le Djùrefck havian. — Uionaktu eintaplefortÊée de nombres. — La lot condamne la magie et Tart des talismans. — Selon ies théologiens scolastiques, c*est par le tahaddi qu*on peut distinguer entre lacté d'un prophète et celui d*un magicien. — - Les effets du mauvais œil.

Les propriétés occultes des lettres de 1 alphabet 188

La simia, — Ouvrages sur ce sujet. -— Selon certains SouGs , il y a quatre éléments.

— Selon d'autres, c'est à leur valeur numérique que les lettres doivent leur influence.

— Influence des lettres et des mois! — En quoi la vertu secrète des talismans diffère de celle des mots. — A Tinfluence des noms se mêle quelquefois celle des astres. — Les invocations; — Ouvrage de Maslema sur la magie. -— La sUnia est réellement une branche de la magie. — Miracle opéré en faveur d*Aboa Yézid el-Bestami. — Manière d'obtenir, au moyen de la combinaison des lettres, la réponse à une question.

Observations du tradacteur sur la zaïrdja d*Es-Sibli aoo

L*alchimie '. 207

Théorie de cet art. — L*élizir. — La science de Djaher (Geber). — Le Bethat al- Hakim^ traité d*alchimie composé par Maslema. — Traité d'alchimie attribué k Khaled Ibn Yezid. — Texte d'une épitre composée sur l'alchimie par Hm Bechroun. — Théorie de Yœmre ou pierre philosophale. — Conversation d*Ibn Bechroun avec Maslema au sujet de Yœaf, -— Prétendue démonstration de cette question au moyen de la géométrie. — Explication de quelques termes. — Selon Ibn Kbaldoun, l'alchimie doit être regardée comme une espèce de magie.

La philosophie est une science vaine en elle-même et nuisible dans son application. 227

La doctrine des philosophes. — Ils prétendent démontrer les dogmes de la foi au moyen de la raison. — Les premiers intelligibles, — Les seconds intelligibles. — Selon les philosophes , la perception de l'être forme le bonheur suprême. — Aristote , le premier précepteur, réduisit en système les règles de la logique.— -Toute la doctrine des f^losophes est fausse. — Démonstration de cette assertion. — Avertissement aux personnes qui étudient la philosophie.

La vanité de laslrologie démontrée. — Cet art est fondé sur des principes dont la faiblesse est évidente. — Les conséquences en sont dangereuses 34o

Démonstration détaillée de ces vérités. — Pièce de vers dirigée contre les astrologues.

La permutation des métaux es! imoossible. — La pierre philosophale ne saurait eiister. — L*éiude de Talchimie e9t pernicieuse 3^9

Motifs qui portent qudqnes hommes à étudier l'alchimie. — ^ Leurs opinions au

462 PROLÉGOmÉNËS

sujet de la pterre crèMioM». — Leurs opérations. -* Qoelquet^ons parmi eui s'occupent uniquement k frauder ie puMic. •— Théories d'Avicenoe et de Toghru au sujet de raichimie. — Réfutation de ces théories.

Indication des, sujets quil convient de traiter dans des ouvrages, el de ceux qu'il faut laisser de côté 26a

Explication des termes exposition da premier degré, espogitian da second degré. — Les diverses espèces d'écritures. — Les sujets qu on peut traiter dans un ouvrage sont huit en nombre. — Le plagiat.

Trop d'ouvrages sur un même sujet nuisent à Tacquisition de la science dont ils traitent 27 1

Pour étudier à fond la doctrine d'une seule école de jurisprudence , il faudrait y passer sa vie. — Le Modaouena. — Le kitab de Sibaouaih. — Le Moghni d'Ibn Hicham.

Le trop grand nombre d'abrégés scientifiques nait aux progrès de Tinstruction. . . 2'jà

De la direction qu'il faut imprimer à l'enseignement afin de le rendre vraiment utile • 1 376

Mode d'enseignement recommandé par ranteur. — Système défectueux que les profeaseuis suivaient de son tfemps. — - Conseils aux étudiants. — Utilité de la logique.

En traitant des sciences qui servent uniquement à l'acquisition d'autres sciences , il ne faut pas pousser trop loin ses spéculations, ni suivre les questions de ces sciences auxiliaires jusque dans leurs dernières ramifications. a83

Sur l'instruction primaire et sur les différences qui existent entre les systèmes d'enseignement suivis dans les divers pays musulmans « 385

L'enseigiiement au Maghrd), en Espace, en IfiMiiya et en Orient. *-^ Plan d'enseignement proposé par ie cadi Àhou Bekr Ifan el-Ârbi.

Trop de sévérité dans l'enseignement des élèves leur est nuisible 290

Les enfanta qu'on élève avec sévérité perdent l'élasticité de leur esprit et sont portés au mensonge et à la disaimulation. — Nombre de coups qu'on peut infliger à un en-

faut dans le but de le corriger. — - Recommandations faites par le khalife Haroun er- Racfaid au précepteur de son fils El-Amin.

Lw voyages entrepris dans le but d'augmenter ses connaissances et de travailler sous les professeurs d'autres pays servent à compléter l'éducation d'un étudiant. agS

De tous les hommes, les savants s'entendent le moins à l'administration politique et à ses procédés agi

La plupart des savants , chez les musalmans , ont été de naissance étrangère 296

Exposition de ce fait et indication des oausesqui l'ont produite

Pages.

Si un individa a oontracté, dans sa jeunesse, Thabitade de parier une langue non arabe, ce défaut rend {^acquisition des sciences (arabes) moins facile pour lui qu die ne i*est pour ceux dont larabe est la langue maternelle 3oa

Avantage de renseignement qui se donne de vive voix.- — L'enseignement était gratuit chez les premiers musulmans.

Les sciences qui se rapportent à la langue arabe. . . . ^ 807

La grammaire {iiahoa) 3o8

Signes particuliers à la langue arabe. — Origine et progrès de la science grammaticale. — Sa décadence semblait inévitable quand Ibn Hisham vint Tarréter par la publication de son Moghni *1rLebih,

La lexicologie (logha) 3 1 S

Le Kiuth el-Âîn d*£I-KbalIl Ibn Ahmed. — » Les abrégés de cet ouvrage. — - Le Sahâh d'El-Djeuhari. ^ Le Mohkam d'Iba Gîda. — Le Djmhgra d'Ibn Doreîd. — h'Asâs el-Belagha de Zamakhcheri. — VÂlfadh d*Ibn es-Sikkit. — L*emploi de Tinduction, dans las questions philologiques . est-il permis ?

La science de Texposition ou rhétorique 3a 1

Indication de certaines finesses de la langue arabe. — Utilité de la science de Y exposition,— La science de la réaUsadon (art de bien s^exprimer). — La science des ornements.— Auteurs qui ont traité ces sujets. — Les Orientaux y sont plus habiles que les Occidentaux. — Cause de ce fait. — Cette science est très-utile, parce qu'elle nous met en mesure d'apprécier Télégance inimitable du style du Coran. — Le commentaire de Zamakhcheri sur ce livre est très-beau, mais l'étudiant doit s*en méfier, à cause des doctrines peu orthodoxes qui s'y trouvent.

La littérature [adeb) 3a8

Comment on se forme le style. — Les quatre recueils qui servent de base à la littérature (ou beau stjrU), — Le chant fut cultivé dans les premiers temps de Tislamisme. — Éloge du Kitah el-Aghani,

Le langage est une faculté qui s'acquiert comme celle des'arts 33 1

Comment la langue arabe s'est altérée.

La langue actuelle des Arabes (Bédouins) est un idiome sjpéeial, différent de ceux . des descendants de Moder et des Himyaritea 33A

Indicalioii de certaines finesses de la laague anabe. «-^ La suppression .des désinaases ggamafiatieales ne nuit «ttcnneiiMMt à ia clarté de cfetta langm. «^ L'idiome de Moder. -«^ L*arabe actoei se prdte à rexpreassoit des lAées tout anssilNeii que Tanbe ancien. -^Harque parbeutièretpaii iaifMllese distingue l'andie medenne. — ^ La prononciation du e^ (^ ).

Pâget.

La langue de.i Arabes domiciliés et des habitants des villes est une langue |Ar(iculière et sui generis, différente de la langue de Moder 34a

£n IMauritanie, l'arabe s'est berbërisé; en Espagne, il s'est dtéré parle contact des musulmans avec les natifs de la palice et les Francs.

Comment on peut apprendre la langue de Moder 343

[^ faculté de parler la langue de Moder ne doit pas être confondue avec (la connaissance de) la grammaire. On peut Facquérir sans le secours de cet art 345

Différence entre la tbéorie et la pratique. — La grande utilité du khah de Sibaoualh. Les études grammaticales en Espagne 348

Sur la signification que le mot goâi comporte dans le langage des rhétoriciens. La faculté désignée par ce terme ne se trouve presque jamais chez les étranger^ qui se sont arabiséa •...•« «•<• • •• 349

Cette faculté est maintenant perdue pour les babitants des villes.

Les habitants des villes, en général, ne peuvent acquérir qu'imparfaitement cette faculté (de bien parler) qui s'établit dans lorgane de la langue et qui est le fruit de Tétude. Plus leur langage s'éloigne de celui des Arabes (purs), plus il leur est difficile d'acquérir cette faculté. • • 354

Singulier exemple de farabe corrompu qui s'emploie dans la Mauritanie. — En Espagne, Ibn Haiyan, Tbistorien, tient un haut rang comme bon écrivain. — Dédin des études dans ce pays. — En Afrique, la .langue arabe est submergée sous les flots de ridiome berber. -* En Orient, la faculté de bien parier l'arabe se conserva sous la dynastie omeîade et sous celle des Âbbacides , puis elle s'altéra et se corrompit sous la dym^tie des Deîlemites et celle des Seldjoukides.

Le discours peut se présenter sous deux formes : celle de la poésie et celle de la prose • 36o

Observations sur le style du Coran. — L'emploi de la prose rimée dans les pièces émanant du souverain est général cbei les Orientaux , mais l'auteur ne l'approuve pas. — Raisons qu'il en donne.

Il est rare de pouvoir composer également bien en prose et en vers 364

Sur l'art de la poésie et la manière de rapprendre 365

Manière de composer un poème. — Les toarnuref ou idées propres k la poésie. — Exemples. -— Description ou définition de la poésie. — - IV>urquoi quelques critiques ont «xdu £l-Motenebbi %t Âbou-l-iyâ '1-Maarri du nombre des poètes, «-o Indication des portes dont on doit étudier les œuvres , si Ton désire acquérir la faculté de composer en vers. -^ Pourquoi les cantiques renfermant les louanges du Seigneur ou du Propbète sont rarement bons. — Texte d'un podme didactique sur l'art poétique.

Dans Tart de composer (avec élégance) en vers el en prose, on ne s*occupe pas des pensées, mais des paroles v 383

La facuité poétique s*aoquiert à force d^apprendre par cœur beaucoup de vers, et ' sa bonté dépend de celle des morceaux dont on se sera orné la mémoire 385

Moyen de se former un bon style poétiqae. — Modèles à suivre. — Pourquoi les théologiens, les grammairiens, les légistes et les philosophes deviennent rarement bons poètes. — Entretien k ce sujet entre Tauteur et le vizir î\>n el-Khatib. — Les poètes musulmans surpassent, par le style et Texposition, les poètes des temps ant^« islamites. — Ce fut au Coran et i la Sonna qu'ils durent cette supériorité.

Sur le discours (ou style) naturel (simple) el le discours artificiel (orné). Indication de ce qui fait le mérite du discours artificiel et des cas dans lesquels il est en défaut 39a

Théorie de la rhétorique. — Manière d*omer le discours. — Le style orné commença à prévaloir chez les poètes subséquemment à fislamisme. — Exemples de la poésie simple ou naturelle. — Boutade d'un savant docteur contre les auteurs qui affectent d*écrire en style orné. — On doit faire un rare emploi d'ornements. — La prose avant et après Tislamisme.

Du dédain que les personnages haut placés montrent pour la culture de la poésie. . Aoo

Sur la poésie contemporaine chez les Arabes (nomades) et les habitants des villes. 4oa

Les Perses et les Grecs eurent des poètes. — Aristote a fait l'éloge du poète grec Omfro5 (Homère). ^- Les Himyarites eurent aussi de grands poètes. — Le dialecte arabe de l'Orient diffère de celui de TOccident , et surtout du dialecte parié en Espagne. — La poésie existe chez tous les peuples. — Caractères de la poésie chez les Arabes modernes. — Les savants ont tort de dédaigner les poèmes en arabe vulgaire. — Nombreux échantillons de la poésie en style vulgaire , surtout celle des Arabes Maghrébins.

Sur les odes (mowascheha) elles chansons (ou ballades, zedjel), poèmes propres à rE^pagne , à22

Origine des mowascheha, — Poètes qui se sont distingués dans ce genre de composition.—Échantillons avec la transcription en caractères romains. — Ode composée en langue vulgaire par le vizir Ibn el-Khatib. — Mowaschehas composées par des poètes de TOrient. — Origine et histoire du genre de poésie appelé zedjeL — Un long poème de ce genre. -— Ce qu'on appelle dans le Maghreb Orond el-heled, — Pièce de vers dont les idées sont évidemment empruntées à la poésie persane* *— Suite des mowaschehas. — Les mtwalia, — Les Kan wa kan, — Les Hauji, — Les doa»heîtêin, — Exemples de la mewalia. — Pour bien apprécier ces poèmes, il faut comprendre les dialectes dans lesquels ils sont composés. — Observations de Tàuteur et fin de l'ouvrage.

Prolégomènes. — m. S9

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