‹ Les Promenades à la modeChapitre 5 sur 24 · AVERTISSEMENT VU · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT VU

parler >>, où elles eurent un spectacle magnifique, et où, par les soins de la police et du guet, régnait un ordre parfait, malgré l'affiucnce.

Il^ne fallait rien moins que des circonstances aussi solennelles pour obtenir que les piétons, ou, comme l'on disait alors, les fantassins, ne fussent pas trop maltraités par les cavaliers et surtout par ces voitures légères dont la forme et le nombre se multipliaient chaque jour, et, chaque jour aussi, provoquaient quelque accident. Ce fut jusqu'à la Révolution une guerre ouverte et permanente entre les passants et les petits- maîtres ; lorsqu'on parcourt les cahiers des doléances du tiers-état, à la veille des Etats-Généraux, on est surpris de la fréquence et parfois de la véhémence des plaintes que soulevait cet abus; l'Asseniblée nationcde une fois constituée, elles recommencent de plus belle. La PÉTITION d'un citoyen propose de remplacer les cabriolets et les carrosses par des chaises à porteurs, et il n'en coûte pas plus à l'auteur d'édicter un projet de décret conforme en dix articles ; le Vœu d'un piéton ne tolère les voitures à quatre roues qu'en faveur des femmes et des gens c'igés, mais il statue « irrévocablement » que les cochers iront toujours à pied et tiendront leurs chevaux par la

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