AVERTISSEMENT XI
pire encore de vouloir singer ces belles manières, n'étaient point cependant les passe-temps les plus doux que le boulevard réservait à ses adeptes. On y nouait mille intrigues, on y bernait les niaris et tout aussi bien les amants, on y échangeait autant de billets doux que de cartels, on y soufflait au classique Polichinelle des allusions nialicieuscs dont s'offusquaient parfois celles qui en étaient l'objet, heureux lorsque leur était épargnée la plaisante aventure dont M. Lcdauze a fait le sujet de son charmant frontispice, et que l'auteur des Folies de LA NUIT n'avait certainement pas inventée : dégainer l'épée d'un de ses soupirants et se trouver en présence de son légitime époux, n'y avait-il pas là de quoi mourir de pure honte ?
Bien que le bel art du reportage fût encore dans son enfance, ces rumeurs scandaleuses montaient jusqu'au grenier des plumitifs en quête d'une aubaine et se transforniaient bien vite en brochures.
Cela vaut mieux qu'un livre et court tout l'univers,
dit précisément l'épigraphe de l'une de celles que nous avons reproduites. Le premier hémistiche est