Genèse, vi, 1 sq
de maître sérieux ni dans le ciel ni sur la terre, où il n'y avait de règle reconnue ni pour les âmes ni pour les hommes^ et où le mot est doublement vrai : « En ce temps-là il n'y avait pas de roi, et chacun faisait ce qui était bon à ses yeux*. ))
Cependant, déjà dans cette époque d'idolâtrie Jéhovah était né : l'onomastique de l'époque des Juges prouve qu'il était là^. C'était déjà une figure distincte : c'était un dieu national, ou, plus exactement, un dieu de tribu, le dieu des enfaiits dlsra'èl\ mais ce n'était encore qu'une figure, entre beaucoup d'autres, dans la foule des Elohim, aussi bien ceux qu'Israël tenait des plus anciennes traditions de la race sémitique que ceux qu'il avait depuis recueillis et qu'il recueillait encore, tous les jours, de la main des peuples où le jetait le hasard de sa destinée. On a émis l'hypothèse qu'Israël, venu du pays de