PRÉFACE III
pas en s'effaçant, mais en présentant toute la carrure de leur poitrine, ce Je n'avoue que ceci et je désavoue le reste », est une phrase saltimbanque bien digne de la commode lâcheté des temps actuels. J'en sais une plus noble, et c'est : « J'ai fait tel mauvais livre à telle date, « et le voilà ! »
Certes, Chateaubriand avait bien raison à tous les points de vue, de publier lui-même YEssai sur les Révolutions, et si les notes qu'il attacha à cet ouvrage n'étaient pas si brillamment méprisantes, elles auraient été de trop. La préface, où le livre était jugé d'un mot, suffisait.
L'auteur du livre que voici s'est cru obligé d'écrire ces quelques lignes en tête de l'édition nouvelle qu'il publie. Récemment, on lui a reproché de n'avoir pas toujours été le même homme à toutes les époques de sa vie, ce dont