‹ Les prophètes juifsChapitre 11 sur 136 · Spinoza, Traité thêologico-politique, page · texte numérisé non relu

Spinoza, Traité thêologico-politique, page

seulement de l'érudition et de la capacité du prophète 1 . »

« Si le prophète était élégant de nature, il percevait aussi la pensée de Dieu en style élégant. Avait-il l’esprit confus, au contraire? Il percevait confusément 2 . »

Le rôle des images familières était aussi considérable.

« Si le prophète était campagnard (comme Amoç ou lehezqel (Ézéchiel), il lui était représenté des bœufs, des vaches, etc.; si soldat, des généraux, des armées, etc. ; si enfin courtisan (comme Ieschayahou (Isaïe), un trône royal et autres semblables accessoires 3 .

Il en était de même des suggestions subies et des idées reçues.

« Les prophéties ont varié, non seulement en raison de l’imagination et du tempérament corporel de chaque prophète, mais encore en raison des opinions dont ils avaient été imbus. »

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