Beaunis. Les Sensations internes. Alcan, 1889, p
« Ne craignez rien, répondit-il, tout le mal est accompli. Seulement, ne vous détournez pas d’Iahvé et le servez de tout votre cœur. Ne vous éloignez pas de lui pour courir après les choses du néant, qui ne sauvent ni ne délivrent, car elles ne sont rien. Iahvé, à cause de son grand nom, n’abandonnera pas son peuple, car il a voulu faire de vous une nation. Loin de moi de pécher contre Iahvé ou de cesser de prier pour vous! Je vous marquerai toujours le bon et droit chemin. Seulement, craignez Iahvé et le servez avec vérité et de tout votre cœur, en considérant ce qu’il a fait de grand pour vous. Si vous vous laissez aller au mal, vous et votre roi, vous périrez 1 . »
Au fond, il nourrissait contre Schaôul une jalousie profonde, et cette jalousie, la passion par excellence des dégénérés, se manifesta un jour d’une façon violente.
Schaôul venait de déclarer la guerre aux Pélischtim, et Schemouël lui avait donné rendezvous, sept jours'après, à Guilgal, pour y offrir