Exode, XVII. Deutéronome, XXV
DES ORIGINES A FXTE
Évidemment il avait déjà songé à remplacer pamn homme sans gloire le vainqueur de Moab, des Bénê-Àmmon, d’Edom, des rois de Çoba et des Pelischtim. Ce n’était point chose facile. Le peuple pouvait prendre parti pour le roi, et alors c’en était fait de la puissance du roë.
Il essaya donc de perdre Schaôul. Du moins, il est impossible de trouver un autre motif à l’ordre étrange qu’il lui donna.
Lors de l’exode, les Amalécites, la plus puissante des peuplades voisines, avaient attaqué les traînards des Benê-Israël se rendant en Kenaân.
Évoquant cette ancienne histoire, Schemouël jeta Schaôul sur les gens d’Amaleq dans l’espoir qu’il serait vaincu :
« C’est moi, lui dit-il un 1 jour, qu’Iahvé a envoyé t’oindre roi sur son peuple, sur Israël. Et maintenant, écoute la parole d’Iahvé. Ainsi a dit lahvé-Çébaoth : « J’ai compté ce qu’a fait Amaleq à Israël, lui barrant le chemin lorsqu’il monta de Miçraim. Maintenant, marche, frappe Amaleq, et voue tout ce qui est à lui sans en
rien épargner : Massacre depuis l’homme jusqu’à la femme, ainsi que l’enfant et le nourrisson, le bœuf et la brebis, le chameau et l’âne 1 . »
Schaôul « fit connaître cet ordre au peuple » 2 , déclara la guerre aux Amalécites, et remporta la victoire. Mais, au lieu de tout massacrer, comme il en avait reçu l’ordre, il épargna le roi, Agag, ainsi que le meilleur du petit troupeau et du bétail et tout ce qui avait de la valeur. Ainsi, non seulement il ajoutait à sa gloire, mais il s'enrichissait d’un nouveau butin.
Y. — La seconde impulsion morbide.
Meurtre d'Agag.
A la nouvelle de cette désobéissance, et surtout de cette victoire, le roë entra dans une violente colère. Il ne put dormir la nuit suivante, et eut jusqu’au matin des colloques avec sa voix.
Iahvé lui dit :