‹ Les prophéties modernes vengées, ou Défense de la concordance de toutes les prophétiesChapitre 19 sur 49 · Conc. p · texte numérisé non relu

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3. Nos lecteurs nous sauront gré de rapporter ce qu'a dit le Saint- Père de cette vénérable serrante de Dieu, dans une allocution au Conseil et aux collecteurs de l'Archiconfrérie du Denier de Saint- Pierre, le 16 juiUet 1871.

Remarquons toutefois que. si ce détail prophétique doit être rejeté comme faux en ce qui regarde la durée complète et exacte du règne de Pie IX, il conserve toujours une certaine valeur, parce qu'il a prédit implicitement ce fait extraordinaire et unique de l'histoire : le pontificat de saint Pierre à Rome atteint et dépassé par Pie IX. Assurément, dans les années 1851, 1865 et 1866, dates de la publication deplusieurs Vies d'Anna-* Maria, on ne pouvait pas deviner que l'illustre Pontife régnerait 25 ans et plusf *.

a Le bel exemple que vous avez donné a produit les plus beaux fruits, et le monde entier a désormais pris part à cette démonstration de foi et de charité qui est le fait si providentiel dont Dieu veut se servir pour subvenir aux graves besoins du Saint-Siège dans cette terrible épreuve. Il y avait un bon vieux prêtre, Mgr D.Raffaele Natali, grand zélateur et procurateur delà cause de la V. Anne-Marie Taïgi (que le prince Chigi, votre président, connut beaucoup et auquel il fut d'un très-grandsecours). Ce bon ecclé- } siastique nous racontait des choses étonnantes de cette servante I du Seigneur, et, entre autres, diverses prédictions qui avaient rapport aux temps actuels. Quant à nous, nous ne nous fions pas trop ««« prophéties qui couvrent. Celles-ci cependant sont mentionnées 'lans le procès, et le Saint- Siège 6n jugera. Nous ne les avons pas lues : mais ce bon ecclésiastique a dit plusieurs fois que la vénérable, en parlant du temps que nous voyons, disait qu'un moqient Tiendrait où le Saint-Siège serait obligé de vivre des aumônes du monde entier ; mais que l'asgent ne manquerait jamais !... H faut avouer qu'il serait bien difficile de ne pas reconnaître la justesse â^une telle prédiction. Quant à moi, je vous félicite d'être les coopélateure de la Providence dans ce fait vraiment étonnant par lequel Dieu montre visiblement l'assistance qu'il prête à son Eglise. Hemercions donc le Seigneur et prenons-en occasion de ranimer notre courage en priant et en espéralit toujours de plus en plus... » -Discours, etc., 1. 1», p. 192.

1. On nous a signalé un second déménii de détail : La Sœw Pro-

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En même temps, se trouve aussi complètement démentie la date hypothétique de 1873. que nous aviong proposée comme l'année des grands événements. Cette année est écoulée, et nous n'avons rien vu de ce que nous attendions.

• Faut-il accuser les prophéties ? Nullement.

Les prophéties n'ont parlé ni de 1872, ni de 1873, tiî de 1874, ni de n'importe quelle autre année. Ces différentes dates sont le résultat des calculs plus ou moin^ justes des divers commentateurs.

Faut-il blâmer les interprètes qui se sont trompés, e^ les tourner en dérision ? Avant de rire, voyez à qui vous avez affaire. ^

Pour ce qui me regarde,* comme je ne me prétend^ pas interprète prophétisé et encore moins prophète, j'ai dit à l'avance que je pouvais fort bien me tromper en mes calculs et rapprochements de textes et de dates, tout eu avouant que j'en serais surpris , parce que la concordance des dates et des textes prophétiques me paraissait^ donner un résultat lumineux.

Mais je ne savais pas alors qu'un des principaux élé^

vîdence de Blols est vityrte. Or elle avait toujours affirmé qu'elle verrait les grands malheurs avant de mourir ; que la Sœur Marianne le lui avait assuré . Ce démenti ne tire pas à conséquence. On ne saurait conclure rigoureusement que si l'une ou l'autre Sœur s'est trompée en ce point, elle a pu tromper dans les autres. C'est possible ; mais ce n'est pas nécessairement certain. L'une a pu voir e^ l'autre rapporter très-exactement les faits les plus saillants, lefl grands faits de la révélation prophétique, dans lesquels, du reste, elles sont d'accord avec plusieurs' autres prpphètes, et, l'une et l'autre ont pu se tromper dans ce détail fort peu important, sur lequel nous n'avons que leur unique témoignage.

ments de mon calcul était faux.^. les 27 ans 1/2 du règne de Pie IX.'

J'avais pris de préférence, comme dates régulatrices (les événements, les trois années de Mélanie et surtout de Marie Lataste, parce qu'elles s'harmonisaient très-bien avec cette durée prétendue, et que, n'ayant pas d'époque I nettement déterminée ni pour leur commencement ni pour leur fin, elles donnaient plus de facilité à la concordance de toutes les autres dates. Puis enfin l'adage « in medio veritas » me semblait applicable à des dates qui variaient de* 2 s^ns à 5 ans.

On ne peut pas raisonnablement jeter la pierre au I commentateur sérieux des prophéties privées, quand il se trompe dans une supputation d'époque, puisqu'il n'a pour base de ses calculs que des dates dont les I points de départ et d'arrivée sont, avant les faits, incefï tains, discutables ," d'application difficile. U faudrait ^ blâmer et ridiculiser également tous les interprètes I des saintes Écritures. La Bible donne, aussi des I dates et des çhiff*res précis. La divine inspiration et l'intégrité de son texte sont garanties par l'infaillibilité de l'Eglise. Néanmoins' les commentateurs discutent encore, longtemps après les événements réalisés, et sur l'âge exact du monde, et sur l'époque certaine du déluge, et sur le commencement et la fin des 70 semaines de Daniel, et sur la date véritable de la naissance et de la mort de Notre-Seigneur ! Comment serions^nous plus habile, quant aux dates, nous qui, longtemps avant les événements, raisonnons et calculons sur des textes prophétiques peutrétre altérés, ou interpolés, ou faux ?

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