CORRESPONDANCE
DE LA PENSÉE ET DE l' EXPRESSION.
l^a correspQQdfince naturelle et nécessaire des pensées et des mots qui les expriinent, et la nécessité de la parolç pour rendre proscmes «1 Tesprit ses prpprçs peqsées et je^ pçu#s (ijc? n\\^x pe^v^t
être rendues sensibles par une comparaison , dont Textrême exactitude prouverait toute seule une analogie parfaite entre les lois de notre Intelligence et celles de notre être physique.
Si je suis dans un lieu obscur, je n'ai pas la vision oculaire ou la connaissance par la vue de Texistcnce des corps qui sont près de moi, pas même de moi) propre corps; et, sous ce rapport, ces êtres sont à mon égard comme s*ils n'étaient pas. M9i$ si la lumière vient tout à coup à paraître , tous les objets en reçoivent une couleur relative , pour chacun , à la contexture particulière d^ sa surface; chaque corps se produit à mes yeux, je les vois tous, et je juge les rapports de forme , d'étendue , de distancé que ce3 corps ont entre eux et avec le mien.
Notre entendement est ce lieu obscur où nous n*a* percevons aucune idée, pas même celle de notre propre intelligence, jusqu'à ce que la parole, pénétrant par le sens de l'ouïe ou de la vue, porte la lumière dans les ténèbres, et appelle, pour ainsi dire, chaque idée, qui répond comme les étoiles dans Job : « Me vcdlà, » Alors seulement qos idées sont exprimées; nous avons la conscience ou la connaissance de noa pensées, et nous pouvons la donner aux autres; alors seulement nous nous idéons nous-mêmes, noust ùléons les autres êtres et les rapports qu'ils ont entre eux et avec nous; et de même que l'œil distingue chaque corps à sa couleur, l'esprit distingue chaque idée k son expression.
{Législation primitive.)