‹ Les provençalismes, corrigés, ou, Corrections raisonnées des fautes de langage et de prononciationChapitre 10 sur 73 · SI'ANC · texte numérisé non relu

SI'ANC

n objet eaduit de beurre, Irempé dans n beurre, d'où par ellipse [B) une beurrée, qui signifie une mnabe de paiu sur laquelle ou a étendu du beurre.

BIEN s'esfaut que... BIEN s'en est fallu que... Dites: IL s'en fal't bien que... IL s'en est bien fallu que...

Le verbe ^'atioir étant impersonnel (il), doit avoir necesaairomenl le pronom il pour sujet, et l'adverbe bien, placé avant le verbe, est une inversion vicieuse (16).

BIEN tellement il est malade ! nous avons failli le PERDRE CETTE nuit. Diles : S'IL EST malade ! Il est tellement MALADE QUE NOUS AVONS FAILLI LE PERDRE CETTE NUIT.

Bien ne saurait modiller tellement. On ne peut jamais dire qu'on fait quelque chose plus ou nnoins tellement, et ce dernier adverbe ne s'emploie jamais sans h conJûQclion que : Cet

enfant aime tellement le jeu, qu'il se priverait même de manger pour jouer plus tôt avec ses camarades,

BIGUE. Ce mot qui a, en provençal , un grand nombre d'acceptions (15), n'est français que dans une seule. Il faut le traduire dans les autres par les mots : PERCHE, GAULE et POTEAU.

On appelle higue un petit mat ou matereau qui a, à son extrémité, des poulies garnies de cordages et qui sort à élever ou à soutenir des fardeaux. Une perche est un brin de bois ou long bâton de trois à quatre mètres de long et de la grosseur du bras environ. Au-delà de cette dimension, c'est une gauUj ou un poteau s'il est planté en terre, quel que soit d'ailleurs son usage.

Oîf VOIT PARTOUT DES BILLETS DE MAISON A LOUER. DitCS :

Des ÉCRITEAUX de maison a louer.

Un billet est une petite lettre missive où Ton s'affranchit du cérémonial usité dans les lettres ordinaires : Écrire un billet. Recevoir un billet.

Ce prêtre a le BIS. Dites : Ce prêtre a la permission de BINER, c'est-à-dire de célébrer deux Messes le même jour. Avoir le bis n'est pas français.

Cela m'a fait BISQUER. Dites : Cela m'a fait PESTER» M'A CAUSÉ DU DÉPIT, etc.

Bisquer, quoique souvent employé, n'appartient qu'à la dernière classe du peuple. L'académie ne Ta pas admis.

J'ai fait un voyage BLANC, je n'ai pas trouvé la personne que j'allais voir. Dites : J'ai fait un voyage inutile, JE n'ai pas trouvé la personne, etc.

Blanc ne s'emploie point dans ce sens, quoiqu'on dise bien ' une nuit blanche, pour indiquer une nuit qu'on a passée sans pouvoir dormir.

Le maçon demande tant pour le BLANCHISSAGE de la CUISINE. Dites: Pour le BLANCHIMENT de la cuisine.

Blanchissage ne se dit que de Taction de blanchir le linge, c'est-à-dire de le laver : Je paie tant par mois pour le blanchissage de mon linge.

Ces poires sont toutes BLÈDES. Dites : Sont toutes BLETTES.

Cet adjectif 6/e/fe, qui ne s'emploie qu'au féminin, se dit aussi de quelques autres fruits qui s'ainoUisent, comme les poires, sans se gâter. On ne mange les nèfles que lorsqu'elles sont blettes.

Quant au mot blédey il n'est français que comme un des noms de la poirée, qu'on nomme aussi bette. Des feuilles de poirée, de blède ou de bette, c'est la môme chose.

fiOISER une chambre ne signifie point en couvrir le sol de planches jointes ensemble. Cela s'appelle PLANCHÉIER ou PARQUETER, si l'on y met un assemblage de bois en compartiment.

Une chambre est boisée lorsque les murs sont revêtus d'une boiserie, ce qui ne suppose nullement qu'elle soit planchéiée ou parquetée.

Cette balle ne BOMBE plus. Dites : Ne BONDIT plus, elle ne peut plus BONDIR, REBONDIR.

Bomber ne signifie point faire des bonds, mais rendre convexe ou être convexe : On bombe un chemin; un verre de montre est bombé ; il bombe, etc.

Mon BON, ma BONNE. Dites : Mon BON AMI, ma BONNE AMIE.

L'adjectif bon ne s'emploie substantivement que dans les locutions suivantes et quelques autres analogues : Un bon de ib francs. Le bon de l'affaire. Le bon et le beau ne vont pas toujours ensemble. Au féminin bonne n'est substantif c\uû

quand il signille In gouveraaDle d'un pelil enTant. H~ de Sévigaé a dit cependant quelques fois ma banne pour ma botiM amie; et l'Académie, suivnnt cet exemple, après avoir dit ou bonne amie, ajoute : on simplement ma lionne; ce qu'elle ne fait certes pas pour l'expression mon bon au lieu de mon bon

Il A BON CAnACTÈBE, MAUVAIS caractère, BONNE TtlB, HADVAISE VUE, BONNE têtk, MAIÎVAISE tète, ele. Dites : Il a un bon caractère, UN MAUVAIS caractère, USE BONNE vr.e. UNE MAUVAISE vue, UNE BONNE tête. UIîE MAUVAISE tète. etc.

Il a bon cortKiére, mauvais caractère, bonne our, mauvaùê vue, elc , n'est pas plus français qu'il ne le sérail do dire : il a earactire bon, il n caractère mauvais, il a vue bonne, etc. Que les adjectirs bon, mauvais, etc., suivent ou précodentles substantifs caractère, vue, léte, etc.; ces substanlirs n'eu doivent pas moins ûtre toujours précédés du dâtermioaiif un.

Je sortirai AU BON dv joch. Nous ferons cela AU BON DU joDit. Dites : Je sortirai vers LE MILIEU du jouli. Nods

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