ENTENDRE RAISON
On n'a pas la colère, on y est, on y entre, on s'y met. l C'est la colère qui nous possède.
E La ckaleur était telle dans l'église qde plusieurs
î PERSOHNES'ONT EU MAL. Dites ; Qde plusieurs personnes
I SE SONT TROUVÉES mal.
I Avoir mai ne peut se dire qu'en indiquant oii l'on a le mal :
■^ Il a mal aux yeux, il a mal à la tête, etc.
I AVAIT-IL DÉJÀ LA MESSE, on n'était-il encore que diacre î Dites : ÉTAIT-IL DÉJÀ PRÊTRE ou n'était-il BNCORG QUE DIACRE ?
^vDi'r la liesse est une loculion provençale qui signifle Avoir le pouvoir de dire la Messe. Pour demander si quelqu'un , a ce pouvoir, on demande simplement en Trancais s'il est prfltre.
Madame une telle S'EST AVORTÉE. Dites : Madame une
telle a avorté, pu mieux A FAIT USE FAUSSE COUCHE.
Avorter est un verbe intranaiti f C5). On ne dit pas avorter
quelqu'un, et pai' conséquent on ne peut pas dire qu'on s'est
I avortée, ce qui reviendrait à dire qu'on a avorté soi.
^HbyANT, ayez, avons. Prononcez, ai-iant, ai-ieî, M-'.OSa,
en donnant à la première syllabe le son de Vé, tant soit pea ouvert, et non a-iant, a-iez, a-ions, comme s'il n'y avait qu'un i.
Nous avons déjà dit qu'entre deux voyelles l'y a toujours la valeur de deux t.
^ BAILLER Atis CORNEILLES . Dites : BAYER aux consBiLLEs, I enprononçantBM-iERjCoinraeonprononcoPAïER, RAYER, etc. Bayer signilie regardcf la bouche ouverte, ce qni est le I propre des badauds, tandis que baillvr exprime une acLion j commune à tout le monde. Au lieu à& bayer on disail an- . I ciennement béer, d'où l'adjeclir béant, béante, qui se dit encore : bouche béante.
BALIEZ VITE, JETEZ LA BALIIJRE et i.e BALIEUR la LraENDiiA. biles ; aVLAYEZ vite, jetez LES lîALAYURES ^Êp ^^ BALAYEUR les prendra.
^Kt^Saiayer se conjugue comme payer, et balayures ne s'eni- ^■ploie qu'au pluriel.
I Nous AVONS MANGÉ DES ARTICHAUTS A LA HALIfiOULE.
Dîtes : DES artichauts a la BARIGOULE.
^ BaUgoule n'est pas français.
Nous AVONS iiANcÉ D'ExcBLLEriTEs BALLOTES DE viande. Il a pris quelques BALLOTES p-urcatives qui lui ont fait beaucoup de bien. Dites ; Nous avons mangé d'excellentes BOULETTES de viande. Il a pris quelques PILULES pur- HATiVEs qui lui ont fait beaucoup de bien.
On nomme pifiiJe, du latin pilufa, peliles boules, tous les médicamenls qui en ont la lorme.
Ballotte ne se dit en Tfançais quo des petites balles dont on se sert pour donner Ids suffrages ou pour tirer au sort; encorti a-t-il vieilli dans ce sens. On dit aujourd'hui boute, quoiqu'on dise toujours ballottage.
Appuyez vos pieds sur ce PETIT BANC. Dites : Sur cet ESCABEAU,
K est aa long siège ou plusieurs personnes pesi.^,
s'asseoir eosËinblL', laadis que Vetcabeau D'est guère fait tfOB pour une personne el il n'a jamais ni bras, ni dossier.
;sT TiEus COMME ira BANC. On dil en frant-aîs: I'CEt bohme est vieux comme LES RUES, cet houmb BST |tIeux comme HÉRODE.
Ud banc peul fort bien ne pas être vieux.
C'est le BANC d'on memuisier, d'un SERRDfttBR , etci
^iles: C'est L'ÉTABLI d'd.'* menuisieb, d'un senRuniEn, etc.
de table» sur lesquelles travaillent les me-
Hîeiers, les serruriers, ne sont pas des bancs; les baoes
Ml plus bas et toujours des sièges pour s'asseoir.
Ils s'ont podh se coucasK qu'un ut DE BANCS. DtEeS:
VILS H'OHT pour se coucher que quelques planches sur DBS I TRÉTEAUX.
Les bancs, nous venons de lu dire, sont des sièges pour I s'asseoir.
tJNE BAKDE DE LARD. Dites : L'NE BARDE de lard, s'il
s'agit des tranches de lard dont on enveloppe les volnilles au lieu du les larder ; et une FLËCHE de lard s'il est •juesLion deioule la longue pièce de lard qu'on tire de l'un des cAtés d'un cocboQ, depuis l'épaule jusqu'à la cuisse.
Bande n'est Trançais ni dans l'une ni dans l'autre de ces deux acceplkms (15).
IIljol'edela BANDOLINE. Dites : li. joue de la MANDO- LINE.
Bandoline n'est ni française , ni confoNne à l'origine italienne de ce mot mandala, petite guilare.
Ai
Il était assis a la BANQUE des harguilliere. Dites
\ AD"BANt DES IIARGUILLIERS, OU miCUS AU BANC DE L'œuvi
,t le nom particulier de ce banc.
jamais en français aucune espèce ds
■Ces artichauts ont diîja tous LA BARBE. Diles : tous LE FOIN.
C'est ainsi qu'on nomme partie ulîËremenL cette espèce de harbe qui garnit le Tond d'un artichaut cueilli trop tard.
BAKIL, CHENIL, COUTIL, FOURNIL, FUSIL, GRIL, HOHBRIL, OUTIL, t'ERSIL, SOURCIL. Prononcez BARI, CHENI, COUTI, FOURNI, etc., sans faire entendre l'I ilnale.
Hais elle se prononce dan3 tous les autres mots de cette désinence : avril, baliil, péril, etc.
rs PASSÉ LA BARQUE pour gagner l'autre hord
DH LA RIVIÈRE. DilBS : NOUS AVONS PASSÉ LE BAC POUR
gUnbr, etc.
Barqtié est un nom commun qui se dit de tout petit bâtiment-pour aller sur l'eau, tandis que bac est le terme propre qCû désigne le grand bflleau plat servant à passer les hommes, les--chevaHK et les voitures, d'un bord d'une rivière à l'autre.
Il a cassé us BARRON de cette chaise. Dites : UhBATON BB cette chaise, ou bien us ItARREÂU de cette chaise.
Mtis barron n'est pas français, a moins qu'il ne soil écrit qu'avec une seule r, et alors c'est un litre de noblesse.
Voila une belle BATISSE. Dites: Voila un beau BATI- MENT.
Salisse ne se dit que de la partie d'une construction qui comprend la maçonnerie, et non de ' la construction tout entière. Vmlà un bâlimsnt magnifique, aussi eoûte-t~il fort cher ; la bâtisse revient à lanl, la menuiserie à tant, etc.
Ub BÉAL est plein. Dites : Le BIEZ est plein. Ce canal qui conduit les eati:c sur la roue d'un moulin s'appelle aussi bief; mais béai n'est pas français.
'isT MON BEÂU-FILS, IL A tPOlSË LA PLUS JBDÎI
Fai.ES, Dites : C'est mon CENDRE, il a épousé, etc. I Cest mon beau-fils, c'est wia belle fille, signifie c'est ] cW la lille de ma remme, ou c'est le fils, c'esl la I ' mari, nés d'un mariage antériour.
Il le désapprouve et il est toujours le UEAU t A LE FAiHE. Dites simplement : Et il est toujours lb Pti
k LE FAIRE,
Le mot beau ne s'emploie point ainsi, en Trani^îs.T augmenter la valeur do l'adjectif premier.
Il fait beaucoup cmacd, BEAUCOL'l' mom. Dîles ; h