Du 9 septembre dernier
sance mortelle^ sur ce qu*il a appris que le dit Çrasset avait fait un discours en chaire rempli de faussetés et de calomnies contre les ecclésiastiques de cette ville, leur imposant faussement et malicieusement quHls soutenaient ces propositions hérétiques et impies : Que les commandements de Dieu sont impossibles; que jamais on ne résiste à la grâce intérieure ; et que Jésus-Christ n'est pas mort pour tous les hommes ; et autres sembla-blés, condamnées par Innocent X. Car c'est là, mes Pères, votre imposture ordinaire, et k première que vous reprochez à tous ceux qu'il vous est important de décrier. Et, quoiqu'il vous soit aussi impossible de le prouver de qui que ce soit , qu'à votre Père Grasset de ces ecclésiastiques d'Orléans, votre conscience néanmoins demeure en repos, parce que vous croyez que cette manière de calomnier ceux qui vous attaquent est si certainement permise, que vous ne craignez point de le déclarer publiquement et à la vue de toute une ville. En voici un insigne témoignage dans le démêlé que vous eûtes avec avec M. Puys, curé de Saint-Nizier, à Lyon : et comme cette histoire marque parfaitement votre esprit, j'en rapporterai les principales circonstances. Vous savez, mes Pères, qu'en 1649, M. Puys traduisit en français un excellent livre d'un autre Capucin * , touchant le devoir des chrétiens à leur paroisse, contre ceux qui les en détournent, sans user d'aucune invective, et sans désigner aucun religieux ni aucun ordre en particulier. Vos Pères néanmoins prirent cela pour eux; et, sans avoir aucun respect pour un ancien pasteur, juge en la primatie de France et honoré de toute la ville, votre Père AJby fit un Uvre sanglant contre lui, que vous vendîtes vous-mêmes