‹ Les provinciales, ou, Les lettres écritesChapitre 33 sur 99 · DE LA MESSE · texte numérisé non relu

DE LA MESSE

et ainsi je m'imagine que notre première conversation sera de leur politique.

Je suis, etc. *.

' Dans les éditions in-4<' et m-12, cette lettre est terminée par ce postseriptum : « Depuis que j'ai écrit cette lettre , j'ai tu le livre du Paradis « ouvert par cent dévotions aisées à pratiquer, par le père Barry, et celui <c de to Marque de Prédestination , par le père Binet : ce sont des pièces « dignes d'être vues. »

Adoucissements que les Jésuites ont apportés au sacrement de pénitence par leurs maximes touchant la confession, la satis&iction, l'absolution , les occasions prochaines de pécher, la contrition , et Famour de Dieu.

De Paris, ce 2 août 1636.

Monsieur ,

Ce n'est pas encore ici la politique de la Société , mais c'en est un des plus grands principes. Vous y verrez les adoucissements de la confession^ qui sont assurément le meilleur moyen que ces pères aient trouvé pour attirer tout le monde et ne rebuter personne. Il fallait savoir cela avant que de passer outre; et c'est pourquoi le père trouva à propos de m'en instruire en cette sorte.

Vous avez vu, me dit-il, par tout ce que je vous ai dit jusques ici, avec quel succès nos pères ont travaillé à découvrir, par leur lumière , qu'il y a un grand nombre de choses permises qui passaient autrefois p©ur défendues; mais, parce qu'il reste encore des péchés qu'o» n'a pu excuser , et que l'unique remède en est la confession , il a été bien nécessaire d'en adoucir les difficultés par les* voies que j'ai maintenant à vous dire. Et ainsi, après vous avoir montré dans toutes nos conversations précédentes comment on a soulagé les scrupules qui troublaient les consciences, en faisant voir que ce qu'on croyait mauvais ne l'est pas, il reste à vous montrer en celle-ci la manière d'expier facilement ce qui est véritablement péché, en rendant la confession aussi

• Cette Lettre fut faite de concort avec M. Arnauld. ( Noie de Goujei. )

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