AU RÉVÉREND P. ANNAT, JÉSUITE
On bit TQîr eoeoR plus inTindhlement, par la r^MMise même du père Acnal. qa^ n^ a ancone hérésie dans rÉ^ise; que toat le monde condamne la dodriœqiieles Jé ailto t r e n ferment dans le sens de Tan-
iaiaiière des cinq propoâtioDR. — On marque la diSnenoe qu'il y a entre les disputes de droit et odles de dit, efc on montre que dans les qœslions de fait on doit plus s*en rapporter à œ qu*on voit qu'à au» nraeantonté humaine.
Leaingunil6S7.
MOR REVBREKD PÈRB.
11 y a longtemps qae vous travailies à trouver quel^ que erreur dans vos adversaires ; mais je m^assure que vous avoueres à la fio qu'il n'y a peut-être rien de si difficile que de rendre hérétiques ceux qui ne le sont pas^ et qui ne fuient rien tant que de Tètre. J'ai fait voir^ dans nia dernière Lettre^ combien vous leur aviez imputé d'hérésies Tune après l'autre^ manque d'en trouver une que vous ayez pu longtemps maintenir; de sorte qu'il ne vous était plus i^esté que de les en accuser^ sur ce qu'ils refusaient de condamner le sens de Jansénius^ que vous vouliez qu'ils condamnassent sans qu'on l'expliquât. C'était bien manquer d'hérésies à leur reprocher^ que d'en être réduits là : car qui a jamais oui parler d'une hérésie que Ton ne puisse exprimer? Aussi on vous a facilement répondu , en vous représentant que si Jansénhis n'a point d'erreurs, il n'est pas juste de le condamner; et que s'il en a^ vous deviez les déclarer, afin que l'on sût au moins ce que c'est que
SENS DE JANSÊNIUS. 34!
Ton condamne. Vous ne l'aviez néanmoins jamais vouIh faire;" mais vous aviez essayé de fortifier votre prétention par des décrets qui ne faisaient rien pour vous> puisqu'on n'y explique en aucune sorte le sens de Jansénius, qu'on dit avoir été condamné dans ces cinq propositions. Or ce n'était pas là le moyen de terminer vos disputes. Si vous conveniez de part et d'autre du véritable sens de Jansénius, et que vous ne fussiez plus en différend que de savoir si ce sens est hérétique ou non^ alors les jugements qui déclareraient que ce sens est hérétique toucheraient ce qui serait véritablement en question. Mais la grande dispute étant de savoir quel est ce sens de Jansénius^ les uns disant qu'ils n'y voient que le sens de saint Augustin et de saint Thomas^ et les autres^ qu'ils y en voient un qui est hérétique^ et qu'ils n'expriment points il est clair qu'une constitution qui ne dit pas un mot touchant ce différend^ et qui ne fait que condamner en général le sens de Jansénius sans l'expliquer^ ne décide rien de ce qui est en dispute^ C'est pourquoi Ton vous a dit cent fois que votre di& férend n'étant que sur ce &it^ vous ne le finiriez Jamais qu'en déclarant ce que vous entendez par le sens de Jansénius. Mais comme vous vous étiez toujours opiniâtres à le refuser^ je vous ai enfin poussé dans ma dernière Lettre^ où j'ai fait entendre que ce n'est pas sans mys^ tère que vous aviez entrepris de faire condamner ce sens sans l'expliquer, et que votre dessein était de faire retomber un jour cette condanmation indéterminée sur la doctrine de la grâce efficace, en montrant que ce n'est autre chose que celle de Jansénius, ce qui ne vous serait pas difficile. Gela vous a mis dans la nécessité de ré-: pondre. Car, si vous vous fussiez encore obstiné après cela à ne point expliquer ce sens, il eût paru aux moins éclairés que vous n'en vouliez en effet qu'à la grâce ef-