‹ Les provinciales, ou, Lettres écritesChapitre 40 sur 95 · IT · texte numérisé non relu

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€ étoiles qu’il appartient d’être toujours au bat, parce c qu’elles ont le don de jeunesse perpétuelle. Le meil- € leur donc en ce point serait de prendre conseil de ï la raison et d’un bon miroir, de se rendre à la € bienséance et k la nécessité , et de se retirer quand € la nuit approche. » Cela est tout à fait judicieux , lui dis-je. Mais , continua-t-il , afin que vous voyiez combien nos pères ont eu soin de tout, je vous dirai que, donnant permission aux femmes de jouer, et voyant que cette permission leur serait souvent inutile si on ne leur donnait aussi le moyen d’avoir de quoi jouer, ils ont établi une autre maxime en leur faveur, qui se voit dans Escobar, au chap. Du larcin, tr. i, ex. 9, n. 13 : « Une femme, dit-il , peut « jouer, et prendre pour cela de l’argent à son mari. » En vérité, mon père, cela est bien achevé. L y a bien d’autres choses néanmoins , dit le père : mais il faut les laisser, pour parler des maximes plus importantes, qui facilitent l’usage des choses saintes, comme, par exemple , la manière d’assister a la messe. Nos grands théologiens Gaspard Hurtado , De sacr., t. 2, d. 5, dist. 2, et Coniûk, q. 83, a. 6, n. 197, ont enseigné sur ce sujet qu’il c suffit d’être présent à la « messe de corps, quoiqu’on soit absent d’esprit, « pourvu qu’on demeure dans une contenance res- « pectueuse extérieurement. » Et Vasquez passe plus avant , car il dit « qu’on satisfait au précepte d’ouïr € la messe, encore même qu’on ait l’intention de n’en « rien faire. > Tout cela est aussi dans Escobar, t. 1, ex. 11 , n. 74 et 107 ; et encore au tr. 1 , ex. 1, n. 116, où il l’explique par l’exemple de ceux qu’on mène à la messe par force, et qui ont l’intention expresse de

ne la point entendre. Vraiment, lui dis-je, je ne le croirais jamais, si un autre me le disait. En effet, ditil , cela a quelque besoin de l’autorité de ces grands hommes ; aussi bien que ce que dit Escobar, au tr. 1 , ew 11, n. 31 : <r Qu’une méchante intention, comme de regarder dès femmes avec un désir impur, jointe € à celle d’ouïr la messe comme il faut, n’empêche f pas qu’on n’.y satisfasse : Nec obest alia pravain- <r tentio; ut aspiciendi libidinose feminas, »

Mais on trouve encore une chose commode dans notre savant Turrianus , Select,, p. 2, d. 16, dub. 7 : « Qu’on peut ouïr la moitié d’une messe d’un prêtre, f*et ensuite une autre moitié d’un autre; et même qu’on peut ouïr d abord la fin de l’une, et ensuite « le commencement d’une autre. » El je vous dirai do plus qu’on a t permis encore d’ouïr deux moitiés € de messe en même temps de deux différents prê- « très, lorsque l’un commence la messe quand l’autre f en est à l’élévation ; parce qu’on peut avoir l’altenc tion à ces deux côtés a la fois, et que deux moitiés € de messe font une messe entière : Duæ medietates € unam missam constituimt. » C’est ce qu’ont décidé nos pères Bauny,tr. 6, q.9,p. 312;Hurtado,Z>esacr., t. 2, Bemissa, d. 5, diff. 4; Azorius, p. 1, 1. 7, c. 3, q. 3; Escobar, tr. 1, ex. 11, n. 73, dans le chapitre de la Pratique pour ouïr la messe selon notre société. Et vous verrez les conséquences qu’il en tire, dans ce mémo livre des éditions de Lyon, des années 1644 et 1646, en ces termes : t De là je conclus que « vous pouvez ouïr la messe en très-peu de temps, « si , par exemple , vous rencontrez quatre messes à € la fois qui soient tellement assorties, que, quand

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