‹ Les proxénies grequesChapitre 1 sur 69 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

L'importance des proxénies grecques est une des révélations de l’épigraphie. Les textes des orateurs et des historiens ne jettent quelque lumière sur cette institution que si on les éclaire eux-mêmes par l'étude des inscriptions et des monuments figurés. Il ne faut demander, ni à Démosthène, ni à Thucydide, des renseignements suivis et coordonnés ; ils nous parlent assez souvent de proxènes, jamais de la proxénie ; ils peuvent compléter les données de l’épigraphie, rien de plus. Aussi, jusqu'au commencement de ce siècle , les érudits se contentaient-ils de traduire le mot mpéksvos par le mot vague et commode d'hôte public; sous ce terme ne

se cachait aucune idée nette.

Ullrich (1), Bœckh (2), Meier (3), Charles Tissot (4) ont montré l'intérêt des documents de proxénie et le profit qu’en

(1) Ulrich, De proxenia. Berlin, 1822.

(2) Bœckh, C. I. G., à propos des diverses inscriptions de proxénie, surtout dans les chapitres relatifs à la Laconie et à la Béotie.

(3) Meieri, Commentatio de proxenia sive de publico Græcorum hospitio. Halis, 1842 (31 pages).

(4) Ch. Tissot, Des proxénies grecques. Dijon, 1863. Depuis 1863, deux brochures ont paru en Allemagne sur la question des proxénies :

Hermanni Sauppii, Commentatio de proxenis Athentiensium (Programme de l'Académie Georgia Augusta. Güttingen, 1877 (15 pages) ; c’est une sorte d'index raisonné des décrets de proxénie contenus dans les deux volumes du C. I. À. qui vepaient de paraître, — Schubert : De proxenia attica (Dissertatio inauguralis, etc. Lipsiæ, 1881 (86 pages). C'est une étude sur les formules des décrets attiques; nous n’y avons trouvé rien de nouveau. On s'étonne d'entendre l'auteur déclarer (page À, note 5) qu’il n’a pas eu connaissance du mémoire de Charles Tissot. Ce mémoire, le seul qu'il fût indispensable de consulter, devait être le point de départ de toutes recherches nouvelles.

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