DE FRANGE
* Paris, leS4avriH8S7,
Monsieur,
J'ai lu en grande partie la nouvelle et élégante traduction française des Psaumes que vous allez publier, et j'ai admiré en plus d'un endroit l'heureux tour par lequel vous avez su reproduire les élans lyriques de nos chantres sacrés. Le public, déjà habitué à vos excellentes productions littéraires, saura apprécier, j'en suis certain, le nouveau titre que vous donne celui-ci à sa reconnaissance, et il vous tiendra compte de la louable persévérance avec laquelle vous poursuivez votre sainte tâche , celle de revêtir d'une forme appropriée aux besoins de notre époque les livres destinés à nourrir le sentiment religieux dans les cœurs. Comme lecture édifiante, comme livre de piété, le nouveau Psautier remplit admirablement son but; je m'empresse donc de lui donner mon entière approbation et de le recommander aux fainilles israélites, qui y trouveront pour toutes les situations de la vie une source intarissable de pensées touchantes et sublimes, faisant vibrer les cordes les plus délicates du cœur humain.
Agréez, Monsieur, l'assurance de nos sentiments trèsdistingués.
Le grand rabbin du Consistoire centtal^